Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

jeudi 28 septembre 2017

De tout petits détails

 Contrairement à ce que l’on pourrait croire, nos deux nuits passées dans notre grand gîte, au mois de juillet, furent loin d’être des folles nuits. Sans doute, étions-nous toutes un peu fatiguées par nos journées. En petit couples, vers vingt-trois heures, nous nous acheminions, fourbues, épuisées, les unes après les autres, dans nos chambres, pour faire un très grand dodo. On ne se faisait même pas la bise, dans le long couloir qui desservait les chambres, juste un petit signe de la main et un sourire complice qui voulaient dire à demain. La première nuit, je la partageai avec Grace, et la seconde, avec Giulia. Ce fut quand même un vrai grand plaisir, surtout le matin, au réveil. Ces deux nuits furent, quand j’y pense, sans doute prémonitoires. A y bien voir, elles annonçaient ma deuxième quinzaine d’août, passée d’abord à Rome, chez Giulia, puis à New-York, chez Grace.

 J’adore les réveils matinaux quand je me retrouve avec une jolie fille dans mon lit, quand je peux la tripoter à ma guise dans mon demi-sommeil, et quand elle aussi me tripote dans son demi-sommeil. J’ai alors l’impression de me réveiller dans un pays de rivières chaudes où le ciel est vaporeux et plein d’oiseaux distraits et où des plages ensoleillées regorgent de jolies sirènes, jeunes comme l’éternité. Ces réveils sont fréquents, me direz-vous, puisque j’ai l’habitude de dormir avec Rose ou Marianne. Mais là, avec Giulia et Grace, c’était bien différent, non parce qu’on pouvait faire la grâce matinée, mais tout simplement parce que c’était différent. Que c’était autre chose. Bien sûr, comme d’habitude, je pouvais disposer d’une paire de nichons qui n’était pas la mienne, mais ce n’étaient pas les mêmes paires que d’habitude, même si elles se ressemblaient. Je pouvais aussi jouer avec un frifri comme d’habitude, mais ce n’était pas le même frifri que d’habitude, même s’ils se ressemblaient. L’un parlait italien, l’autre américain, et ceux de l’habitude, toujours français. Donc, ce n’étaient plus les mêmes frifris. Parfois, quand j’y pense, je me demande à quoi ça tient le changement. Je me rends compte, en y réfléchissant, sotte que je suis, que ça tient à de tout petits détails.

2 commentaires:

  1. Emmenez-moi aux pays des merveilles...
    Frifri, jamais entendu, mais très mignon.
    Ca sert d'être trilingue, tripoteuse...

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