Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

samedi 3 mars 2018

Lieux magiques

 Des commentateurs m’ont dit que mon aimée et moi avions le pouvoir de magnifier les lieux où nous nous produisions nues ou dénudées. Pour moi, c’est plutôt l’inverse, ce sont les lieux qui nous magnifient. Leur pouvoir est si puissant que nous ressentons impérativement le besoin de nous y dénuder et d’y faire l’amour. 

 Il y a des lieux effectivement très particuliers, immensément magiques, qui sont des sortes de portes qui ouvrent presque immédiatement sur un autre monde. Par exemple, le château de Trecesson dans la forêt de Paimpont-Borocéliande, les abords du hêtre de Ponthus, dans cette même forêt, le petit port de Sainte-Marine, les jardins du palais de Versailles, ceux en terrasse de Lanniron, à Quimper, et bien d’autres encore…

 Ce choix des lieux prend du temps, mais participe à la réalisation d’une vie exaltante que j’ai choisie et que, pour rien au monde, je ne voudrais changer. J'y vois une démarche artistique, au sens de Robert Filliou, quand il disait: "L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art." Je pense qu'il voulait dire par là que l’art est une participation à la vie, une entreprise pour nous faire mieux aimer la vie, mieux prendre conscience de sa fragilité. Du même coup, il ne définissait plus l’art comme une simple représentation imaginaire du réel ou de l’irréel, ni comme une fin en soi comme c’est le cas dans la conception de l’art pour l’art, mais comme la capacité à réaliser des sortes de "performances" dans le réel pour nous rendre la vie plus belle. Il n’y a alors plus de séparation entre l’art, l’artiste et le vivant.

 Derrière le feu de ma passion pour la nudité en des lieux choisis pour leur magie, tout est question d’équilibre et de patience.

4 commentaires:

  1. Le café du port à Sainte-Marine et l'attente de sa table à l’extérieur dans des fauteuil très bas, face à la petite baie, cuisses écartées, sans culotte.

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  2. Comme on dit, on a ce qu'on mérite.
    Et tous ces lieux magnifiques que tu cites,
    (je sais que la liste est abrégée)
    certains emplis d'histoires et de personnages,
    qui hantent nos livres poussiéreux,
    vous accueillent à votre tour.
    J'ai envie de dire, à quoi serviraient
    ces beaux jardins, ces beaux sites,
    ces belles forêts,sans votre venue ?
    Je trouve que le mariage du décor
    et de vos corps aimants et demandeurs,
    de jeux et de jouissance, vous va à ravir.
    Vraiment un bel échange.

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    1. Merci pour ce rôle très historique, Gil! Mon narcissisme ne me poussait pas jusque là!

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