Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

mercredi 31 janvier 2018

Tenues très spéciales


J'aime ces tenues très spéciales


Qui permettent de mettre en pleine lumière


Ce qu'on cache d'ordinaire


Ainsi vêtue
La femme s'appartient totalement
De par sa volonté de se posséder elle-même


mardi 30 janvier 2018

La mouche

A ton côté
Avec une main experte
Je turbule en tournant 
Ta turlutte
Tandis qu’une mouche mal élevée se pose
Sur le bout de ton nez
Alors avec ma bouche 
J’aspire
Un de tes tétons
Puis tes lèvres 
Et ta langue de mouche
Et voilà c'est fait
La mouche s'est envolée


lundi 29 janvier 2018

Prendre le temps


Quand je marche dans la ville
Souvent
J'aime mettre mon cul sur une marche
Pour regarder les autos
Les gens qui passent
Les évêques les cardinaux quand il y en a
Pour écouter surtout le ramage des zoziaux


dimanche 28 janvier 2018

Nos godes


 Contrairement à Madame la comtesse, nous n’avons, mes amies et moi, pas de commode, pas même un tiroir dédié dans un meuble plus banal. Nos godes sont parfois rangés dans diverses boites ou sacs (quand il nous arrive d’être prises d’une frénésie subite de rangement), mais le plus souvent ils restent plus ou moins dispersés dans la maison. Nous ne les rangeons pas systématiquement après usage. Ils traînent ici et là, parce que c’est bien plus pratique et excitant d’en avoir un ou deux à portée de chatte. Nous veillons seulement à les bien nettoyer en les passant sous de l’eau chaude avec du savon. En réalité, il en traîne moins au rez-de-chaussée qu'à l'étage, en raison du fait que d’éventuels visiteurs pourraient les remarquer, mais néanmoins, il n’est pas rare qu’un de ces derniers en découvre. Joséphine, notre chère voisine, a le chic de nous faire remarquer la présence d’un égaré. Elle en rit d’ailleurs, et nous avec elle. 

 Bien sûr, nous en avons de toutes les sortes: des simples, des vibrants, des à deux têtes, des godes ceinture, des godes bouche, des avec ventouse pour les coller sur le sol ou sur un mur, des plugs anaux, des classiques, des designs, des en verre, en plastique, en silicone, etc. Même si nous nous les offrons, à nos anniversaires, à Noël ou autre absence d'occasion (simplement parce que nous en avons envie), ils deviennent vite, avec le temps, à usage collectif, et certains portent même des noms. Ainsi, nous avons Jérémie (le prophète), Arthur (le roi), Albert Einstein (le savant), mais toujours ils portent des noms masculins, ce qui est normal, bien conscientes que nous sommes qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César. 

 Nous les aimons beaucoup, nos godes, et en prenons grand soin. Avec le temps, certains, fabriqués dans des matières peu nobles, se dégradent, et alors nous les jetons. C’est ça la vie d’un gode. Grandeur et décadence. Plus jamais ils n’iront, fouiller les profondeurs d’une femme. 

 Quand j’étais chez Angela et Grace, j’utilisais les leurs. Il y avait notamment un vibro Sunny, très élégant et fort agréable, et des Two, qui permettent d’approfondir le plaisir et la sensualité des jeux de main et de doigts.

(Par un fleuve emportée...)

samedi 27 janvier 2018

vendredi 26 janvier 2018

La commode aux garçons


  Il y en avait de toutes sortes. J’en découvris un, magnifique, en ivoire, tout décoré d’or et de pierres précieuses qui, d’après ce que me raconta Madame, avait été fabriqué par le maître-verrier Lalique. Il avait appartenu, me dit-elle, à une célèbre américaine qu’on surnommait l’Amazone, mais dont, sur le moment, je ne retins pas le nom. Il y en avait aussi plusieurs que, jamais, à cette époque, je n’aurais pu imaginer. Ceux-là possédaient des lanières ou des sangles, ce qui permettait de les fixer devant soi, sur le pubis, et de transformer n’importe quelle femme en homme. Mon étonnement fut à son comble, quand j’en sortis un, sans lanières, mais… terriblement long et gros…
 — Il vous épate celui-là, hein? s’exclama la comtesse en riant. Il est en ébène, et sa forme est très belle, très réussie, n’est-ce pas? On dirait une sculpture de Brancusi.
 — Oui, répondis-je, assez étonnée, mais comment peut-on se mettre un concombre pareil?
 — Il en faut pour tous les goûts, ma petite! Regardez celui-ci encore, il est en améthyste! Il vous plaît?

