Ophélie Conan

Ma photo
Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

mercredi 17 janvier 2018

Un mail de Marianne

"Chère Ophélie,

 Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps...

 Le dimanche s’est terminé en beauté. Le thé a diablement fait son effet. Les langues se sont merveilleusement déliées. Finalement, les deux pimbêches cachaient bien leur jeu. Dans mes bras, je leur ai roulé des gros palots à tour de rôle, tout en malaxant vigoureusement leurs seins bien ronds sous leurs pulls et leurs soutiens-gorge. Elles avaient l'air d'aimer ça et me le rendaient bien. Puis je les ai invitées à continuer les palots, mais entre elles, ce qu’elles n’ont pas refusé de faire, à la grande stupéfaction de la petite sœur qui n’en croyait pas ses yeux. Pendant ce temps, j’ai entrepris de retirer leurs jupes. Elles m’y ont aidé sans réticence, les salopes, puis se sont débarrassées de leurs pulls. En soutien-gorge et en petite culotte, elles n’ont pas osé aller plus loin. Mais Rose, Muriel et moi avons dégrafé les soutiens-gorge et baissé les petites culottes…

 Mon dieu, Ophélie, tu verras... Je crois que tu ne seras pas déçue à ton retour. Karine et Gaëlle sont magnifiquement suréquipées. Jolis fessiers, seins superbes, lèvres pulpeuses, hanches harmonieusement dessinées, cuisses racées… Bref, on pouvait déjà tout deviner, mais pas à ce point là, non! Elles sont, je te dis, hyper-avantageuses et croquises, exactement comme la cadette. Nues, pendant que nous nous désapions à notre tour, elles n’ont pas arrêté de s’entrebaiser. Puis on a repris ensemble, toutes les cinq. Je t’en dis pas plus. Si. A un moment, Gaëlle s’est allongée à plat dos sur Karine, et moi, je m’activais entre leurs quatre cuisses, dans leurs deux fentes. Dans l’une avec deux doigts, dans l’autre avec la langue. Puis j’inversais. J'inversais. J'inversais encore. Fallait les entendre, elles mamaoutaient un max comme  des chattes en chaleur! 

 Finalement, Muriel est venue lécher ses sœurs.

Dix mille baisers à toi partout.

Marianne"


Seigneur


J'ai beaucoup péché Seigneur
J'ai trop aimé la chair et les seins
Ainsi que dans les miroirs
Ma propre image
Et pas suffisamment tes Saints martyrs
Surtout tes Saintes
Que j'aurais aimé baiser
Mais je ne le regrette pas Seigneur
Je ne me déteste pas
Et je chéris quand même mon beau désordre de moissons


mardi 16 janvier 2018

L'échappée belle

 Hier, j’ai visité le musée Whitney. J’ai beaucoup aimé les Hopper. Il y en a de très beaux qui dégagent un vrai sentiment d’éternité. Dans ce musée, il y a de belles collections d’art américain du vingtième siècle. Que vous en dire encore? Ah, si, je suis allée me goder dans les toilettes du musée. 

  Ce matin, je suis seule encore. Grace et Angela sont au travail. 

  J’ai reçu un mail de Marianne qui me dit qu’elle est allée comme prévu au cinéma, à Quimper, avec Rose, Muriel et ses deux sœurs. Ensuite, elles sont toutes venues à P. prendre le thé. Pour aller plus vite, je fais un copié-collé du mail de Marianne.

"Ma chérie,

Nous sommes allées, Rose, Muriel et moi au cinéma à Quimper, avec Karine et Gaëlle. Nous avons vu L’échappée belle. Il n’y avait pas grand monde et étions assises devant, sur une même rangée. Dans l’ordre, il y avait, en partant de la gauche, Rose, Muriel, moi, puis Karine et Gaëlle. Pendant le film, Rose et Muriel se sont roulé des pelles, et de temps en temps, Muriel se tournait vers moi pour m’en rouler une aussi. Karine et Gaëlle ne pouvaient pas ne pas voir notre manège, mais elles ne disaient rien. Après le film, Rose et moi avons invité les trois sœurs à prendre le thé à la maison. Gaëlle a d’abord refusé, mais Karine a laissé entendre qu'elle aimerait bien. Rose et moi n’avons guère insisté parce que Muriel sautait de joie et incitait ses deux sœurs à venir. Finalement, les sœurs nous ont suivi dans leur voiture.  

