Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

samedi 30 septembre 2017

Délices

                                                     à Marianne,

Avec ma langue
Je savoure tous les replis de ta moule
Ma langue fouille
Bute
Démêle
Rencontre mes doigts
Peut-être les tiens
Qui séparent les feuillets
Dans un instant
J’utiliserai un gode
Tandis qu’avec cette vicieuse 
Je continuerai d’attaquer le charmant durillon
Et toi
Tu caresseras ma chevelure brouillonne

vendredi 29 septembre 2017

Jérémie

Il mesure trente-trois centimètres d'un bout à l'autre
Avec 
A chaque bout
Une longueur insérable de quinze
Tel est notre cher petit monsieur
A toutes les trois 
Un bel amour qui n'est pas en bois
Et pas non plus 
Le cheval de Troie

jeudi 28 septembre 2017

De tout petits détails

 Contrairement à ce que l’on pourrait croire, nos deux nuits passées dans notre grand gîte, au mois de juillet, furent loin d’être des folles nuits. Sans doute, étions-nous toutes un peu fatiguées par nos journées. En petit couples, vers vingt-trois heures, nous nous acheminions, fourbues, épuisées, les unes après les autres, dans nos chambres, pour faire un très grand dodo. On ne se faisait même pas la bise, dans le long couloir qui desservait les chambres, juste un petit signe de la main et un sourire complice qui voulaient dire à demain. La première nuit, je la partageai avec Grace, et la seconde, avec Giulia. Ce fut quand même un vrai grand plaisir, surtout le matin, au réveil. Ces deux nuits furent, quand j’y pense, sans doute prémonitoires. A y bien voir, elles annonçaient ma deuxième quinzaine d’août, passée d’abord à Rome, chez Giulia, puis à New-York, chez Grace.

 J’adore les réveils matinaux quand je me retrouve avec une jolie fille dans mon lit, quand je peux la tripoter à ma guise dans mon demi-sommeil, et quand elle aussi me tripote dans son demi-sommeil. J’ai alors l’impression de me réveiller dans un pays de rivières chaudes où le ciel est vaporeux et plein d’oiseaux distraits et où des plages ensoleillées regorgent de jolies sirènes, jeunes comme l’éternité. Ces réveils sont fréquents, me direz-vous, puisque j’ai l’habitude de dormir avec Rose ou Marianne. Mais là, avec Giulia et Grace, c’était bien différent, non parce qu’on pouvait faire la grâce matinée, mais tout simplement parce que c’était différent. Que c’était autre chose. Bien sûr, comme d’habitude, je pouvais disposer d’une paire de nichons qui n’était pas la mienne, mais ce n’étaient pas les mêmes paires que d’habitude, même si elles se ressemblaient. Je pouvais aussi jouer avec un frifri comme d’habitude, mais ce n’était pas le même frifri que d’habitude, même s’ils se ressemblaient. L’un parlait italien, l’autre américain, et ceux de l’habitude, toujours français. Donc, ce n’étaient plus les mêmes frifris. Parfois, quand j’y pense, je me demande à quoi ça tient le changement. Je me rends compte, en y réfléchissant, sotte que je suis, que ça tient à de tout petits détails.

mercredi 27 septembre 2017

Ce qu'on dit

Détail d'une petite bonne poitrinaire


 Une poitrinaire, à ce qu'on dit, est une femme atteinte de tuberculose pulmonaire. 

 C'est ce qu'on dit.

 Autrefois, cette maladie touchait principalement la classe ouvrière qui, comme on le sait, était moins bien nourrie et moins bien logée qu'aujourd'hui, vivant dans une promiscuité propre à développer toutes sortes de miasmes intrépides. Par extension, la maladie touchait également les quartiers bourgeois où elle était appelée "maladie des petites bonnes". 

 C'est ce qu'on dit.