  C’était effectivement un très bel objet. Je le manipulais avec précaution entre mes doigts, imaginant son étrange usage, visualisant le monde des profondeurs qui était le sien quand il était enfoncé.

  Mais, celui qui m’étonna le plus avait été fabriqué dans un corail d’un rouge très soutenu. Sa base sphérique, creuse et habilement évidée, représentait deux superbes femmes nues, lascivement enchevêtrées qui, tête bêche, se pénétraient mutuellement avec deux olisbos. Délicatement, je le saisis entre mes doigts pour en observer les détails finement ciselés, puis le reposai.
 — Celui-là est d’origine indienne, m’expliqua Madame, je l’ai acheté à Bombay, si mes souvenirs sont exacts! Oui, c’est ça, à Bombay!

  Il y en avait bien d’autres, évidemment, moins recherchés, et sans doute plus communs et plus modernes. Ceux-là étaient simplement en latex, et ressemblaient tout bonnement à de vrais membres virils. Certains, très fidèles, pointaient même un gros gland bien sculpté, mais effrayant, et affichaient de grosses veines violacées.

jeudi 25 janvier 2018

Mes femmes chocolat

 Au début, je n’osais toucher Angela, mais le soir de mon arrivée, dans l'appartement qu'elles habitent, après notre tour sur la High Line, nous nous sommes déshabillées, et j’ai pu voir Angela de près, complètement nue. C’est une très jolie fille, mince, avec des yeux brillants comme des perles, des seins obscurs mais superbes, comme ceux de Grace, des jolies fesses bien rebondies, comme celles de Grace, une peau très belle, très fine, comme celle de Grace. Angela, c’est un peu Grace, mais sans tatouages et sans dreadlocks, avec des cheveux crépus et touffus que j’adore. Une fausse jumelle. 

 Bien sûr, Grace et moi, nous nous sommes tout de suite retrouvées avec un plaisir immense, et avons commencé par nous caresser. A Grace j’ai demandé si je pouvais aussi caresser Angela. Une autorisation, en quelque sorte. Elle a souri. Bien sûr qu'elle était d’accord. Pouvait-elle me le refuser, avec cette Angela toute neuve et jumelle qui n’attendait que ça? Ça qui se voyait dans son sourire et son regard. Alors, nous nous sommes rapprochées l’une de l’autre, et je lui ai d’abord caressé et sucé les seins, ce qu’elle m’a aussitôt rendu au centime près. Mes seins lui plaisait beaucoup, ma blondeur aussi, et ma peau blanche, inhabituelles pour elle. Ô femmes nues, femmes noires, vêtues de votre couleur qui est la vie, comme le dit si simplement Senghor, que vous êtes belles! Moi, la Blanche aux cheveux de silence, j’aime voir se refléter la lumière sur vos fesses chocolat et suis infiniment fascinée par vos jolies chattes étrangement roses!

 Ce soir-là déjà, mais surtout les soirs suivants, quand mes femmes chocolat revenaient du travail et que je voyais leurs yeux pétiller de bonheur, nous partions sans attendre nous balader dans les "avenues et streets" de Manhattan. J’aurais bien aimé ressortir à poil sous nos manteaux, mais c’était impossible, il faisait vraiment trop froid. Oui, j’aurais beaucoup aimé descendre nue l’escalier de l’immeuble, sortir et marcher, au moins dans les rues de TriBeCa. Sans doute, serions-nous allées un peu plus loin, du côté de l’Hudson River, dans ses jardins, où là, adossées à un arbre et nous cachant des passants, nous aurions pu nous regarder, nous contempler, invoquer la guérilla urbaine, que sais-je, enfiler nos godes… Mais cela ne s’est pas fait. Dommage, ça sera pour une autre fois!