A la maison, on s’est installé dans le salon. Rose et Muriel ont allumé un feu dans la cheminée, et moi j'ai rangé les godemichés qui traînaient et préparé le thé. Pendant le thé, on a discuté du film, puis de différentes choses, en particulier des travaux dans la maison de Muriel, mais aussi de leur mère Andrea et de leur beau-père Eliaz, et de toi, évidemment, partie à New-York. L’atmosphère était un peu tendue. J'ai remarqué un gode, oublié dans une coupe à fruits, mais je l'ai laissé en place. Muriel caressait un peu maladroitement Rose, mais n’osait faire davantage, comme si elle craignait la réprobation de ses grandes sœurs. Celles-ci étaient visiblement mal à l’aise aussi, jusqu’au moment où Muriel a carrément peloter les seins de Rose. Gaëlle s’est alors mise à rire nerveusement et a dit: eh bien, Muriel, te gêne pas, je sais bien, vous êtes gouines, mais quand même! Muriel lui a aussitôt répondu: ça te choque? Gaëlle a dit: non pas du tout, mais quand même… Visiblement, Gaëlle ne savait plus quoi dire. Puis le silence est tombé. Nous étions vraiment toutes gênées, sauf Muriel qui laissait échapper des petits fous rires en pelotant Rose. C’est alors qu’elle a dit soudain, rompant le silence: peut-être bien que cela te fait envie, Gaëlle, mais que tu n’oses pas? Le silence est  encore tombé, plus épais. Karine a pris la parole. Elle a dit: moi, ça me fait envie, mais je n’ose pas. Alors, je suis allée vers elle et l’ai prise dans mes bras, je l’ai embrassée un peu partout sur son visage, dans sa nuque, sur sa bouche. Elle sentait bon. Le belle se laissait faire, complètement passive, manifestement très intimidée. Muriel était ravie, et moi, je voyais Gaëlle qui nous regardait bouche bée, n'osant plus rien dire. Je lui ai demandé si elle voulait venir. Contre toute attente, elle s’est levée, penaude, et j’ai pris les deux sœurs entre mes bras, puis je les ai câlinées longuement.

Voilà, ma chère Ophélie, je ne te raconte pas la suite, je préfère créer un suspens. Tu nous manques, évidemment, mais je vois que tu passes de belles soirées avec Grace et Angela. Baise-les bien tendrement pour Rose et pour moi. Je t'aime.

Mille baisers à toi partout. 

Ta Marianne"


La vie en rose


Pour l'instant
Je suis aveugle
Et vois la vie en rose
J'attends la venue certaine
De magnétiques lèvres rouges
Parées de rouge à lèvres
Avec lesquelles je me mettrai  vite en osmose


lundi 15 janvier 2018

Bien arrivée

 Ça y est, je suis bien arrivée. Hier, Grace et Angela m’attendaient à l’aéroport. Après les féroces contrôles des douanes et de folles embrassades, nous avons sauté dans un taxi et avons filé vers Manhattan. Il faisait un temps magnifique, ensoleillé, mais très froid.

 Grace a bien choisi. Angela est une jolie gazelle de vingt-deux ans, très gaie, très souriante. Elle travaille comme vendeuse dans un magasin de sous-vêtements féminins dans Broadway. C’est précisément dans cette boutique que Grace l'a rencontrée, en allant acheter un soutien-gorge. Angela habite TriBeCa, au sud de SoHo, quand on descend Manhattan vers Wall Street. Non loin de chez elles résident également les ses parents. Son père est policier et sa mère institutrice. C’est à TriBeCa qu’Angela et Grace vivent désormais, dans un petit appartement très cosy.

 Angela, paraît-il, était ravie de faire ma connaissance. Elle était très impatiente et un peu inquiète à l'idée de me rencontrer. Grace lui avait beaucoup parlé de moi et de mes amies, de ce que nous avions l’habitude de faire ensemble, de nos partouzes entre filles, de nos sorties érotiques la nuit, de nos godemichés, et elle voulait absolument découvrir cette barbare blonde à la peau blanche nommée Ophélie. En même temps, elle craignait cette rencontre... 

 Dès notre arrivée dans leur appartement, nous sommes immédiatement ressorties et allées déjeuner dans un snack dans Chelsea Market. Là, Angela se montrait résolument silencieuse et observatrice de ma petite personne. Elle souriait quand je prenais la main de Grace pour embrasser ses doigts et, dans son regard, il y avait beaucoup de déférence. Elle m'a dit que j'étais très belle et que je lui plaisais. Je l'ai remerciée. Soudain, elle a voulu aussi que j’embrasse ses doigts, ce que j'ai fait avec plaisir. 