 On dit aussi que la tuberculose pulmonaire est à l’origine du mouvement hygiéniste et de la construction de sanatoriums où les poitrinaires pouvaient poitriner, c'est-à-dire, toujours d'après ce qu'on dit:
1- parler ou chanter avec une voix de poitrine;
2- rabattre leurs cartes sur leur poitrine pour les cacher, quand elles jouaient au tarot;
3- plastronner devant les autres;
4- mettre en avant leurs seins pour les exhiber;
5- manipuler et caresser les seins d’une autre femme.

 Tout ça, c'est ce qu'on dit. Mais il ne faut pas toujours croire ce qu'on dit.

(Par un fleuve emportée...)

mardi 26 septembre 2017

A genoux

A genoux
Mon cul s’encastre parfaitement sur ton visage
Ne fait plus qu’un avec lui
Comme une grosse prothèse en double pamplemousse
Ton nez touche une promesse
Et tu me lèches
Agrippant mes fesses qui se trémoussent

lundi 25 septembre 2017

Un autre commentaire (ancien) de Marianne et ma réponse en forme de poème

Ma très douce Ophélie, en lisant ce poème, et en lisant ce que tu as écrit hier et les jours précédents, j'ai l'impression que tu me prépares une très, très grande passion, mais tu sais bien que je t'accompagne, que je suis avec toi, que je ne t'ai pas quittée, même si je ne suis pas présente physiquement auprès de toi. En aimant Marlène, tu ne me perdras pas, je serai toujours là, parce que je sais bien que tu m'aimes, et que c'est précisément au nom de notre amour fou que tu peux désirer et aimer Marlène. Ce n'est pas une autorisation. Aimer l'amour, c'est aimer la vie. Bonne nuit, ma chérie, ma très douce Ophélie.

Marianne


  • Merci merveilleux petit chat noir
  • Pendant que tu ronronnes
  • Sur tes douillets coussins
  • Je bise ton fin museau félin
  • Et barbare je pars à ta place
  • A la chasse aux souris

  • Ophélie

dimanche 24 septembre 2017

Quand il pleut


 L’autre jour, je regardais la pluie tomber par la fenêtre, et fredonnais tout bêtement: "Il pleut, il pleut bergère…" Pourquoi pas? C’est une simple association d’idées qui n’a rien d’original, mais je l’ai trouvée enfantine et ravissante, propre à émouvoir l’enfant que je suis demeurée et, effectivement, à susciter des caresses sous les draps et même hors des draps. 

 En fait, que peut-on faire de mieux, en ces jours monotones de pluie, quand l’on s’ennuie quelque peu?

samedi 23 septembre 2017

Cet été

Rose est une jardinière à la main verte et à la culotte obsolète
Cet été notre jardin a regorgé de belles courgettes
Et de tomates bien rouges 
Toutes plus extravagantes les unes que les autres

vendredi 22 septembre 2017

Une semaine dans le Trastevere

                                                          à Giulia,

Un peu tout
Surtout les paysages qu’il faut sucer
Parce que tout va disparaître ici
Les rues étroites pavées 
Alignées vers le Janicule
Le pont Sisto
Où tu m’as embrassée plus de dix fois
Sur ma bouche et dans mon dos
Les trattorias
Les terrasses ombragées
Ton soutien-gorge super pigeonnant
A armature
Tout en dentelle
Galbant merveilleusement ta poitrine très belle
Fermé sur le devant par clips
Permettant de dégager instantanément tes seins
Le soir dans les rues mal éclairées
Non loin des bars et des cafés
Tout près
De la vie bruyante et éclatante
En attendant de nous entredévorer
Plus tard dans la nuit
Dans ton lit

jeudi 21 septembre 2017

Une puissance attractive



“Il y a dans la faiblesse de la femme une puissance attractive que la force de l'homme subit avec étonnement, qu'il flatte et qu'il maudit tour à tour comme une tyrannie, parce qu'il en coûterait trop à son orgueil d'y reconnaître une loi providentielle. Les archives du genre humain, épopées, histoires et légendes, sont remplies de témoignages éclatants de ce charme mystérieux : Eve et Marie, Minerve et Vénus, les Muses et les Sirènes, Armide et Béatrix, Cléopâtre et Jeanne d'Arc, en sont les figures immortelles. La femme est plus voisine que l'homme de la nature. En dépit de la Genèse, je serais tenté de croire qu'elle l'a précédé dans l'ordre de la création. L'influence que la femme exerce, comme à son insu, participe des influences naturelles. Son œil a les fascinations de la mer; sa riche chevelure est un foyer électrique; les ondulations de son corps virginal rivalisent de grâce et de souplesse avec les courbes des fleuves et les enlacements des lianes; et le Créateur a donné à son beau sein la forme des mondes.” 