 Je ne saurais vous raconter toutes les promenades que nous avons faites, parfois jusqu’à des heures avancées dans la nuit. 

 Une fois, nous avons traversé le Manhattan Bridge, dont l’entrée se situe dans Chinatown. Nous avions décidé de faire cette traversée par le côté droit, afin d’avoir la vue sur Manhattan et sur Brooklyn Bridge. Contrairement à Brooklyn Bridge, Manhattan Bridge est très peu fréquenté par les touristes, et on y trouve une ambiance très particulière, surtout la nuit. Dans la journée, c’est un vrai lieu de passage pour les New-Yorkais, et nullement une balade à touristes. C’est un endroit, comment dire... street art, très impressionnant. Ça commence au-dessus des toits de Chinatown et tout son fourmillement de vie, et ça continue au-dessus de l’East River, et là, on frémit comme des aurores boréales, à chaque fois que le métro passe en trombe. On se représente assez mal l’architecture du pont parce qu’on marche dans un tout petit passage au dessous de l’étage réservé aux voitures, mais on y est tranquille, et la vue sur Brooklyn Bridge est imprenable. Il n’y avait pas grand monde, il faisait froid, mais il était facile de s’arrêter de temps en temps pour se rouler de jolies pelles et se tripoter un peu sous nos vêtements, en regardant Dumbo qui, petit à petit, au fur et à mesure que nous avancions, se rapprochait. 

 Nous y sommes allées. On y a une vue stupéfiante sur Manhattan. Un grand festin dans la nuit. Dans Dumbo, on a encore marché, on s’est un peu égarées parmi ce dédale d'entrepôts, cet acier, ces poutrelles, ces immeubles en briques rouges et aux grandes fenêtres carrées régulièrement disposées sur les façades, ce béton, cette nuit. On a fini par tomber sur un sympathique restaurant où un petit homme qui ressemblait à Woody Allen nous a servi des cheesecakes et du café. Attablées comme des louves repues, nous nous y sentions heureuses et belles. Il faisait chaud, c'était presque douillet. En ressortant, nous rigolions comme des folles et nous chantions le Star-Spangled Banner et la Marseillaise. Moi, accompagnée de mes femmes chocolat, elles, de leur poupée en sucre candi.

mercredi 24 janvier 2018

Mappemondieuses

Nous n’aurons pas de nuit à dormir 
Pour réveiller la grande armée de nos baisers
La mer n’aura pas le temps de changer mille fois de couleur

Il y a déjà tant et tant à faire sous ces vieilles arcades
Nul besoin de faire appel à
Notre-Dame-de-Toutes-Aides et à
Toutes sortes de bondieuseries

Mieux vaut se faire de sauvages mamilations
En déballant dans la nuit noire notre mamellerie
Fauve et sans méprise

C’est instant du sourire
L’instant où précisément les mamelles rient
Conspiration bienfaisante des voyelles et des pensées de porcelaine

Entre les dunes lointaines
Sur la plage où nous ne sommes pas encore
Serpente orphelin un joyeux vent déjà bien mamellifère


mardi 23 janvier 2018

La belle branleuse

La belle branleuse qui avait peur des cimetières ce matin
Dans la rue
Cette nuit s'éveille nue
Ses vêtements sur une chaise au pied de son lit maintenant 
Attendent sa venue



lundi 22 janvier 2018

Décalée

                                           à Grace et Angela,

Décalée par les heures
Je reviens d’un pays de fer
D’un pays de verre et de béton
Les yeux clos de bonheur
Et de tétons
Où vivent deux muses afro-américaines
Qui s’aiment
Et ont recouvert mon corps de baisers partout
Partouzes
Contre les intempéries de l’hiver
Que m’importe leur amour
Si à Madison Square
A l'heure ardente
Devant le fer à repasser
Elles célèbrent encore mes tétons