 Ça a commencé ainsi. Un peu plus tard, sur la High Line, je lui ai demandé si je pouvais l’embrasser sur la bouche, Angela m’a dit oui. Je lui ai donc fait un french kiss en public. En nous tenant toutes les trois par la main, nous avons flâné, malgré le froid. Nous avons parlé des New-yorkaises. Je leur ai dit que je trouvais qu'elles portaient des tenues too much, hypersexy, avec des jupes souvent très courtes, de très hauts stilettos, et des pantalons hypermoulants. Elles étaient d'accord. 

 Après notre promenade, de retour chez elles, il faisait nuit et vraiment très froid. Je ne leur ai même pas demandé si elles voulaient bien ressortir avec moi, à poil sans nos manteaux. Non, ce n’était vraiment pas possible! Nous avons dîné et fait l'amour toutes les trois, bien au chaud. Elles ont un très grand lit et avons dormi ensemble dans le grand lit. J'étais entre elles deux, au milieu. J'avais accès à leurs foufounettes et je les ai branlées de nouveau, toutes les deux en même temps. J'ai oublié de dire, Angela est très belle, avec une poitrine de taille moyenne, très voluptueuse. En essayant de m'endormir, je pensais qu'elles avaient l'âge d'être mes filles. 

 Aujourd'hui lundi, je suis seule. Grace et Angela travaillent toutes les deux et je vais rester seule, jusqu’à ce qu’elles reviennent ce soir. J’irai me promener dans TriBeCa qui est une ancienne zone industrielle, rénovée assez récemment, très animée. Le quartier est plutôt globalement branchouille, et abrite, paraît-il, de nombreuses stars. Demain, je retournerai du côté de la High Line pour visiter le Whitney Muséum où se trouve une belle collection de tableaux d’Edward Hopper et de plein d’autres artistes américains. 

 Du côté Marianne, Rose, Muriel et ses deux sœurs, pas de nouvelles. Je ne sais comment le cinéma et le thé se sont passés. Je ne suis pas inquiète. Pour l'instant, j'ai l'intention de jouir et de faire jouir Angela et Grace.


Trois sœurs


Pas les Brontë
Ni celles de Tchekhov
Mais les filles d'Andréa
Nous les ferons se dénuder
Et marcherons à leurs côtés
Dans la nuit
Pour traverser le monde


dimanche 14 janvier 2018

Muse noire


Ô muse noire aux seins mouvants
Le désir d'une bigote obscène 
Ne pervertira jamais ton cœur caramel

samedi 13 janvier 2018

Au cinéma


La langue est bien meilleure
Dans une salle obscure
Où palpitent en chacune nos milliards de neurones
Depuis le temps que tu te rêves
Sens dessus dessous
T'y voici belle amie


vendredi 12 janvier 2018

Demain, je m'envole

 Demain, je m’envole pour New-York, seule, sans Marianne et sans Rose. J’y rencontrerai Angela, la nouvelle amie de Grace. Vraiment, je suis très heureuse que Grace ait rencontré Angela. Elle me dit avoir trouvé un nouvel équilibre et, heureusement, elle ne fait plus reposer sa vie sur la mienne, comme elle le faisait cet été. Angela est une black de Manhattan qui habite TriBeCa. 

 De son côté, Marianne n’est pas jalouse. Elle sait qu’à New York, je vais faire l’amour avec Grace et aussi très certainement avec Angela, mais cela ne lui fait pas mal. Bien au contraire, cela l'excite vraiment. Marianne m’aime et sait que je l’aime, que je ne la quitterai jamais. Rien ne sera aussi fort que notre amour. Ni la beauté, ni la jeunesse de Grace ou d'Angela aux peaux d’ébène. Ni non plus la blondeur de Muriel ni celle de Karine, ni non plus celle de Gaëlle. Seule, peut-être la mort.

 Pour l’instant, à la maison, nous parlons surtout de Karine et de Gaëlle, les sœurs aînées de Muriel. La visite éclair de Karine, samedi dernier, sa jupe droite, sa poitrine qu'on devinait bien présente sous son pull, nous ont fait, et nous font encore, tourner la tête. Pour nous faire davantage fantasmer, Rose nous répète sans cesse que Gaëlle est aussi belle que Muriel et Karine, aussi blonde. Mon dieu! J'aime tant les femmes belles!

