Ophélie Conan

Ma photo
Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

jeudi 30 novembre 2017

Chaînes

"Si vous ressentez vos chaînes, vous êtes déjà à moitié libre."
Proverbe anglais

mercredi 29 novembre 2017

Du coup

 Je n’aime pas du tout l’expression "du coup". C'est un tic de langage laid et ridicule, surtout quand celles ou ceux qui en sont atteints commencent systématiquement leurs phrases avec. J’entends encore Rose m’interpeler en me disant: "Du coup, Ophélie, tu serais d’accord pour qu’on sorte ce soir?" 

 Rose, quand elle est venue s’installer chez moi, me saoulait avec ses "du coup" à tout bout de champ. Du coup, du coup, du coup… Je lui ai donc fait la guerre et elle s’est corrigée. Elle continue de nous mettre des fessées et des coups de martinet, mais elle ne dit plus jamais "du coup" (rarement). 

 Je ne pense pas être puriste, mais cette expression est aujourd’hui utilisée de manière totalement absurde. Normalement, elle signifie "par conséquent" ou "de ce fait" ou encore "aussitôt". Elle évoque l’idée d’une cause agissant brusquement, comme un "coup" qui survient, alors qu’on ne l’attend pas. Mais, de nos jours, elle est utilisée systématiquement, sans surprise, en dehors de tout lien brusque de cause à effet. "Du coup" est ainsi jeté dans le discours n’importe comment, avant même l’évocation de quoi que ce soit, même pas pour faire croire à l’interlocuteur qu’on utilise là un argument, mais seulement pour "meubler", "occuper le terrain" parce qu’on n’a rien à dire. Peut-être s’agit-il d’extorquer une approbation de son interlocuteur, car "du coup" est souvent une fausse causalité qui vise à assener une violence à l’autre (un coup) afin de le mieux prendre pour un con. "Du coup" n’a vraiment aucune utilité dans: "Du coup, il a fait beau aujourd’hui!". Du coup quoi? Par rapport à quoi? En revanche, quand je dis: "l’orage a éclaté et, du coup, nous nous sommes déshabillées pour aller courir nues sous la pluie battante", j’établis bien une relation causale entre le déclenchement de l’orage qui, comme un coup, provoque notre désir brusque et sensuel d’aller courir nues sous la pluie.

 Bien sûr, il existe d’autres tics horripilants. Je citerais: "au niveau", "juste pas assez", "juste trop bien", "genre", "trop", "c’est clair", "en mode", "au final", "voilà", "quelque part", "je veux dire"... 

 Mais vraiment, "du coup" est le plus vilain!


mardi 28 novembre 2017

Belles amantes

En corsage
Échancré
Baisers fiévreux et lumineux
Mains croisées dans des décolletés ajourés
Morsures des lèvres en feu
Succion éternelle des seins
En même temps que branlette soutenue
Plantureux soubresauts d’un arrière-train
Soixante-neuf énigmatique et chaotique
Lèvres luisantes roses et charnues
Imagination débridée des nichons au pouvoir
Gourmandise des tétons
Des globes parfaitement ronds 
Du sillon intermammaire
Encore des soubresauts d’un arrière-train
Une bouche arrondie comme un cœur
Des caresses partout
Beaucoup de douceur
Des seins en surplomb sur d’autres seins
Des papillons humides
Volcaniques autant que légendaires

lundi 27 novembre 2017

Un bel intrus

Poésie spatiale de Richard Leray


Il y a des fricassées
Où il peut être judicieux
Pour grimper plus haut dans les cieux 
Et mieux attraper les racines du vent
De glisser entre nous
Un bel intrus rempli de délices
Grelottant comme un lys blanc

dimanche 26 novembre 2017

L'amour nous plaît

"L'amour nous plaît, son bruit de chaînes et ses fruits de saison. Et tant mieux. Rien n'est plus désolant que de détester l'amour."
Marie Desplechin

samedi 25 novembre 2017

Bientôt


  • Mon cher amour,
  • Je n'en peux plus de notre séparation. Dans ce beau poème, tu me dis que tu veux me retenir pour me respirer à pleins poumons! Oh, si tu savais, ma chérie, comme j'ai envie que tu me retiennes, si tu savais comme moi aussi j'ai envie de te respirer. Bientôt, bientôt, ma chérie... 
  • Marianne
  • Cher petit cœur
  • Oui, bientôt, bientôt... En attendant, tu ne te laisses pas aimer négligemment et c'est très bien. Tu n'abuses pas de ta séduction, et c'est encore très bien. Tu ne préfères pas t’effacer quand nous sommes loin l'une de l'autre, et c'est merveilleux. Tu aimes te laisser entraîner dans d’infinis jeux de miroir avec moi, et ça j'adore! 
  • Tu es un vrai petit cœur et je t'aime, 
  • Ophélie 