(Marie d’Agoult)

mercredi 20 septembre 2017

La première fois que Marianne m'écrivait un commentaire dans mon blog


  • Ma douce, 
  • Je découvre ton blog avec ravissement et vraiment, je le trouve très bien, original et vivant. Il te ressemble comme deux gouttes d'eau. Il y a tellement de choses à lire de toi qu'il me faudra des jours et des jours, mais je le ferai... Tu as bien décrit notre journée d'hier, mais heureusement pas trop quand même, je n'aurais pas aimé que tu donnes trop de détails... J'ai aimé ta description de notre rencontre, le jour du mariage, et celle de notre belle journée à Cabourg. Tu as vraiment du talent, tu devrais faire romancière! J'ai vu, dans le musée que tu photographiais ce tableau, ainsi que des armoires. Je n'imaginais pas le voir aujourd'hui sur Internet, pour illustrer la journée que j'ai passée avec toi. Mais cela me fait plaisir, ce n'est pas un reproche. Parler de nous est peut-être une preuve d'amour. Mais es-tu amoureuse? Et puis, pourquoi avoir choisi ce tableau pour parler de notre journée? J'espère qu'il ne s'agit pas de savoir qui de nous deux est la fermière et qui est la vache? Je plaisante, bien sûr, et je t'embrasse très tendrement. 
  • Marianne 
(Par un fleuve emportée...) 

dimanche 17 septembre 2017

Un poisson qui ne sait pas

                                         à Grace,

Je suis devant ta fente
Comme devant une algue belle
Je la savoure imperturbable 
Dans tous ses plis er replis mouvants
Tandis qu’à demi tu gémis
Et te retrouves belle à l’agonie
Ivresse des profondeurs
Beau tableau iodé

(Par un fleuve emportée…)

samedi 16 septembre 2017

Elle Marianne

Pendant qu’avec ma langue 
Je t’embrasse Grace
Elle Marianne
Avec sa langue
Chamboule ma moule
Et empêche ce grand et profond baiser
Elle en rit la vilaine
Peut-être est-elle jalouse
De ce grand et profond baiser
Que je veux te donner Grace

vendredi 15 septembre 2017

Les filles qui s'entrevivent

Les filles qui s’entrevivent
Commencent toujours par la bouche et les seins
Se font d’abord de gros baisers baveux
Sans se faire forcément des aveux
Jouent avec leurs langues
S’amusent avec leurs seins
Qu’elles se plaisent à déformer et sucer tour à tour
Sans jamais se lasser
Recommencent sans fin
Sans jamais renoncer
A cette incessante et enivrante alternance

Les filles qui s’entrevivent
Aiment la romance des fées
Sur de grands coussins
Où elles s’enfoncent corps et biens
Toujours elles reviennent à la source
A la bouche et aux seins
S’intéressent aussi à leurs coquillages
Que d'abord elles caressent avec douceur et délicatesse
Puis hussardent à la fin de concert
Ou chacune à son tour

Les filles qui s’entrevivent
Terminent toujours par leurs premières amours
La bouche et les seins
Sur leurs grands lits dans leurs chambres
Les cheveux souvent dépeignés
Même si à la fin 
Dans leurs coquillages tendres elles introduisent deux doigts
Ou même un gros épi de maïs 
Quand imprévoyantes
Elles s’égarent en campagne
A la fin du mois de septembre