 Marianne, par l'intermédiaire de Rose et de Muriel, à l'intention d'inviter Karine et Gaëlle à la maison, dimanche prochain, après une séance au cinéma. Dommage, je ne serai pas présente à ce thé entre filles, mais Marianne me racontera. Je lui fais confiance.


Dans ce château


Dans ce château qui n'a pas d'âge
Erre depuis toujours
Une jeune femme
Aux petits seins
La nuit
Elle dort sur des tapis de lierre
Elle attend patiemment
Depuis toujours
Une belle rousse aux bijoux
Qu'elle ne connaît pas
Mais que des anges révèrent






jeudi 11 janvier 2018

Inébranlable

                                                  à Marianne,

Inébranlable tu me broutes à toute heure
Sans te soucier de mes vertiges de couleuvre
Sois tranquille ô ma sœurette en cœur
Je te rendrai la pareille de ton œuvre
En t’anéantissant avec ce beau vibreur


mercredi 10 janvier 2018

Excitante aventure


Pourquoi aller plus loin avec elle?
Pourquoi ne pas la laisser là?
Ne pas la mettre dans une poubelle?
Son absence
Entre mes cuisses
Ne mûrirait-elle pas le secret fruit de jouir?

mardi 9 janvier 2018

Je ne dis pas non

Pieds et jambes amarrés
A la tête et au pied du lit
Ton vibro insistant me taraude
Je couine
Je couine
Je miaule
Je mieline
Je cyprine
Je dis oui
Je dis oui
Toujours oui
Je ne suis pas contrariante
Tu suces mes tétons
Non je ne dis pas non

lundi 8 janvier 2018

Offrande


Quand les amoureuses ont une flamme dans le cœur
Et qu'elles ne sont plus des petites filles
Qui récitent leur leçon
En se rendant à l'école


dimanche 7 janvier 2018

Hier, une journée de travaux

 Hier, Marianne, Rose et moi sommes allées donner un coup de main à Muriel, dans sa vieille maison en travaux, qu'Eliaz, son beau-père, la second mari de sa mère, est en train de réparer avec elle. C'était dur. Il fallait abattre des cloisons et mettre en sacs des gravats. Heureusement nous avions mis nos gants pour ne pas abîmer nos jolies petites mains et nos ongles effilés. Mais nous aimons toutes travailler comme ça, entre filles. Le cœur y était, l'objectif a été atteint. Nous étions vraiment contentes de rendre service à Muriel! A midi, nous avons mangé sur place et l'ambiance du repas était vraiment très sympathique.

 En début d'après-midi, ainsi que nous en avait prévenu Muriel, Karine, sa sœur aînée, est venue nous rejoindre avec son fils Achille. Pull. Jupe droite, noire et élégante. Blonde. Souriante. Avec des seins vraisemblablement de bonne taille. A l'évidence, Karine est très belle. J'y pense soudain, Karine c'est aussi le prénom de ma fille. Elle nous a saluées gentiment et Muriel nous a présentées comme étant ses nouvelles amies. Achille, son fils, n'est pas venu nous voir et a préféré parler avec Eliaz, qui, en haut d'une échelle, plaçait les nouvelles ardoises sur le toit. Karine a voulu qu'il vienne pour nous faire la bise, mais le gamin a refusé et a piqué une violente colère quand elle a insisté. Charmant bambin! En fait, nous pensions que Karine allait rester tout l'après-midi et nous donner un coup de main, ce qui nous aurait permis de faire plus ample connaissance et, peut-être... de sympathiser. Mais rien du tout. Après avoir échanger quelques mots avec Eliaz et transmis des infos en provenance d'Andréa, elle est repartie avec son mioche et son beau sourire. Nous étions franchement déçues.

 Bien sûr, en donnant des coups de masse dans les cloisons de briques, nous avons discuté après son départ. Marianne pensait que la conquête de Karine n'était pas gagnée. Elle disait avoir fantasmé mille scènes, et là, tout s'effondrait d'un coup. Muriel, elle, était étonnée. Elle avait compris, par la bouche de sa sœur, qu'elle resterait pour nous aider et faire connaissance. Pourquoi avait-elle changé d'avis? Se doutait-elle de quelque chose? Rose, pragmatique, considérait que c'était quand même une première prise de contact, que celle-ci était positive, et qu'elle inciterait sans doute Karine à accepter une prochaine invitation chez nous, autour d'un thé très parfumé servi dans mes jolies tasses Minton, avec des petits gâteaux. Nous tombâmes d'accord. Moi, je ne savais pourquoi, je pensais que Karine était le genre de fille qui se prête, mais qui jamais ne s'abandonne vraiment. Face au désir qui lui fait peur, elle sourit. Elle sait résister à tous les désordres du sentiment en se réfugiant sous une sorte de masque plaisant, voire dans la solitude. Le matin, Muriel nous avait dit que Karine venait d'être quittée par son mec qui la cocufiait abondamment et que, curieusement, elle n'en était pas triste, bien au contraire, puisque tous deux ne s'entendaient plus depuis longtemps. Karine ne voulait pas souffrir, mais pour autant, irait-elle vers des amours libertines avec des femmes, surtout des amies de sa jeune sœur? Karine, nous dit Muriel, a toujours été une lutteuse, une implacable résistante. En fait, c'est une sainte! Une sainte? pensai-je, moi qui ai toujours voulu baiser une sainte!