vendredi 24 novembre 2017

Pour la petite histoire

Rien que pour la petite histoire
Tu m’as aguichée et j’en ai perdu la mémoire
Maintenant vois
Je la cherche au guichet des objets trouvés
A l’occasion je ne manque pas
Avec ma langue de te faire miauler
Et je trouve que les miaulements te vont très bien 
Mais ça ne me permet en rien 
De retrouver ma tête
On verra où tout ça nous mène
D’abord je ne regrette pas cette minute de Q
Puis cette ribambelle de secondes de silence
Oui tout ça finira bien par faire un beau voyage
Avec des cierges allumés
Et des trains manœuvrant sur des ponts d’acier
Quelqu’un je l’entends déjà
Perforera le mur de la nuit
Et il en aura même du mérite et moi
Pour l’instant
Je suis la balançoire de tes hanches qui te suit
Et toi un manchot lapin rêvant d’île déserte
A l’ombre de géants palmiers
Malgré tout je suis dans la lumière
Je tempère ta paire et j’en fais un repaire contre la tempête
J’ouvre ta porte que d’aucuns appellent jarretelles
Et des remorqueurs poussifs poussent des cris d’hirondelles
Sur un fleuve immense où lentement je dérive
Tandis que sur l’autre rive 
De gentils coquillages racontent l’océan
Mais ça n’est là encore qu’une mince bagatelle
Un peu troublante
En attendant de plus joyeux supplices à la Saint Sulpice
Rien que pour la petite histoire
Pour toi mon petit cœur

jeudi 23 novembre 2017

Je m'enracine

Nous sommes
Dans cette forêt d’automne
Comme deux sœurs jumelles
Aux seins jumeaux
Dont les petits bouts attisent le soleil

Veux-tu que je te dise
Dans notre moelleux bain de feuilles
Baisons ma douce
Baisons nos bouches amies
Suçons nos jolis tétons pour qu’ils durcissent
Et ne hâtons pas notre désir
D’exciter nos charmants pussies
Il sera toujours temps de le faire 
N’est-ce pas douce amie
Et même d’y introduire tu sais quoi
Ô ma sœur 
Ô ma jolie

Et avant d’entrer dans le secret de la terre
Veux-tu que je te dise encore très belle amie
Écoute en cette miraculeuse soleillée
La chute lente et très vertigineuse de cette élégante feuille rousse
La vois-tu 
La vois-tu qui tombe mon amour
L’entends-tu qui tousse
Oh écoute ma douce
C’était peut-être un rêve
Mais on n’entend plus rien du suintement des sèves maintenant
C’était au printemps tu t’en souviens
Et comme il était intimidant le craquement des écorces
Et rassurant le froissement des feuilles naissantes
Et comme tu me fais du bien en ce moment
Comment as-tu fait pour me le mettre
Continue tes va-et-vient ma très chère
Mais surtout écoute l’éternelle forêt qui vit
Et qui pourtant s’endort pendant que tu me perces
Et me berces
Et vois comment lentement
Doucement je m’enracine

mercredi 22 novembre 2017

Le fouet

"Le fouet a cet avantage sur les caresses. Ses traces durent longtemps."
(Denis Robert)

mardi 21 novembre 2017

Narquoise

Je te broute en pinçant les tétons
De tes prodigieuses boites à lolo
Qui me font tant rêver
Tant chavirer le cœur
Et toi 
Allongée sur le dos
Tu me regardes
Les mains derrière la tête
Muette comme un pot
Comme indifférente
Aux turpitudes lubriques de ta bonne Lili
Qui aime tant le clitoris de ta vallée 
Et qui si tu
Continues comme tu le fais 
A la narguer
Crois bien qu’elle va tout de suite tout cru l’avaler

lundi 20 novembre 2017

Vers le château

Photo d'Erik Johansson

"Les dernières maisons du village, coquettement fleuries, étaient souriantes et gaies. Je humai profondément le grand air et, avec ravissement, abordai la campagne qui, déjà, sentait bon l’automne. Le beau temps semblait de la partie, et seuls, par moments, des coups de feu tirés par des chasseurs trouaient son silence. Sur ma gauche, des champs roussissant sous le soleil encore dru s’étendaient à perte de vue. Sur ma droite, se profilait la belle parure d’un grand bois.

