Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

lundi 5 février 2018

La brosse à cheveux

 Hier, Marianne et moi avons passé l’après-midi avec Karine, la sœur aînée de Muriel. Karine avait confirmé qu’elle se rendrait à notre invitation chez nous, sans son fils qu’elle avait donné à garder à sa mère, et sans Gaëlle qui, paraît-il, ne désirait plus venir chez nous, mais sans nous préciser davantage ses raisons. Peu importe, nous avons eu plaisir à nous retrouver en compagnie de Karine devant notre habituel feu de cheminée, si présent et si agréable en hiver. Pendant ce temps, Rose aidait Muriel dans sa maison en travaux.

 Karine est arrivée, vêtue d’un blouson court et zippé, en agneau, sur une robe en maille de laine à côtes chaussette, chaussée de bottes cavalières. Tout de suite, elle m’est apparue encore plus belle que la première fois. Elégante, les cheveux blonds très longs, passés très légèrement au henné, avec une tenue d’un raffinement extrême et voulu, elle débordait de subtilité et d'un charme fou. Je la regardais siroter son thé, bien consciente qu’elle attendait patiemment que le temps ne fût plus aux questions concernant sa sœur Gaëlle. Ses mains magnifiques bougeaient dans l’espace, et j’aurais voulu les arrêter, les prendre et les mettre entre mes cuisses. Elle toussait par moments et faisait des efforts pour se moucher discrètement. Parfois pensive, elle essayait alors d’extraire un brin de fil de sa robe. A un moment, sorte de basculement dans le temps, elle nous dit, en portant à sa bouche une brosse à cheveux qui venait de tomber de son sac à main, près des Louboutin de Marianne: je la trouve jolie, cette brosse. Immédiatement, elle enlève la brosse de sa bouche, la caresse. Et soudain, elle se met à la presser énergiquement entre ses doigts. Puis elle la porte à nouveau à sa bouche, mais se montre indécise quant à ce qu’elle doit en faire. Elle semble alors s’angoisser, et je me dis qu’elle va peut-être pleurnicher. Main non, d'un air contemplatif, elle regarde la brosse qu’elle vient de jeter sur la table basse.

 A ce moment-là, Marianne et moi intervenons, nous l’embrassons sur la bouche à tour de rôles. Elle se laisse aimer négligemment, abusant de sa séduction, car elle préfère s’effacer quand nous insistons sans retenue. Il me semble qu'elle joue l’expérience de la dépossession et je prends cela pour du masochisme. Ou bien elle aime jouer les esthètes et se laisser entraîner dans d’infinis jeux de miroir avec nous deux. Peu importe, nous finissons par retirer sa robe en maille de laine à côtes chaussette, ses bottes cavalières, ses bas noirs, son porte-jarretelles, son soutien-gorge, et nous nous intéressons à ses seins. Il y a à faire. Ils sont magnifiques et bien remplis. Nous les tripotons, nos mains se croisent, nous les suçons goulument. Il y a aussi beaucoup à faire avec le reste, mais nous prenons notre temps. Nous avons tout l'après-midi. Et puis il y aura la cheminée dans laquelle il faudra remettre du bois. En préambule nous utilisons sa brosse à cheveux qu'elle a jetée sur la table, c'est vrai elle est jolie, et nous y sommes encore quand vient la nuit dans toute sa majesté.

4 commentaires:

  1. Encore un jolie moment avec des amantes superbes

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  2. La brosse à cheveux (objet et jouet très féminin)
    élément déclencheur. Karine n'a pas pu
    s'éterniser à s'effacer, et résister longtemps,
    à deux épicuriennes du plaisir au féminin.

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    1. "Deux épicuriennes du plaisir au féminin". Jolie expression. Merci Gil.

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