samedi 6 janvier 2018

Flibustière sans bustier


Si j'étais une flibustière
Je traverserai sans bustier 
Le beau labyrinthe des vagues
Pour cueillir et croquer
Tes jolies pommes d'ébène
A dieu vat ma belle
Que le vent gonfle la voile de toutes mes amours

(Par un fleuve emportée...)

Extase


Un incroyable désir s'empare de chacune d'elles
Pas exactement le même
Mais un désir convergent quand même
Aux grandes ondes invisibles et concentriques
Propres aux beaux mystères sphériques


vendredi 5 janvier 2018

En forêt cet automne

                                                 à Marianne,

Nous deux 
Dans le prolongement l’une de l’autre
Reliées par un serpent à deux têtes
Sous un arbre de justice
En présence d’une Rose entremetteuse
Qui palpe et suce nos seins comme il se doit
Nous embrasse aussi
Et excite avec ses doigts
Nos clitoris 
Où claironnent des soleils
Ou encore use en coulisse
Et c’est bien là la moindre des choses
D’un beau vibreur à la patience de feu

jeudi 4 janvier 2018

Notre passion favorite


Il y a des subtilités exquises dans la vie
Qu'il faut toujours
A tout moment
Savoir favoriser
Surtout quand le silence
Tel un long baiser
Passe sur la ville


mercredi 3 janvier 2018

Le réveillon chez Marlène

 Le réveillon du jour de l'an, je l’ai passé avec mes amies. Il y avait bien sûr, Marianne et Rose, mais aussi Sandrine, Marlène et Marceline, nos vieilles copines. Il y avait en plus une nouvelle venue, la jeune Muriel, la nouvelle amie de Rose. Muriel, je crois vous l’avoir déjà dit travaille avec son beau-père charpentier-couvreur. Elle a vingt-six ans et deux sœurs aînées qui, comme elle, sont blondes et très jolies. Muriel est charmante et adorable. Pour la première fois, je l’ai vu nue. Elle a de très jolis seins. Mais je m’égare…

 Nous avions rendez-vous chez Marlène qui nous accueillait pour ce réveillon et sa journée du lendemain. Nous avons donc dormi chez elle. Le dimanche après midi, nous étions très excitées à l’idée de cette fête que nous voulions très érotique comme l’année précédente, chez Marceline. Le fait de savoir qu’il y aurait en plus une nouvelle venue m’excitait également beaucoup. Je savais que j’allais pouvoir voir et toucher les seins de cette jolie Muriel, ainsi que lécher sa moule que j'imaginais comme un beau coquillage. J'étais bigrement excitée. Que voulez-vous, on ne se refait plus…

 Vers seize heures, Muriel est arrivée à la maison pour se préparer avec nous. Elle a pris un bain, fait des essais de tenues vestimentaires, bref, tous les préparatifs nécessaires pour se faire belle et désirable. Comme nous. De son côté, Sandrine, la pauvre, se préparait seule chez elle, et Marceline se préparait chez Marlène.