Les gestes familiers


Je range mes doigts sur toi aux mêmes endroits
Comme des papillons
Ou je ne sais quoi
Bien sûr ça gémit 
Ça râle
Ça chante
C'est beau
Comme un avertisseur d'incendie


dimanche 21 janvier 2018

Le luxe


"Le luxe n'est pas un plaisir, mais le plaisir est un luxe."
(Francis Picabia)

vendredi 19 janvier 2018

Dans le même lit

                                        à Angela et Grace,

Couchée sur le côté
Mon ventre contre les fesses d’Angela
Je la branle doucement
En faisant entrer mes doigts dans sa fentine
Où coule son miel
En même temps
Je caresse ses seins avec mon autre main
En même temps
Couchée sur le côté
Son ventre contre mes fesses
Grace me branle doucement
En faisant entrer ses doigts dans ma fentine
Où coule mon miel
En même temps
Elle caresse mes seins avec son autre main
Et je ne sais
Quels tremblements soudains de Grace
Ou quels soupirs d'elle
Ont fait comprendre à Angela
Qu’il était urgent
Qu’elle vienne
Mettre son ventre 
Contre les fesses de Grace
Pour la branler doucement
En faisant entrer ses doigts dans sa fentine
Où coulera son miel
En même temps
Qu'avec son autre main 
Elle caressera ses seins

J'aime son bouton de rose


Il est toujours de bon aloi
De dire que la rose est l'excuse de la poésie
Surtout quand surviennent
Ici et là
Des explosions de nénuphars

jeudi 18 janvier 2018

Black and white



  "La belle black fixa de nouveau les pince-tétons sur la poitrine d’Alison, et comme elle l’avait décidé, commença à presser le sexe de la malheureuse avec sa main. Cette fois, Alison avait bien du mal à lire correctement. Et les choses se gâtèrent bien davantage quand Miona vint installer son visage dans l’entrecuisses pubère pour venir y lécher le fruit mûr.
  — Je n’y arrive plus, s’écria Alison, inextricablement excitée par le plaisir et par la souffrance, ça n’est pas possible!
   — Continue, répétait Miona, inflexible."

Extrait de "Black and White", in "Mœurs étranges des filles d'Hécate 1"

mercredi 17 janvier 2018

Un mail de Marianne

"Chère Ophélie,

 Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps...

 Le dimanche s’est terminé en beauté. Le thé a diablement fait son effet. Les langues se sont merveilleusement déliées. Finalement, les deux pimbêches cachaient bien leur jeu. Dans mes bras, je leur ai roulé des gros palots à tour de rôle, tout en malaxant vigoureusement leurs seins bien ronds sous leurs pulls et leurs soutiens-gorge. Elles avaient l'air d'aimer ça et me le rendaient bien. Puis je les ai invitées à continuer les palots, mais entre elles, ce qu’elles n’ont pas refusé de faire, à la grande stupéfaction de la petite sœur qui n’en croyait pas ses yeux. Pendant ce temps, j’ai entrepris de retirer leurs jupes. Elles m’y ont aidé sans réticence, les salopes, puis se sont débarrassées de leurs pulls. En soutien-gorge et en petite culotte, elles n’ont pas osé aller plus loin. Mais Rose, Muriel et moi avons dégrafé les soutiens-gorge et baissé les petites culottes…

 Mon dieu, Ophélie, tu verras... Je crois que tu ne seras pas déçue à ton retour. Karine et Gaëlle sont magnifiquement suréquipées. Jolis fessiers, seins superbes, lèvres pulpeuses, hanches harmonieusement dessinées, cuisses racées… Bref, on pouvait déjà tout deviner, mais pas à ce point là, non! Elles sont, je te dis, hyper-avantageuses et croquises, exactement comme la cadette. Nues, pendant que nous nous désapions à notre tour, elles n’ont pas arrêté de s’entrebaiser. Puis on a repris ensemble, toutes les cinq. Je t’en dis pas plus. Si. A un moment, Gaëlle s’est allongée à plat dos sur Karine, et moi, je m’activais entre leurs quatre cuisses, dans leurs deux fentes. Dans l’une avec deux doigts, dans l’autre avec la langue. Puis j’inversais. J'inversais. J'inversais encore. Fallait les entendre, elles mamaoutaient un max comme  des chattes en chaleur! 

 Finalement, Muriel est venue lécher ses sœurs.

Dix mille baisers à toi partout.

