Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

mardi 3 juillet 2018

Un week-end en camping


 Marianne, Karine, Gaëlle et moi avions projeté un week-end camping au Huelgoat. Malgré notre récente rencontre avec Gaëlle qui s’était bien passée, nous avions quand même, Marianne et moi, une légère crainte en envisageant ces deux jours. Gaëlle ne reviendrait-elle pas sur sa métamorphose? Peut-être aurait-elle réfléchi et se serait persuadée d’être allée trop loin dans ses ébats avec nous. Pourtant, quand nous étions revenues de Tréguennec, elle nous avait avait semblé ravie. Mais comment réagirait-elle, désormais?

 Samedi dernier, après l'installation de nos deux tentes dans un endroit tranquille du terrain de camping du bord du lac, au Huelgoat, avant d’aller nous balader dans le chaos fantastique, et comme tout démarrait bien avec Gaëlle, je suggérais à mes trois amies de retirer nos petites culottes et nos soutiens-gorge, pour être plus libres et mieux profiter de nous-mêmes sous nos robes légères qui, je le précise, ainsi que nous l'avions décidé, étaient toutes boutonnées sur le devant. L’accord fut évidemment unanime, et nos quelques et légers sous-vêtements furent minutieusement rangés dans un petit sac-à-dos que je me proposai de porter, accompagnés de quelques accessoires bien utiles à notre plaisir, dans un moment opportun. 

 Dans le dédale des grosses roches fascinantes du Huelgoat, nous marchâmes en couple en nous tenant simplement par la main. Les couples variaient tout au long du chemin, mais chaque couple avait toujours à cœur de désigner du doigt à l'autre couple certains rochers ou arbres aux formes étranges, tandis que nous longions la rivière d’argent. Durant cette belle promenade, nous évoquions évidemment ce que nous savions des nombreuses légendes celtes ou chrétiennes inspirées par ces lieux extraordinaires. En effet, on parle du camp d’Artus, du ménage de la Vierge, de la grotte du diable, mais aussi de Gargantua qui, passant dans cette région et demandant l’hospitalité, ne reçut de ses habitants qu’une maigre bouillie de blé noir, ce qui le fâcha énormément. On raconte que, pour se venger, le géant jeta du Léon tous les rochers qu’il trouva sur sa route, sur le lieu où se trouve l’actuel chaos! Mais souvent, outre ces explications plus ou moins savantes et pour le moins extravagantes, nous nous arrêtions dans un endroit assez tranquille pour faire une pause et flirter. Durant ces pauses, tandis que la plupart des gens interrogent leur smartphone, nous, nous introduisions des langues dans des bouches, mations des nichons ou des chattes, sucions ici et là des tétons qui s’offraient, rien qu’en défaisant seulement quelques petits boutons magiques. Je remarquai que Gaëlle aimait tout particulièrement ces pauses voluptueuses, et qu’elle appréciait plus particulièrement ma présence auprès d’elle. Lors de l’une d’entre elles, elle prit gentiment l’initiative de sortir de mon sac-à-dos un gode slave (the Queen), et de me l’introduire tout en me roulant une vraie pelle (du 18 juin). Elle cessa seulement quand Marianne et Karine lui firent observer qu'elles avaient détecté des promeneurs qui venaient dans notre direction.

 En fin d’après-midi, nous grimpâmes sur la petite motte féodale entourée de forêt où Victor Segalen, ce grand poète voyageur dont je relis parfois les écrits, allait souvent se promener, et où il s’est donné la mort en faisant croire à un accident, le 21 mai 1919. Bien sûr, je racontais cette histoire étrange à mes trois amies qui ne la connaissaient pas. Là, sur le sommet, parmi les frondaisons, à l’abri des regards, et en hommage au poète médecin retrouvé mort en cet endroit, nos robes s’ouvrirent totalement, et nos quatre paires de seins furent toutes mises à contribution, ainsi que nos founettes. Gaëlle était toujours autant ravie. Lors de la descente, elle était même méconnaissable. Elle chantait et racontait des histoires drôles. Le temps était magnifique et la température vraiment idéale. Vraiment, nous avions passé un excellent moment dont je me souviendrai longtemps.

 La soirée, nous la passâmes au restaurant, et la nuit, sous nos deux petites Quechua, fut extrêmement chaude. Se retrouver ensemble dans ce terrain de camping nous paraissait très excitant. Vers une heure du matin, quand les plus proches de nos lointains voisins se furent endormis, nous partouzâmes sans discrétion en dehors de nos tentes. Nous alternâmes évidemment toutes les figures légendaires et épiques du monde saphique. 

 Le lendemain après-midi, après une grâce matinée bien méritée, nous allâmes studieusement visiter le Faou, son port et ses jolies maisons à pans de bois, histoire de vérifier le cadastre, ainsi que la campagne environnante. En fin d’après-midi, il faisait chaud et lourd. Sans doute allait-il faire de l’orage, mais nous n'en rencontrâmes aucun sur la route de retour. Marianne avait pris le volant, et moi, derrière avec Gaëlle, j'aimais regarder cette jolie blonde et sentir l'odeur de ses yeux quand elle rougissait. Nous avalions silencieusement des kilomètres et de temps à autre nos langues ou, le cas échéant, nos clitoris.


5 commentaires:

  1. Vous êtes bien téméraires les filles. L'été dernier, j'ai visité Huelgoat. Le lac est splendide et rafraîchissant. Par contre un peu trop de monde dans le chaos.
    Dommage que je n'étais pas là pour reluquer vos jolies chattes en contrebas.
    Sinon je suis heureuse de l'épanouissement de Gaëlle qui, visiblement, t'aime..

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    1. Oui, heureusement il n'y avait pas encore trop de monde!
      Je ne sais pas si Gaëlle m'aime, mais elle paraît bizarrement épanouie.

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  2. Et bien voilà, un beau W-E de randonneuses,
    très instructif et éducatif...quoique votre
    éducation sur un certain thème, n'est plus à faire.

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    1. Tu as raison! Mais, je me rends compte qu'on a toujours quelque chose à apprendre.

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    2. Oui, c'est vrai, même quand on avance dans l'âge.
      Fort heureusement.Et c'est ça, qui maintient l'excitation.

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