 Durant nos préparatifs, Muriel s’est montrée très à l’aise avec Marianne et moi. Bien qu’étant la petite amie de Rose, elle s’est très vite intéressée à nos anatomies et nous a facilement laissé approcher de la sienne. Depuis le démontage de la toiture de sa maison, nous ne l’avions guère revue, en tout cas, pas d’aussi près. Elle est assurément très belle, très fine, très délicate, avec de jolies fesses bien rondes, et des seins bien fermes qui tiennent merveilleusement bien dans la main d’une honnête femme. On n'imagine pas ça d'une ouvrière qui grimpe sur les toit. Peut-être que c'est une chatte... Il paraît que ses sœurs, que je ne connais pas, sont aussi très belles. L’une est célibataire et l’autre vit avec un mec avec lequel elle ne s’entend pas, et dont elle a un enfant de huit ans. D’après Muriel, elles ne sont pas lesbiennes, mais pourraient peut-être le devenir si on les encourageait en ce sens. Il faudrait pour cela que nous les invitions et tentions de les séduire. Pour Muriel, cette évolution ne serait pas impossible, car nous raconta-t-elle, jeunes adolescentes, le soir, ses sœurs et elle se branlaient dans leur chambre commune. C’était Karine, la plus âgée, qui avait initié cette pratique que Gaëlle et Muriel avaient assez vite adoptée. Un matin, Andréa, leur mère, les avait surprises, punies, et toutes les trois n’avaient plus jamais osé recommencer. Muriel pensait que si Marianne, Rose et moi nous réussissions à les convertir, elle en serait très contente, car elle les avait toujours secrètement désirées et aimées, et même, elle ne serait pas du tout gênée de faire l’amour avec elles, aujourd’hui, même devenues adulte. Ce propos nous étonna, mais enfin...

 Voilà ce que nous nous racontions en effectuant nos préparatifs. Bien sûr, en rasant nos mistigris, en les épilant, en nous faisant des brushings, en essayant nos porte-jarretelles, en choisissant nos cuissardes, nos escarpins, nos bijoux, nos parfums, nous goûtions les tétons de l’une ou de l’autre et, avec nos doigts touchions délicatement nos petits boutons, mais sans encore oser les exciter vraiment... Moi, je choisis de mettre une robe noire transparente, pouvant ouvrir complètement sur le devant, avec de grandes cuissardes noires. Évidemment sans petite culotte ni soutien-gorge. Juste un manteau extra-long pour sortir, si l’envie nous prenait d’en avoir envie. Mes trois acolytes arboraient des tenues à peu près similaires, mais qui donnaient plutôt dans le porte-jarretelles. Seule Muriel tenait à garder un joli petit string et un soutien-gorge sous sa robe. Outre nos produits de beauté, nous avions également préparé une mallette commune contenant tous nos accessoires de plaisir. Il fallut évidemment faire un tri. Nous n'étions pas d'accord sur les menottes qu'on finit par inclure dans notre attirail. Et c’est Muriel qui nous emmena dans sa voiture chez Marlène. La belle y tenait beaucoup, considérant cette responsabilité de nous conduire comme un grand honneur. Rose, étant son amante, était assise à côté d’elle, tandis que Marianne et moi nous trouvions à l’arrière. Ainsi, toutes les deux, nous pouvions nous embrasser, nous toucher les seins et le clito autant que nous le désirions durant tout le trajet, ce dont nous ne nous privâmes pas.

 A notre arrivée chez Marlène, nous fûmes chaleureusement accueillies par nos trois amies, elles mêmes en beauté. Marlène portait une robe mauve, très longue, dont le haut dégageait ses seins, complètement libres. Elle était admirable. J’aime beaucoup les seins de Marlène, que je trouve aussi harmonieux que ceux de Marianne ou de Grace, ou de Muriel... Il y avait un grand feu dans la cheminée avec de grandes flammes qui dansaient, et un agréable fond sonore alternant de la musique baroque et du rock des années soixante-dix. Toutes trois embrassèrent Muriel qu’elles ne connaissaient pas, et s’exclamèrent sur sa grande beauté encore juvénile. Durant le champagne et les verrines, nous papotâmes sur le métier de charpentier-couvreur de Muriel, métier étonnant pour une jeune femme, et aussi particulièrement risqué. Nous parlâmes également sur le fait qu’à part Rose, Sandrine et moi, la majorité de nos prénoms commençaient par un M, ce que nous n'avions jamais remarqué. Nous parlâmes également du président Macron, de son discours de présentation de vœux aux Français que certaines d'entre nous n'avait pas entendu, de l'anatomie de sa femme Brigitte, et de Grace qui, maintenant, vivait avec une nouvelle copine black, Angela. Durant tous ces instants quelques lèvres furent soudées, quelques langues mêlées, des seins et des chattes firent de soudaines apparitions, et des mains curieuses et baladeuses se glissèrent sous les tissus des robes. Nous étions joyeuses et en verve. Seule Marceline se trouvait un peu en retrait, la pauvrette ayant un peu mal à la tête, malgré les comprimés qu’elle avait pris depuis le matin. On passa à table sur l’ordre de Marlène. 