Marianne"


Seigneur


J'ai beaucoup péché Seigneur
J'ai trop aimé la chair et les seins
Ainsi que dans les miroirs
Ma propre image
Et pas suffisamment tes Saints martyrs
Surtout tes Saintes
Que j'aurais aimé baiser
Mais je ne le regrette pas Seigneur
Je ne me déteste pas
Et je chéris quand même mon beau désordre de moissons


mardi 16 janvier 2018

L'échappée belle

 Hier, j’ai visité le musée Whitney. J’ai beaucoup aimé les Hopper. Il y en a de très beaux qui dégagent un vrai sentiment d’éternité. Dans ce musée, il y a de belles collections d’art américain du vingtième siècle. Que vous en dire encore? Ah, si, je suis allée me goder dans les toilettes du musée. 

  Ce matin, je suis seule encore. Grace et Angela sont au travail. 

  J’ai reçu un mail de Marianne qui me dit qu’elle est allée comme prévu au cinéma, à Quimper, avec Rose, Muriel et ses deux sœurs. Ensuite, elles sont toutes venues à P. prendre le thé. Pour aller plus vite, je fais un copié-collé du mail de Marianne.

"Ma chérie,

Nous sommes allées, Rose, Muriel et moi au cinéma à Quimper, avec Karine et Gaëlle. Nous avons vu L’échappée belle. Il n’y avait pas grand monde et étions assises devant, sur une même rangée. Dans l’ordre, il y avait, en partant de la gauche, Rose, Muriel, moi, puis Karine et Gaëlle. Pendant le film, Rose et Muriel se sont roulé des pelles, et de temps en temps, Muriel se tournait vers moi pour m’en rouler une aussi. Karine et Gaëlle ne pouvaient pas ne pas voir notre manège, mais elles ne disaient rien. Après le film, Rose et moi avons invité les trois sœurs à prendre le thé à la maison. Gaëlle a d’abord refusé, mais Karine a laissé entendre qu'elle aimerait bien. Rose et moi n’avons guère insisté parce que Muriel sautait de joie et incitait ses deux sœurs à venir. Finalement, les sœurs nous ont suivi dans leur voiture.  

A la maison, on s’est installé dans le salon. Rose et Muriel ont allumé un feu dans la cheminée, et moi j'ai rangé les godemichés qui traînaient et préparé le thé. Pendant le thé, on a discuté du film, puis de différentes choses, en particulier des travaux dans la maison de Muriel, mais aussi de leur mère Andrea et de leur beau-père Eliaz, et de toi, évidemment, partie à New-York. L’atmosphère était un peu tendue. J'ai remarqué un gode, oublié dans une coupe à fruits, mais je l'ai laissé en place. Muriel caressait un peu maladroitement Rose, mais n’osait faire davantage, comme si elle craignait la réprobation de ses grandes sœurs. Celles-ci étaient visiblement mal à l’aise aussi, jusqu’au moment où Muriel a carrément peloter les seins de Rose. Gaëlle s’est alors mise à rire nerveusement et a dit: eh bien, Muriel, te gêne pas, je sais bien, vous êtes gouines, mais quand même! Muriel lui a aussitôt répondu: ça te choque? Gaëlle a dit: non pas du tout, mais quand même… Visiblement, Gaëlle ne savait plus quoi dire. Puis le silence est tombé. Nous étions vraiment toutes gênées, sauf Muriel qui laissait échapper des petits fous rires en pelotant Rose. C’est alors qu’elle a dit soudain, rompant le silence: peut-être bien que cela te fait envie, Gaëlle, mais que tu n’oses pas? Le silence est  encore tombé, plus épais. Karine a pris la parole. Elle a dit: moi, ça me fait envie, mais je n’ose pas. Alors, je suis allée vers elle et l’ai prise dans mes bras, je l’ai embrassée un peu partout sur son visage, dans sa nuque, sur sa bouche. Elle sentait bon. Le belle se laissait faire, complètement passive, manifestement très intimidée. Muriel était ravie, et moi, je voyais Gaëlle qui nous regardait bouche bée, n'osant plus rien dire. Je lui ai demandé si elle voulait venir. Contre toute attente, elle s’est levée, penaude, et j’ai pris les deux sœurs entre mes bras, puis je les ai câlinées longuement.

