Ophélie Conan

Ma photo
Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

mardi 2 janvier 2018

En la mineur

De sombres acteurs solidaires 
D’un nouveau tissu économique à logiques citoyennes
Tout en déconstruisant des problématiques anciennes
S’invitent dans des rues profondes et désordonnées
Tandis que je m’y convoque nue 
Sous un manteau à ouverture renouvelable
Rien moins qu’équivoque
Insoumise impudique oubliée 
Mais à chaque fois inoubliable

Là-haut 
Au-dessus de ma tête écervelée
Au royaume des noires corneilles
Sur une façade d’immeuble également nue
Mal éclairée par une lune bleue
Rayonne une fenêtre multicolore
Une seule 
Assez barbare
D’où sortent de merveilleux bruissements de métamorphoses 
Je reconnais ceux habituels des femmes de ces faubourgs qui
Entre elles
Comme des pousses de fougères
Se donnent un savant plaisir mais pas à la légère
Car elles poussent en la mineur
Une suite ininterrompue de cris et de gémissements
Qui me va droit au cœur 
M’y fait chaud
Et me donne du bonheur

2 commentaires:

  1. Je ne sais où tu vas chercher tout ça.
    Quel imaginaire dans tes pensées, tes mots.
    Difficile de t'oublier, Ophélie, comme tu le dis plus haut,
    et heureusement que tu retiens le bon côté des choses,
    avec ces femmes qui te réchauffent.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu sais, moi non plus je ne sais pas où je vais chercher tout ça!
      Je t'embrasse.

      Supprimer