 Le repas avait été organisé et fabriqué par Marlène et Marceline, et bien sûr, en brebis galantes, nous participâmes au service. Nous étions particulièrement heureuses de ce moment, heureuses de nous retrouver entre filles et bonnes amies. Les heures passèrent doucement, sans en avoir l'air et, avant le dessert, à minuit, avant de se souhaiter la bonne année et de regarder candidement 2018 sur l’arc de Triomphe, à la télé, toutes les robes s’étaient envolées. Tous les seins étaient à l’air, pris en main ou en bouche. Rose avait retiré à Muriel son petit string et son soutien-gorge blanc. La belle qui n’avait jamais connu encore de partouze, se trouvait allongée sur un petit sofa, et semblait s’en trouver très bien, tandis que Rose lui tétait les seins, et que Marlène et Marceline, entre ses jambes, admiraient ingénument son joli frifri.

 C’est alors que je proposai un jeu, avant de passer au dessert, un jeu érotique assez classique auquel nous avions déjà joué en d’autres circonstances, qui consistait à tirer au sort l’une d’entre nous, de bander ses yeux avec un foulard opaque, et de lui demander de passer sous la table, tandis que les autres changeaient de chaise. Le but du jeu était évidemment de reconnaître chacune avec ses mains ou sa langue. On décida de commencer par la langue. La première tirée au sort fut Sandrine qui se débrouilla fort bien, puisqu’elle reconnut tout le monde, sauf moi qu’elle confondit avec Marianne et Marianne avec moi. Marlène et moi fîmes un sans-faute. Muriel, évidemment, eut plus de difficultés, puisqu’elle débutait dans notre groupe, mais nous lécha très bien, à plusieurs reprises, et de manière extrêmement consciencieuse, comme une belle salope qu'elle est, ceci pour mieux assurer ses comparaisons. Après la bûche que Rose, Marianne et moi avions apportée, nous rejouâmes au même jeu, mais en essayant de nous reconnaître par les seins. La joueuse bandée passait derrière chacune, assise sur sa chaise, essayant d’identifier l’intéressée en malaxant, soupesant, tétant les petits bouts. Les rires fusaient, les commentaires allaient bon train. Cette fois, Muriel fit un meilleur score, mais ne réussit pas le sans-faute. Marceline, avec ses gros seins, se montra soudain radieuse. Elle réussit un sans-faute et nous dit qu’elle n’avait plus du tout mal à la tête.

 Vers deux heures du matin, nous commençâmes la partouze proprement dite. Nous étions euphoriques, un peu saoules il faut bien le dire. Comment décrire? Nous nous retrouvâmes enchevêtrées sur le tapis, devant les joyeuses flammes de la cheminée, usant de toutes les combinatoires des corps, tour à tour actrices et spectatrices, manipulant et acceptant tous les joujoux de passage. Vers six heures du matin, fatiguées, fourbues, nous nous endormîmes devant les braises rougeoyantes, mais encore très chaudes, sans nous mettre au lit. A ce moment, j’eus la présence d’esprit et encore assez de force pour souhaiter la bonne année à Grace, par sms, sachant qu'il était maintenant minuit à Manhattan. J'écrivis que je pensais à elle, que nous toutes nous pensions à elle, et qu’à distance nous sucions ses seins et léchions sa très belle chatte, ainsi que les seins et la chatte d’Angela, sa nouvelle amie.

 Nous nous réveillâmes vers onze heures avec un ciel par moments ensoleillé qui nous donna envie de recommencer à nous donner du plaisir. Nous alimentâmes le feu qui ne s’était pas éteint, en remettant quelques bûches, et étions toutes désireuses encore de manger du sein, de baiser des lèvres, de lécher des clitoris, de plonger nos narines dans des chevelures enivrantes, de jouer toujours et toujours avec tous nos accessoires de la nuit, de nous mater indéfiniment, tant nous nous sentions fières, je crois, d’être des femelles libres, et d’incarner la beauté du monde, ce qui me parut, à ce moment précis, je ne sais pourquoi, comme la chose la plus importante de la vie.