En coinçant sous la boutonnière de mon chemisier, une feuille de fougère que je cueillis, je songeai que le château ne serait certainement plus très loin, caché derrière cette épaisse et superbe végétation.

J’écoutai mon pas sur le goudron et repensai à la manière dont les événements s’étaient rapidement déroulés pour me permettre d’obtenir cet emploi. Finalement, je n’avais eu aucun mal à convaincre ma mère. Mon départ, bien qu’elle s’en défendît, la libérait.

Le lendemain de ma soirée chez Maÿlis, comme convenu, j’étais allée rendre visite à son amie Ariane. La belle prof de philo m’avait expliqué qu’elle s’était mise en rapport avec "la rouquine", l’intendante au Château des Ouches, une certaine Clémentine, qui lui avait confirmé qu’effectivement sa maîtresse, la comtesse de Kerouragan, était à la recherche d’une dame de compagnie qui fût jeune, jolie et rompue aux mœurs saphiques. Avec joie, j’appris que la place était toujours vacante, et qu’il m’était possible de faire un essai. Naturellement, il fallait que l’expérience me fût agréable et, pour être embauchée (ou débauchée), convenir à l’exigeante comtesse. Elle m’expliqua que cette drôle de femme comptait non seulement que sa nouvelle recrue s’adonnât sans réserve au lesbianisme, mais qu’en plus, elle fût particulièrement soumise et docile. Elle me demanda si je présentais de telles dispositions. Evasivement, par instinct, je confirmai.

En fin de comptes, je la remerciai d’une bise chaleureuse pour son aide. Elle en profita pour m’enlacer sensuellement et m’embrasser sur la bouche. A la fin, elle me demanda si je voulais bien dîner avec elle, et comme j’acceptai sa proposition, nous nous rendîmes en amoureuses, dans une gargote sympathique située dans le quartier latin. Vers dix heures, nous retournâmes chez elle, où nous attendait Maÿlis et y passâmes un délicieux reste de soirée. Mes deux amies m’initièrent à la partouze entre femmes et m’apprirent l’art de manier le godemiché…"




dimanche 19 novembre 2017

Rencontre

                                               à Marianne,

Ravie de vous voir ma très chère
De baiser votre bouche
Et de soupeser vos seins entre mes doigts
Regardez
Voici mes tétons
Vous pouvez les sucer à votre guise
Ils sont à vous
Comme il est drôle n’est-ce pas
De nous aimer
Nous qui sommes en tous points identiques
Qui n’avons rien d’autre à nous donner
Que ce que nous avons déjà chacune
Quel est donc ce beau mystère
Aussi beau qu’un clair de terre sur la lune
Vous me voyez ravie de votre langue agile
Entre mes cuisses
C’est une douce souffrance ma très chère
Que vous savez si bien m’infliger
Moi qui ne suis que votre douce moitié
Laissez-moi regarder vos jolies fesses
Et les caresser doucement avec mes mains
Et aussi avec mes seins
J’y mettrai ma bouche si vous le désirez
Nous serons femmes serpentes
Et ne délaisserons aucun de nos orifices
Se frotter vous le savez bien
Se caresser est un savant jeu de patience pour muettes
Qui demande de la suite dans les idées
De l’approfondissement
Et de la souplesse dans le poignet
J’aime vous regarder jouir
J’aime vos soubresauts identiques aux miens
Ainsi que votre long anéantissement d’aiguille aimantée

samedi 18 novembre 2017

La morte

Maintenant c’est à mon tour
De faire la morte sur le dos
Je me pâme
Et te laisse lécher ma chatte
Pendant qu’avec amour
Je pétris mes seins
Tu es jolie tu sais en goulue
Avec tes boucles d’oreilles
Surtout quand tu rampes jusqu’à mes seins
Et ma bouche

vendredi 17 novembre 2017

Je suis belle ô mortels, et je me fous totalement que le masculin l’emporte

On disait, il n’y a pas si longtemps encore, que les Français étaient le peuple le plus spirituel du monde. Pour ma part, je pense, qu’avec cette nouveauté stupide et idéologique qu'est l'écriture inclusive (stupide parce qu’idéologique), les Français•e•s sont devenu•e•s particulièrement idiot•e•s.
Les petits enfants n'ont sans doute pas assez de mal à apprendre à écrire correctement le français. Ne parle-t-on pas de 20% d'analphabètes à l'entrée du collège?