Voilà, ma chère Ophélie, je ne te raconte pas la suite, je préfère créer un suspens. Tu nous manques, évidemment, mais je vois que tu passes de belles soirées avec Grace et Angela. Baise-les bien tendrement pour Rose et pour moi. Je t'aime.

Mille baisers à toi partout. 

Ta Marianne"


La vie en rose


Pour l'instant
Je suis aveugle
Et vois la vie en rose
J'attends la venue certaine
De magnétiques lèvres rouges
Parées de rouge à lèvres
Avec lesquelles je me mettrai  vite en osmose


lundi 15 janvier 2018

Bien arrivée

 Ça y est, je suis bien arrivée. Hier, Grace et Angela m’attendaient à l’aéroport. Après les féroces contrôles des douanes et de folles embrassades, nous avons sauté dans un taxi et avons filé vers Manhattan. Il faisait un temps magnifique, ensoleillé, mais très froid.

 Grace a bien choisi. Angela est une jolie gazelle de vingt-deux ans, très gaie, très souriante. Elle travaille comme vendeuse dans un magasin de sous-vêtements féminins dans Broadway. C’est précisément dans cette boutique que Grace l'a rencontrée, en allant acheter un soutien-gorge. Angela habite TriBeCa, au sud de SoHo, quand on descend Manhattan vers Wall Street. Non loin de chez elles résident également les ses parents. Son père est policier et sa mère institutrice. C’est à TriBeCa qu’Angela et Grace vivent désormais, dans un petit appartement très cosy.

 Angela, paraît-il, était ravie de faire ma connaissance. Elle était très impatiente et un peu inquiète à l'idée de me rencontrer. Grace lui avait beaucoup parlé de moi et de mes amies, de ce que nous avions l’habitude de faire ensemble, de nos partouzes entre filles, de nos sorties érotiques la nuit, de nos godemichés, et elle voulait absolument découvrir cette barbare blonde à la peau blanche nommée Ophélie. En même temps, elle craignait cette rencontre... 

 Dès notre arrivée dans leur appartement, nous sommes immédiatement ressorties et allées déjeuner dans un snack dans Chelsea Market. Là, Angela se montrait résolument silencieuse et observatrice de ma petite personne. Elle souriait quand je prenais la main de Grace pour embrasser ses doigts et, dans son regard, il y avait beaucoup de déférence. Elle m'a dit que j'étais très belle et que je lui plaisais. Je l'ai remerciée. Soudain, elle a voulu aussi que j’embrasse ses doigts, ce que j'ai fait avec plaisir. 

 Ça a commencé ainsi. Un peu plus tard, sur la High Line, je lui ai demandé si je pouvais l’embrasser sur la bouche, Angela m’a dit oui. Je lui ai donc fait un french kiss en public. En nous tenant toutes les trois par la main, nous avons flâné, malgré le froid. Nous avons parlé des New-yorkaises. Je leur ai dit que je trouvais qu'elles portaient des tenues too much, hypersexy, avec des jupes souvent très courtes, de très hauts stilettos, et des pantalons hypermoulants. Elles étaient d'accord. 

 Après notre promenade, de retour chez elles, il faisait nuit et vraiment très froid. Je ne leur ai même pas demandé si elles voulaient bien ressortir avec moi, à poil sans nos manteaux. Non, ce n’était vraiment pas possible! Nous avons dîné et fait l'amour toutes les trois, bien au chaud. Elles ont un très grand lit et avons dormi ensemble dans le grand lit. J'étais entre elles deux, au milieu. J'avais accès à leurs foufounettes et je les ai branlées de nouveau, toutes les deux en même temps. J'ai oublié de dire, Angela est très belle, avec une poitrine de taille moyenne, très voluptueuse. En essayant de m'endormir, je pensais qu'elles avaient l'âge d'être mes filles. 