mercredi 13 septembre 2017

Marlène, Rose et Chloé

 Récemment j’évoquais les jeux sadomasos de Marlène, Rose et Chloé. Je suis sûre que vous brûlez d’envie de les connaître. Pour commencer, je pense que je n’ai plus à vous présenter Rose, ni Marlène, mais seulement, peut-être, Chloé, une très jolie rousse, copine d’Amélie, mon ex, dont j'ai été jalouse (1), et avec laquelle je suis sortie par la suite, du temps où elle habitait à Paris, rue de la grange aux belles. Chloé connaît Rose et un peu Marlène. Durant la préparation de notre fête, Rose m’avait demandé ce que je pensais de quelques intermèdes sadomasos. Je lui avais répondu que je n’étais pas contre, à condition d’en rester à des choses assez soft. Marianne était aussi de mon avis. Du bondage, par exemple, des fessées ou encore de gentilles corrections au martinet, mais pas du fouet qui laisse des traces pendant plusieurs jours. Il ne fallait pas choquer, même si certaines en était adeptes. Rose avait donné son accord et avait dit qu’elle préparerait donc le nécessaire.

 Le dimanche matin, vers onze heures, Rose et Chloé, en porte-jarretelles et bas rouges, attachèrent Marlène, en porte-jarretelles et bas noirs, sur le perron de la maison. La belle devait s’agenouiller sur un petit tapis. Ses coudes et poignets étaient reliés derrière son dos, et la soumise fut mise en demeure d'arborer un pendentif reliant ses tétons, ainsi qu’un gode-bouche que Rose avait fixé sur sa bouche, et sur lequel toutes ces galantes dames furent invitées à venir se prendre. Ce fut le cas de toutes, vous vous en doutez, sans exception. La scène créa évidemment un petit attroupement durant un bon moment, devant l’entrée de la demeure, le temps de regarder défiler toutes ces belles levrettes, puis, de lassitude, on passa à autre chose. Rose remit du piment dans l'ambiance en décidant d’aller promener Chloé et Marlène, en laisse et à quatre pattes, sur tout le terrain de la propriété. Les deux belles chiennes portaient un bandeau sur les yeux qui ne leur permettait pas de voir où elles allaient, alors qu'elles devaient avancer dans la bonne direction, c’est-à-dire celle exigée par Rose, sous peine de recevoir des coups de martinet sur le dos et sur les fesses, voire dans la raie des fesses. Elles étaient suivies par quelques curieuses, dont Christine, mon amie du Saosnois, très fascinée, qui, au bout d’un moment, n'y tenant plus, demanda à Rose d’être également attachée. Comme il n’y avait que deux laisses, Rose détacha Marlène dont les seins rutilaient comme des cuivres et la remplaça par Christine. Ainsi, sous les rires et les applaudissements, le deux chiennes et leur maîtresse se rendirent jusqu’au portail d’entrée de la propriété où Rose leur administra encore du martinet, mais aussi du godemiché qui les fit bien couiner d'aise pendant de longues minutes sous les grands arbres impassibles.

 Après le repas du midi, Rose revint à ses fantasmes. Elle entraîna Marlène et Chloé au milieu de la pelouse, puis après avoir demandé à Marlène de quitter sa chemise débraillée qu’elle portait sans culotte, pour apparaître totalement nue, elle la fit allonger aux côtés de Chloé, sur la pelouse, le dos dans l'herbe, bras et jambes écartés en forme de X. Avec un maillet qu'elle avait préparé, ma pyromane planta en terre des piquets près de leurs chevilles jolies et de leurs poignets jolis, puis ligota avec une cordelette chacune des articulations de ces deux belles salopes à chacun des piquets. Ainsi, Marlène et Chloé furent définitivement immobilisées à terre, exposées comme de vulgaires laitues. J'entendis bizarrement le tic-tac de leurs cœurs. Rose leur fit savoir qu’elles resteraient ainsi pendant au moins une heure, ce qui est long. En attendant, les autres filles furent invitées à réaliser les sévices de leurs rêves. Agathe vint fixer un gode-bouche sur le joli museau de salope de Marlène pour s’empaler frénétiquement dessus. Bien sûr, la skippeuse fut suivie par d’autres bonnes âmes tout aussi charitables dont je fis partie. Sandrine, très religieusement, vint délicatement introduire un gode chez Chloé, après un long moment de prière, comme quand on vient déposer une fleur sur la tombe d’un être cher, puis elle disparut. Marceline la remplaça aussitôt et agita le joujou, agenouillée, tandis qu’Amélie, à quatre pattes, suça les seins de la rouquine qui était sa petite amie. De mon côté, j’entraînai Christine à venir sucer les bonnes mamelles de Marlène, et quelqu’une, je ne sais plus laquelle, peut-être Marianne, engoda cette pourtant très fière Marlène, qui, d'habitude largement suréquipée, pour l’heure dût platement se laisser faire. Pendant que Christine suçait, Grace, derrière elle, l’enfila subrepticement avec deux de ses doigts, index et majeur, ce qui la fit sursauter comme un grillon qui fait ses gammes alors qu'un merle vient à le surprendre.