jeudi 16 novembre 2017

Ciselées

En ciseau avec toi
Marianne
En ciseau avec toi
Rose
C’est toujours la même chose
On se tient par les cuisses
On s’y agrippe
Comme à une liane
L’on s’enfonce l’une dans l’autre
Comme dans une neige de seins
Mais c’est toujours un gracieux mirage d’algues
Qui chavire ma chair
Même si Grace très doucement 
Parle à mon oreille

mercredi 15 novembre 2017

Tranquillement

Tranquillement je me prends en levrette avec un gode
Seule dans la chambre miteuse d’un hôtel interlope
Situé au centre d’une ville en porcelaine de Saxe très probe
J’ai ce me semble du fait de ma méthode
Le fond extatique et très huileux d’une cocotte
Et me sens comme une sorte de poulpe maquillé en salope

mardi 14 novembre 2017

Au bout de la laisse

                                                  à Marianne,

Quand je la promène en laisse 
Nue dans la maison
Ses gros roploplos
Pendouillent sous elle

Dans le silence du salon 
Où nous nous arrêtons
Sur le tapis en grosse laine
Où le temps s’effondre
Je le lui lèche gentiment le fion
Et fourbis mes doigts dans son étroit dedans

Patiente
Elle attend
Elle sait que je vais la baiser là
Sur le tapis
En levrette avec un gode
Elle a raison
C’est toujours ce que je fais

Elle aime ça
C’est une bonne chienne
Un docile animal
Qui ne tire jamais sur sa laisse
Et ne tient pas foudre en haleine

A dire vrai 
Ce que nous faisons dans la maison 
N’est guère romantique
Même si je l’aime

Mais tout compte fait
C’est bien là le destin du sexe
Il paraît toujours moins romantique
Mais plus ébouriffant
Que le bel amour platonique

lundi 13 novembre 2017

Découverte

"Parfois monter un escalier est la seule façon de savoir où il mène."
(Antoine Bello)

dimanche 12 novembre 2017

Ne vous demandez pas où vous êtes

"Puisqu'après tant d'efforts ma résistance est vaine, 
Je me livre en aveugle au transport qui m'entraîne." 
Voltaire

samedi 11 novembre 2017

Friandises

Il y a quoi qu’on en dise
Tant de choses merveilleuses à sucer
Chez une femme
Beaucoup de friandises
Mais seule la rencontre du sexe et du cœur crée l’extase

Aimer l’autre c’est le préférer à soi-même
La puce ou le vampire ont besoin de sang pour exister
Amante je me sens vampire
Ou puce
Dans l’automne tout bleu
Qui tresse tes cheveux

vendredi 10 novembre 2017

Après la balade au Faouët


  • Très chère Ophélie,
  • Comme j'aurais voulu vivre avec toi ces deux jours au Faouët. Ce devait être merveilleux. Ton texte est très beau. Comme toujours, il rend bien tes impressions, tes sensations, ta passion, l'atmosphère du moment. Mais j'imagine aussi très facilement car nous avons déjà tellement vécu des instants semblables ensemble depuis notre rencontre... Tu es une fée, Ophélie. Tu sais rendre les choses belles et merveilleuses, et je comprends que la belle Sandrine soit tombée amoureuse de toi, comme moi je suis tombée de toi quand je t'ai rencontrée. Comment te résister? Je ne suis pas jalouse, tu le sais. Bien au contraire, je vis ton amour pour moi comme un immense honneur dont je ne suis pas digne puisque, par ma faute, nous sommes toujours séparées. Ton escapade au Faouët avec Sandrine est donc une juste punition que je mérite. Je suis sûre que vous avez beaucoup joui ensemble, et loin d'en souffrir, vois-tu, cela me fait aussi beaucoup jouir.
  • Je t'aime ma très douce, ma très belle, ma très tendre, mon indispensable Ophélie,
  • Je te baise partout.
  • Marianne
  • Petit cœur, 
  • Quelle surprise de te retrouver ici! C'est si rare. 
  • Je te remercie, petit cœur, de me rassurer encore en m'écrivant ici que tu n'es pas jalouse. Tu as bien raison, le vrai amour fait mauvais ménage avec la jalousie. Mais, je t'en supplie, ne vis pas mon escapade avec Sandrine comme une punition que j'aurais voulu t'infliger, mais simplement comme l'expression de mon penchant que tu connais qui me pousse à aller vers la beauté des femmes. Je sais bien, ce n'est pas ce que tu m'écris. En revanche, tu as parfaitement le droit de le ressentir ainsi, comme une punition, mais sans doute parce que tu veux te punir toi-même, et que cela te fait du bien. Et ça, je peux le comprendre. Je peux comprendre qu'une punition fasse du bien. Bien davantage, je peux comprendre qu'une punition fasse jouir, car cela m'arrive aussi très souvent et je sais que les êtres humains sont terriblement paradoxaux. 
  • Je t'aime, Marianne, et moi aussi je te baise partout. 
  • Ophélie