 Aujourd'hui lundi, je suis seule. Grace et Angela travaillent et je vais rester seule, jusqu’à ce qu’elles reviennent ce soir. J’irai me promener dans TriBeCa qui est une ancienne zone industrielle, rénovée assez récemment, très animée. Le quartier est plutôt globalement branchouille, et abrite, paraît-il, de nombreuses stars. Demain, je retournerai du côté de la High Line pour visiter le Whitney Museum où se trouve une belle collection de tableaux d’Edward Hopper et de plein d’autres artistes américains. 

 Du côté Marianne, Rose, Muriel et ses deux sœurs, pas de nouvelles. Je ne sais comment le cinéma et le thé se sont passés. Je ne suis pas inquiète. Pour l'instant, j'ai l'intention de jouir et de faire jouir Angela et Grace.


Trois sœurs


Pas les Brontë
Ni celles de Tchekhov
Mais les filles d'Andréa
Nous les ferons se dénuder
Et marcherons à leurs côtés
Dans la nuit
Pour traverser le monde


dimanche 14 janvier 2018

Muse noire


Ô muse noire aux seins mouvants
Le désir d'une bigote obscène 
Ne pervertira jamais ton cœur caramel

samedi 13 janvier 2018

Au cinéma


La langue est bien meilleure
Dans une salle obscure
Où palpitent en chacune nos milliards de neurones
Depuis le temps que tu te rêves
Sens dessus dessous
T'y voici belle amie


vendredi 12 janvier 2018

Demain, je m'envole

 Demain, je m’envole pour New-York, seule, sans Marianne et sans Rose. J’y rencontrerai Angela, la nouvelle amie de Grace. Vraiment, je suis très heureuse que Grace ait rencontré Angela. Elle me dit avoir trouvé un nouvel équilibre et, heureusement, elle ne fait plus reposer sa vie sur la mienne, comme elle le faisait cet été. Angela est une black de Manhattan qui habite TriBeCa. 

 De son côté, Marianne n’est pas jalouse. Elle sait qu’à New York, je vais faire l’amour avec Grace et aussi très certainement avec Angela, mais cela ne lui fait pas mal. Bien au contraire, cela l'excite vraiment. Marianne m’aime et sait que je l’aime, que je ne la quitterai jamais. Rien ne sera aussi fort que notre amour. Ni la beauté, ni la jeunesse de Grace ou d'Angela aux peaux d’ébène. Ni non plus la blondeur de Muriel ni celle de Karine, ni non plus celle de Gaëlle. Seule, peut-être la mort.

 Pour l’instant, à la maison, nous parlons surtout de Karine et de Gaëlle, les sœurs aînées de Muriel. La visite éclair de Karine, samedi dernier, sa jupe droite, sa poitrine qu'on devinait bien présente sous son pull, nous ont fait, et nous font encore, tourner la tête. Pour nous faire davantage fantasmer, Rose nous répète sans cesse que Gaëlle est aussi belle que Muriel et Karine, aussi blonde. Mon dieu! J'aime tant les femmes belles!

 Marianne, par l'intermédiaire de Rose et de Muriel, à l'intention d'inviter Karine et Gaëlle à la maison, dimanche prochain, après une séance au cinéma. Dommage, je ne serai pas présente à ce thé entre filles, mais Marianne me racontera. Je lui fais confiance.


Dans ce château


Dans ce château qui n'a pas d'âge
Erre depuis toujours
Une jeune femme
Aux petits seins
La nuit
Elle dort sur des tapis de lierre
Elle attend patiemment
Depuis toujours
Une belle rousse aux bijoux
Qu'elle ne connaît pas
Mais que des anges révèrent






jeudi 11 janvier 2018

Inébranlable

                                                  à Marianne,

Inébranlable tu me broutes à toute heure
Sans te soucier de mes vertiges de couleuvre
Sois tranquille ô ma sœurette en cœur
Je te rendrai la pareille de ton œuvre
En t’anéantissant avec ce beau vibreur


mercredi 10 janvier 2018

Excitante aventure


Pourquoi aller plus loin avec elle?
Pourquoi ne pas la laisser là?
Ne pas la mettre dans une poubelle?
Son absence
Entre mes cuisses
Ne mûrirait-elle pas le secret fruit de jouir?