 Le repas du premier janvier fut rapide et sans formalisme. On ne se mit pas à table, on finit par s’agglutiner toujours nues devant la cheminée, avec un morceau de fromage, un yaourt, une orange, tandis qu’au dehors, soufflait une tempête. Petit à petit, on se laissa aller à une douce torpeur, par moments entrecoupée de spasmes de plaisir provoqués ici par la présence d’un nichon, là d’une paire de fesses, ici encore d’un entre-jambes offert et bien épilé. L’une ou l’autre quittait parfois ce cocon femelle pour se rendre aux toilettes ou dans la salle de bains, revenait lavée, allégée, parfumée, à nouveau neuve et totalement prête pour poursuite l'aventure. Par les fenêtres, les arbres se balançaient sous l’effet de violentes tornades, la nuit tomba. A un moment, peut-être un peu lasse, je proposai de quitter ce doux cocon femelle pour aller affronter le froid de la rue, avec seulement nos manteaux. Seules Marianne et Muriel voulurent bien me suivre. Nous sortîmes donc toutes les trois de la maison. Moi, avec seulement mes cuissardes et mon long manteau noir. 

 Le village était désert, mais parfaitement bien illuminé par ses décorations de fin d'année. Il pleuvait de fines gouttes par moments, on ne savait pourquoi, parce que le ciel était presque clair. La lune, quasiment pleine, était souvent bien visible. Il y avait toujours du vent. Nous marchâmes comme des sourdes-muettes en nous tenant par la main jusqu’à la mairie. Les pans de nos manteaux s’ouvraient, claquaient et découvraient complètement et continuellement nos cuisses et nos sexes. Devant la mairie où se trouvait le monument aux morts, nous nous arrêtâmes et nous embrassâmes longuement, complètement dénudées sous les coups des rafales. Il faisait froid, mais pas tant que ça, tant était excitante cette scène qui me paraissait apocalyptique et d’un romantisme follement vertigineux. En reniflant, Muriel manipula simultanément mon sein gauche et le droit de Marianne, se régalant, j'en suis sûre, d’en avoir un dans chaque main appartenant à deux femmes différentes. Comme trois sorcières complices, nous commençâmes à nous branler debout, avec ce vent vigoureux qui, par moments, nous faisait chanceler. Chacune branlait le clitoris de l'une, puis de l'autre avec conviction, comme si nous étions au centre d'un monde désert et épuisé. Nos mains se croisaient, se frôlaient, désiraient nos boutons qui les désiraient. Dans cette tempête qui, par moments, se calmait brusquement, nous déclenchâmes de fabuleux orgasmes. Ils semblaient nous venir des nuées ou de la presque pleine lune, au-dessus de nous. 

 Nous rentrâmes au chaud, comme des aventurières qui venaient de conquérir une terre inconnue et hostile à l’autre bout du monde. On nous réchauffa, on nous caressa, on nous dorlota, nous étions bien, nous grelottions encore, mais nous étions heureuses. Nous nous sentions vraiment femmes. C'est alors que réchauffée et redevenue chaude et chaudasse, je demandai à Muriel qui commençait à me caresser les seins, quand et sous quel prétexte nous pourrions inviter ses sœurs Karine et Gaëlle à la maison. Marianne qui s'était approchée pour m'introduire le Marc Weiler que je lui avais offert pour Noël ajouta qu'elle aussi voudrait bien de cette nouvelle aventure. Muriel nous répondit qu'elle allait arranger ça prochainement et qu'elle m'en reparlerait. Elle pensait que ce serait peut-être plus facile, par notre intermédiaire, de faire l'amour avec ses sœurs. C'est alors qu'instantanément le Marc Weiler changea d'orifice et se retrouva dans celui de Muriel qui l'accueillit avec le sourire et une étincelle de bonheur dans les yeux.

mardi 2 janvier 2018

En la mineur

De sombres acteurs solidaires 
D’un nouveau tissu économique à logiques citoyennes
Tout en déconstruisant des problématiques anciennes
S’invitent dans des rues profondes et désordonnées
Tandis que je m’y convoque nue 
Sous un manteau à ouverture renouvelable
Rien moins qu’équivoque
Insoumise impudique oubliée 
Mais à chaque fois inoubliable

Là-haut 
Au-dessus de ma tête écervelée
Au royaume des noires corneilles
Sur une façade d’immeuble également nue
Mal éclairée par une lune bleue
Rayonne une fenêtre multicolore
Une seule 
Assez barbare
D’où sortent de merveilleux bruissements de métamorphoses 
Je reconnais ceux habituels des femmes de ces faubourgs qui
Entre elles
Comme des pousses de fougères
Se donnent un savant plaisir mais pas à la légère
Car elles poussent en la mineur
Une suite ininterrompue de cris et de gémissements
Qui me va droit au cœur 
M’y fait chaud
Et me donne du bonheur

lundi 1 janvier 2018

Bonne année 2018


Marianne et moi sommes un accordéon.
Quand soixante-neuf nous faisons
Comme lui nous soufflons
Et vagues faisons