jeudi 9 novembre 2017

Le queutard

A l’en croire il souffrirait
D’une maladie incurable
Notamment quand il entreprend une nouvelle relation avec une femme
Même très belle
Très intelligente
Très sensible
C’est dit-il plus fort que lui
Dès qu’il a fini de la baiser
Il ne peut plus la supporter
Il faut qu’il s’en débarrasse
Qu’il la mette à la casse
Et derechef repart à la chasse
Arpente les bars
Les boites de nuit
Essaie d’en retrouver une autre 
Plus désirable
Plus belle
Et c’est reparti
La sublime subira le même sort que ses consœurs
Il lui brisera le cœur
Parce qu’il veut faire un coup
Tirer un coup seulement
C’est un bourreau 
Des cœurs Mesdames et Messieurs
Avec sa queue
Qui déteste les femmes
Qui déteste qu’une femme
Vienne mettre son nez dans ses tiroirs
Et y foutre le bordel
Ce qu’il veut
C’est lui mettre le grappin dessus
La pousser dans sa citadelle
Et la baiser
Ni plus ni moins
Puis la raccompagner à la porte
Sans même lui donner le temps de se doucher

mercredi 8 novembre 2017

Éloge de l'égarement

"Ne demande jamais ton chemin à celui qui le connaît. Tu risquerais de ne pas t'égarer."
Rabbi Nahman de Bratslav 

mardi 7 novembre 2017

Complainte d'un agent de la RATP nouvellement recruté

Iveta est allée à une réunion sextoys sans moi
J’ai gardé les enfants à la maison
Elle est revenue tard dans la nuit 
Dans mon lit je ne dormais pas 
Je l’ai entendue rire en bas
Dans le salon
Il y avait une autre femme
Le lendemain matin je n’ai pas revu Iveta
Elle dormait
Le soir quand je suis revenu
Iveta était nue
Elle m’a dit que sa réunion s’était bien passée
Qu’elle s’était acheté plusieurs godemichés
Et qu’elle les avait déjà tous essayés

lundi 6 novembre 2017

Nous rendre humides

Mon amante gît sur le dos
Cuisses écartées
Comme elle est
Elle est comme ailée
Entre ses ailes
Je frotte missionnairement 
Ma tirelire contre la sienne
Comme si j’étais un petit mec
Ce qui me fait jouir
Et la fait jouir
Imagine how wet we’re

dimanche 5 novembre 2017

Alice et Fanny



"Alice disparaît et Fanny, en dévorant ses tartines, songe à sa drôle de cousine. Vraiment, Alice est déconcertante, tout entière dans son personnage spontané et impudique. Une vraie libertine. Stéphanie refait mentalement le parcours de sa journée d’hier, s’arrête à l’orage, à leurs caresses sous la grange, songe au merveilleux moment. Jamais elle ne s’était sentie aussi bien en faisant l’amour. Il est vrai qu’elle n’avait pas, de ces choses, une longue et intense expérience. Maintenant, elle a conscience qu’un changement est en train de s’opérer en elle, elle sait avec certitude qu’il lui sera désormais difficile de se mettre en quête de garçons.

La libertine reparaît soudain, cheveux tout mouillés, vêtue d’une robe de bain en tissu éponge.
— T’as fini de manger? Je t’ai fait couler un bain, si tu veux faire ta toilette?

Sa voix est douce, mystérieusement flûtée.
— Excellente idée! répond Stéphanie, souriante et visiblement sous le charme.

