Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

jeudi 17 mai 2018

Réflexions




 Ce que je crois savoir de moi, j’ai essayé, et j’essaie encore, parfois, de l’écrire. Je crois être une femme amoureuse, éprise des femmes et plus particulièrement d’une, toujours la même, Marianne, qui est mon double, une autre moi-même, mais une fée quand même. Je n’ai aucune prétention, je me contente d’être, ce qui est déjà beaucoup. Je n’ai pas la prétention d’être une écrivaine. J’écris pour être lue, bien sûr, au moins par quelques complices, mais surtout pour vivre l’étrange plaisir d’écrire. J’ai conscience que ma vie est bizarre, atypique. Mère de famille, mariée à un médecin pendant vingts ans, je suis devenue libertine et lesbienne, ce que j’ai toujours été sans doute sans vraiment le savoir. Je ressens une puissante lumière qui circule dans mes veines et c’est vers cette lumière qui est en moi que, bien évidemment, je cours et je vole. Je veux être un tableau de Claude Lorrain, autrement dit, je veux vivre au Paradis sur terre. A défaut, et dans cette attente, je me contente de la nuit d’un tableau de Paul Delvaux, en mal de gares.

 Je pense qu’il n’y a rien à gagner à vivre, mais comme il n’y a rien non plus à perdre, c’est qu’en définitive il y a quand même quelque chose à gagner. Alors, je vis, sans davantage me poser de questions, sans doute comme une plante. De plus, je suis sûre qu’il n’y a qu’une seule voie, celle que je ne peux m’empêcher de suivre, celle dans laquelle je suis. Cette voie, je la connais, c’est celle qui consiste à faire à peu près ce que je veux, sans nuire, je l’espère, à mes semblables.

 Il y a finalement tant de belles choses dans la vie. Je ne sais si ces choses existent, mais je les vois, je les touche, je les ressens, je vis en elles, elles vivent en moi. Elles m’illuminent, je les embrasse. C’est ainsi que je fais avec mes amies.

 Le beaux jours enfin arrivent et nous pouvons sortir en ville et en campagne comme des salopes, Marianne et moi, sans petites culottes sous nos petites jupes, et sans soutifs. Ainsi, nous pouvons, à notre guise, savourer nos parties intimes dans des endroits insolites et discrets. Dans ces moments-là, je me sens contemporaine d'une éclosion fébrile qui me transporte dans un monde merveilleux.

 Aujourd'hui j'ai atteint cinquante balais et même si ça ne se voit pas, dit-on, quand même je ne rajeunis pas.





9 commentaires:

  1. Woouuff...et bien, dans un premier temps, Ophélie,
    je peux te dire que tu as raison d'écrire et te faire plaisir
    en le faisant, car tu le fais carrément bien.
    Tu viens de transposer sur "papier", en peu de lignes, avec les mots justes, tes sentiments, tes ressentis.
    Et, j'adore te lire. Alors continue.
    Ca, c'est un premier point.
    Ensuite, tu es certainement une bonne personne, qui ne veut aucun mal à personne, au contraire que du bien à celles que tu aimes. Les autres,tu dois les éviter pour ne pas tomber dans les conflits.Je te sens comme ça.
    Tu as trouvé ta voie.Tu as même, je dirais de la chance d'avoir les bonnes personnes autour de toi,plus, et surtout celle que tu aimes par dessus tout ( ce n'est sûrement pas tous les jours, ni n'importe où, que l'on trouve, à l'heure actuelle, quoique les temps changent, des êtres qui partagent les mêmes envies, que tu décris au-dessus, que toi.) et en plus, j'imagine une belle petite famille
    Alors vis ta vie comme tu l'entends. Va chercher les plaisirs que tu estimes te faire une vie agréable.
    ET TU AS BIEN RAISON !

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  2. C'est une belle philosophie. Une belle façon de vivre sa vie. J'y souscris totalement.

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  3. Bon anniversaire ma Ophé. Je loue toujours le jour où je t'ai trouvé sur le net. J'aime te lire, comme nous tous ici, j'aime tes fantasmes, tes délires, tes amours.
    Continues à nous faire vibrer

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    1. Ophélie, le 24 Mai, est-ce ton anniversaire ?
      En quel cas, j'espère qu'il a été bon.

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    2. Non, c'est le 17. Et, je te rassure, il a été bon!

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    3. Joli mois de Mai.
      Bon anniversaire en retard.
      Bise.

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