Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

dimanche 7 janvier 2018

Hier, une journée de travaux

 Hier, Marianne, Rose et moi sommes allées donner un coup de main à Muriel, dans sa vieille maison en travaux, qu'Eliaz, son beau-père, la second mari de sa mère, est en train de réparer avec elle. C'était dur. Il fallait abattre des cloisons et mettre en sacs des gravats. Heureusement nous avions mis nos gants pour ne pas abîmer nos jolies petites mains et nos ongles effilés. Mais nous aimons toutes travailler comme ça, entre filles. Le cœur y était, l'objectif a été atteint. Nous étions vraiment contentes de rendre service à Muriel! A midi, nous avons mangé sur place et l'ambiance du repas était vraiment très sympathique.

 En début d'après-midi, ainsi que nous en avait prévenu Muriel, Karine, sa sœur aînée, est venue nous rejoindre avec son fils Achille. Pull. Jupe droite, noire et élégante. Blonde. Souriante. Avec des seins vraisemblablement de bonne taille. A l'évidence, Karine est très belle. J'y pense soudain, Karine c'est aussi le prénom de ma fille. Elle nous a saluées gentiment et Muriel nous a présentées comme étant ses nouvelles amies. Achille, son fils, n'est pas venu nous voir et a préféré parler avec Eliaz, qui, en haut d'une échelle, plaçait les nouvelles ardoises sur le toit. Karine a voulu qu'il vienne pour nous faire la bise, mais le gamin a refusé et a piqué une violente colère quand elle a insisté. Charmant bambin! En fait, nous pensions que Karine allait rester tout l'après-midi et nous donner un coup de main, ce qui nous aurait permis de faire plus ample connaissance et, peut-être... de sympathiser. Mais rien du tout. Après avoir échangé quelques mots avec Eliaz et transmis des infos en provenance d'Andréa, elle est repartie avec son mioche et son beau sourire. Nous étions franchement déçues.

 Bien sûr, en donnant des coups de masse dans les cloisons de briques, nous avons discuté après son départ. Marianne pensait que la conquête de Karine n'était pas gagnée. Elle disait avoir fantasmé mille scènes, et là, tout s'effondrait d'un coup. Muriel, elle, était étonnée. Elle avait compris, par la bouche de sa sœur, qu'elle resterait pour nous aider et faire connaissance. Pourquoi avait-elle changé d'avis? Se doutait-elle de quelque chose? Rose, pragmatique, considérait que c'était quand même une première prise de contact, que celle-ci était positive, et qu'elle inciterait sans doute Karine à accepter une prochaine invitation chez nous, autour d'un thé très parfumé servi dans mes jolies tasses Minton, avec des petits gâteaux. Nous tombâmes d'accord. Moi, je ne savais pourquoi, je pensais que Karine était le genre de fille qui se prête, mais qui jamais ne s'abandonne vraiment. Face au désir qui lui fait peur, elle sourit. Elle sait résister à tous les désordres du sentiment en se réfugiant sous une sorte de masque plaisant, voire dans la solitude. Le matin, Muriel nous avait dit que Karine venait d'être quittée par son mec qui la cocufiait abondamment et que, curieusement, elle n'en était pas triste, bien au contraire, puisque tous deux ne s'entendaient plus depuis longtemps. Karine ne voulait pas souffrir, mais pour autant, irait-elle vers des amours libertines avec des femmes, surtout des amies de sa jeune sœur? Karine, nous dit Muriel, a toujours été une lutteuse, une implacable résistante. En fait, c'est une sainte! Une sainte? pensai-je, moi qui ai toujours voulu baiser une sainte!

6 commentaires:

  1. Première approche.
    Rose a raison, c'est plus romantique
    avec une petite cuillère à thé,
    qu'avec une masse à abattre les cloisons.
    (dès que j'ai un projet, je vous appelle).
    Et la drague n'est-elle pas plus excitante,
    quand on a un peu de résistance ?
    J'ai hâte de voir la suite des évènements
    de ce feuilleton.

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    1. Si, assurément, c'est plus romantique. Mais la masse n'exclut pas la petite cuiller. Quant à la résistance, tu as raison. Mais là, notre déception est venue du fait que Karine a quitté soudainement le jeu. Et puis, il y avait son fiston. Attendons la suite...

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  2. Il ne faut pas oublier que c'est elle qui a entrainé ses sœurs à la masturbation.
    Tant de femelles, le gamin a du avoir peur.
    Je suppose que les sœurs savent que la petite dernière est lesbienne?
    Un petit thé, tu t'absentes et reviens dépoitraillée. Muriel entre, vient t'embrasser sur la bouche tout en caressant tes seins nus.

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    1. Pour le premier point, oui, je ne l'oublie pas. Karine a effectivement quelques antécédents en ce domaine.
      Pour le second, tu as sans doute raison. Le gamin a pu avoir peur.
      Enfin le troisième, oui, les sœurs savent que la petite dernière est lesbienne. Ton idée est sans doute la seule solution, mais je ne serai sans doute pas là, je pars bientôt rendre visite à Grace.

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