mardi 9 janvier 2018

Je ne dis pas non

Pieds et jambes amarrés
A la tête et au pied du lit
Ton vibro insistant me taraude
Je couine
Je couine
Je miaule
Je mieline
Je cyprine
Je dis oui
Je dis oui
Toujours oui
Je ne suis pas contrariante
Tu suces mes tétons
Non je ne dis pas non

lundi 8 janvier 2018

Offrande


Quand les amoureuses ont une flamme dans le cœur
Et qu'elles ne sont plus des petites filles
Qui récitent leur leçon
En se rendant à l'école


dimanche 7 janvier 2018

Hier, une journée de travaux

 Hier, Marianne, Rose et moi sommes allées donner un coup de main à Muriel, dans sa vieille maison en travaux, qu'Eliaz, son beau-père, la second mari de sa mère, est en train de réparer avec elle. C'était dur. Il fallait abattre des cloisons et mettre en sacs des gravats. Heureusement nous avions mis nos gants pour ne pas abîmer nos jolies petites mains et nos ongles effilés. Mais nous aimons toutes travailler comme ça, entre filles. Le cœur y était, l'objectif a été atteint. Nous étions vraiment contentes de rendre service à Muriel! A midi, nous avons mangé sur place et l'ambiance du repas était vraiment très sympathique.

 En début d'après-midi, ainsi que nous en avait prévenu Muriel, Karine, sa sœur aînée, est venue nous rejoindre avec son fils Achille. Pull. Jupe droite, noire et élégante. Blonde. Souriante. Avec des seins vraisemblablement de bonne taille. A l'évidence, Karine est très belle. J'y pense soudain, Karine c'est aussi le prénom de ma fille. Elle nous a saluées gentiment et Muriel nous a présentées comme étant ses nouvelles amies. Achille, son fils, n'est pas venu nous voir et a préféré parler avec Eliaz, qui, en haut d'une échelle, plaçait les nouvelles ardoises sur le toit. Karine a voulu qu'il vienne pour nous faire la bise, mais le gamin a refusé et a piqué une violente colère quand elle a insisté. Charmant bambin! En fait, nous pensions que Karine allait rester tout l'après-midi et nous donner un coup de main, ce qui nous aurait permis de faire plus ample connaissance et, peut-être... de sympathiser. Mais rien du tout. Après avoir échanger quelques mots avec Eliaz et transmis des infos en provenance d'Andréa, elle est repartie avec son mioche et son beau sourire. Nous étions franchement déçues.

 Bien sûr, en donnant des coups de masse dans les cloisons de briques, nous avons discuté après son départ. Marianne pensait que la conquête de Karine n'était pas gagnée. Elle disait avoir fantasmé mille scènes, et là, tout s'effondrait d'un coup. Muriel, elle, était étonnée. Elle avait compris, par la bouche de sa sœur, qu'elle resterait pour nous aider et faire connaissance. Pourquoi avait-elle changé d'avis? Se doutait-elle de quelque chose? Rose, pragmatique, considérait que c'était quand même une première prise de contact, que celle-ci était positive, et qu'elle inciterait sans doute Karine à accepter une prochaine invitation chez nous, autour d'un thé très parfumé servi dans mes jolies tasses Minton, avec des petits gâteaux. Nous tombâmes d'accord. Moi, je ne savais pourquoi, je pensais que Karine était le genre de fille qui se prête, mais qui jamais ne s'abandonne vraiment. Face au désir qui lui fait peur, elle sourit. Elle sait résister à tous les désordres du sentiment en se réfugiant sous une sorte de masque plaisant, voire dans la solitude. Le matin, Muriel nous avait dit que Karine venait d'être quittée par son mec qui la cocufiait abondamment et que, curieusement, elle n'en était pas triste, bien au contraire, puisque tous deux ne s'entendaient plus depuis longtemps. Karine ne voulait pas souffrir, mais pour autant, irait-elle vers des amours libertines avec des femmes, surtout des amies de sa jeune sœur? Karine, nous dit Muriel, a toujours été une lutteuse, une implacable résistante. En fait, c'est une sainte! Une sainte? pensai-je, moi qui ai toujours voulu baiser une sainte!