Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

lundi 21 mai 2018

Une petite fille en sucre




 Depuis plusieurs mois, Rose est souvent chez Murielle. La plupart du temps, elle y travaille et y couche. Toutes les deux, elles aiment faire des gros travaux, un peu comme des mecs. C’est drôle, parce qu’elles ne sont pas du tout charpentées, elles ont même des articulations fines et des doigts fins, mais elles aiment ça, les truelles, les perceuses et les visseuses. Heureusement, à la maison, Karine remplace Rose, et ses visites du samedi ou du dimanche sont toujours bienvenues. Régulièrement nous baisons ensemble, soit à la maison, soit au cours d’une balade dans un lieu romantique. Parfois, il arrive que nous nous retrouvions toutes les cinq, nous trois et les deux sœurs Brontë (ce n’est pas leur nom, mais je trouve que ça leur va bien). Évidemment, il manque la troisième, Gaëlle, celle qui se fait cruellement désirer.

 Selon Karine, Gaëlle devrait bientôt nous rendre visite. Il parait qu’elle se pose des tas de questions et regrette l’attitude radicale qu’elle a eue à notre égard. Pour ma part, je pense que l’ardeur qu’elle a mis à nous rejeter est proportionnelle au désir qu’elle avait de nous rencontrer, de nous désirer, mais sans doute ne pouvait-elle accepter son désir en raison de ses problèmes personnels. Au début, d'ailleurs, elle en a voulu à Karine de se lier d’amitié avec nous. Puis, petit à petit, voyant que sa sœur nous aimait bien, nous appréciait, sans doute rassurée, elle est allée dans son sens. Elle a fait confiance à sa grande sœur, lui a posé des questions sur nous, lui a demandé comment nous vivions, ce qu’elle faisait avec nous, etc. Bien sûr, Karine lui a dit la vérité, que nous baisions ensemble dans la maison, dans le jardin, que nous sortions à poil sous nos robes, et que nous nous léchions la chatte et tétions nos nichons dans les jardins publics, dans les églises, en campagne, dans les forêts, sur les plages, dans des enclos de chapelles, dans les parcs de certains manoirs… Tout cela semble l'avoir fascinée, et Gaëlle lui a dit, un peu honteuse, qu’elle aussi aimerait bien faire ça. 

 En fait, entre Karine et Gaëlle, c’est un peu plan-plan. Tout se passe au lit. Elles dorment ensemble une fois par semaine, le jeudi. Elles s’embrassent sur la bouche et se caressent les seins et un peu partout, mais Gaëlle n’aime pas qu’on lui suce ou qu’on lui morde les seins. Elle dit que ça lui fait mal. Elle se branle et branle sa sœur, mais refuse l’intromission de godes. Pourtant Karine essaie de l’initier à différents toys, mais Gaëlle se montre rétive, dit que ça lui fait mal ou que ces pratiques sont dégoûtantes.

 Marianne et moi prenons conscience que si Gaëlle nous rend visite, un jour, nous devrons être très prudentes et très douces avec cette Brontë-là qui ne ressemble en rien à ses deux autres sœurs. Malgré son anatomie de bimbo, c'est une petite fille en sucre. N'empêche que les belle-filles d’Eliaz le charpentier sont, chacune en son genre, de belles folles que nous adorons. 

 Pour terminer, je reçois régulièrement de bonnes nouvelles de deux autres jeunes folles aussi noires que les trois autres sont blondes. Je veux parler de Grace et d’Angela qui filent toujours le parfait amour à Manhattan et qui ont passé la journée de samedi dernier à regarder à la télé le mariage de Meghan et Harry. Insolite, non?


4 commentaires:

  1. Et je suppose que tu aimes les sucreries.
    Je pense que Gaëlle ne va pas tarder
    à se laisser tomber dans vos filets,
    comme une jolie sirène et que vous ferez tout
    pour assouvir, comme il se doit, son fantasme
    de vous rejoindre.

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    1. Je l'espère. Mais il faudra faire attention, le sucre est très fragile.

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    2. J'ai confiance en vous, pour savoir
      ce qu'il faut faire et ne pas faire,
      pour que le sucre fonde dans vos bras.

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    3. Pas seulement dans nos bras, j'espère!

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