Stéphanie se lève, va dans la salle de bain, suivie par Alice.
— T’es sûre qu’il n’y a personne dans la maison? demande encore la timorée en se déshabillant.
— Absolument certaine!

Fanny ne ressent plus aucune gêne à se mettre nue devant sa cousine, elle enjambe la baignoire, s’installe dans l’eau tiède.
— C’est agréable?
— Merveilleux! Ça fait un bien fou!

Elle se laisse aller de tout son long, barbote pour son plaisir, fredonne Maman a tort. De son côté, Alice retire sa robe de chambre et, totalement nue, fait sécher ses cheveux devant la glace avec un sèche-cheveux. Quand sa tignasse est presque sèche, elle s’agenouille près de la baignoire.
— Je vais te laver, tu veux bien?

Elle prend une éponge qu’elle plonge dans l’eau tiède.
— Mets-toi debout!

Stéphanie se redresse, offre complaisamment sa belle anatomie au gant énergique de sa cousine qui l’astique un peu partout. Maintenant, elle sait presque par cœur la chanson de Mylène Farmer.

— Un, l’infirmière chante, deux, ça m’fait des choses, trois, comme l’alouette, quatre, j’ai peur, cinq, c’est dur la vie, six, pour un sourire, sept, j’en pleure la nuit, huit, et vous?"

samedi 4 novembre 2017

Nuit romantique à l'hôtel

Tu me disais
Ne t’angoisse pas ma mie
Enchantons nos petites culottes
Dans l’écume laiteuse de notre folie bleue
Nous vaincrons le sommeil et la mort
Et mettrons du feu 
Aux méandres de notre lesbienne luxure

vendredi 3 novembre 2017

Une montre dont les aiguilles ne tournent pas

 Je me hisse un peu de manière à pouvoir mieux observer ses yeux. Ils sont fermés, signe qu’elle veut se noyer dans son plaisir. Imperceptiblement, son bassin se met à onduler, et son creux rencontre ma main. J'adore accompagner sa houle, alors j’enfourche sa cuisse, et je jouis de la sensation sauvagement électrique qu’elle baise ma main alors que c’est ma main qui la baise. Je me laisse gagner par la sensation doucement enivrante que c'est mon bassin sur sa cuisse qui imprime cette bénéfique cadence…

 En la chevauchant, par flashes successifs, me vient l’idée que je ne peux plus faire l’amour avec un homme, ni même imaginer le faire. Pour moi, un partenaire sexuel ne peut être qu’une femme. Je ne me vois pas tenir entre mes mains une bite, je ne saurais quoi en faire. Je ne me vois pas la masturber, la sucer avec mes lèvres, la recevoir dans mon vagin. Et pourtant, dans une autre vie, j’ai fait tout ça. Aujourd’hui, ça m’est devenu totalement impossible. Il manque quelque chose. J’ai besoin de retrouver des seins comme les miens, une bouche comme la mienne, des grande lèvres et des petites pareilles aux miennes, un clito comme le mien, des fesses rondes et jolies comme les miennes. Tout ça m’est indispensable. Je veux pouvoir mettre mes doigts dans une chatte qui n’est pas à moi. Je veux pouvoir sucer des tétons qui ne sont pas à moi. Je veux avoir dans ma chatte des doigts qui ne sont pas les miens. Je veux sur mes tétons des lèvres qui ne sont pas les miennes. Je veux avoir une montre dont les aiguilles ne tournent pas.

 Maintenant couchée sur le côté, mon sexe contre ses fesses, je la branle sauvagement. Mes doigts, parfois, entrent dans sa fentine. Elle hurle de plaisir, tandis que j’embrasse sa nuque et empoigne ses seins que je ne cesse de tripoter et de bousculer en tous sens. Est-ce à cause de ma bonne sauvagerie? La voilà secouée d’un orgasme, qui se retourne sur le ventre, avant de précipiter, comme une affamée, ses lèvres sur mes seins...

jeudi 2 novembre 2017

Transports

"Ménageons les moments que ce transport nous laisse."
Jean Racine

mercredi 1 novembre 2017

Le jour de la Toussaint

Le jour de la Toussaint est un si beau jour 
Que nous sortirons 
Toi et moi 
Étourdies
Tous seins dehors
Comme des étoiles défilantes
A midi
Devant les façades des maisons en feu
Pour ne pas perdre le nord