 Il serait fastidieux de décrire en détail, ce que ce début prometteur engendra au bout d’une dizaine de minutes. Toutes les filles étaient à la tâche, mais, comme vous le savez, tout a une fin, elles se lassèrent petit à petit, puis retournèrent jouir de l’eau de la piscine, laissant seules, toujours attachées, les tétons tout rouges, les deux bienheureuses, que Rose ne libéra pas avant une bonne demi-heure. Christine subjuguée, resta dans les parages à les observer, n'osant leur rendre une dernière visite érotique. C’est alors que j’eus une conversation avec elle. Je lui demandai si cette fête de lesbiennes avait l’heur de lui convenir, elle qui était mariée et vivait avec un homme, elle qui gouinait seulement pour la seconde fois de son existence. Elle me répondit que oui, qu’elle était ravie, qu’elle prenait beaucoup de plaisir à cette fête, un plaisir qu’elle n’eût pu imaginer auparavant. Je lui demandais  alors si le caractère orgiaque de notre fête ne la choquait pas pas trop. Du tout, Ophélie, me répondit-elle. Pas du tout! Mais la belle, ajouta qu’elle n’oserait certainement pas tout raconter à Marc... En regardant Marlène et Chloé, nous évoquâmes ensuite, attendries, quelques souvenirs de notre passé commun, à Alençon, quand nous nous rencontrions au cours de danse, alors que nous étions de jeunes et jolies épouses rangées et candides, et que nous nous disions vous… Je la laissais retourner à ses turpitudes qui étaient aussi les miennes, après que nous nous fûmes bien léché les seins et la moule sur la margelle de la piscine.

 Après avoir quitté Christine, je retrouvai Giulia qui s’employait à parer Grace. Elle lui conseillait un corsage en dentelle blanche dont le décolleté rond dégageait bien son cou. Les petits plis du corsage mettaient admirablement en valeur ses beaux seins bien fermes. L’échancrure, laissée volontairement ouverte, permettraient de bien les mater. En même temps, Giulia les palpait, et Grace palpait ceux de Giulia. L'Italienne lui fit aussi essayer, cul nu, maints porte-jarretelles blancs, associés à toutes sortes de paires de bas, de mailles différentes, mais tous plus blancs que blanc, afin de bien faire contraste sur la peau noire de l'Américaine. Je me joignis à elles deux et, toutes les trois, nous travaillâmes innocemment et de conserve à éveiller le désir des autres filles, lesquelles donnaient, quand elles passaient, leur avis sur ces questions, s’emparant des seins de l’une ou de l’autre, ou bouffant nos chattes dans des jaillissements de rires et de gloussements de plaisir ressemblant à des vagues.

(Par un fleuve emportée…)

(1) Parce qu'Amélie me trompait avec Chloé.

lundi 11 septembre 2017

Comme à la confesse dit-on

Suçage de langues
A chacune son tour
Suçage des tétons 
Sur fond de seins vibrés
Avec mains dans la culotte
Pelotage généralisé
Puis fornication assidue
Dans le con des soupirs
A chacune son tour
Comme à la confesse dit-on
Mais ça j’ai jamais connu
De loin je préfère les fesses

samedi 9 septembre 2017

Béatitudes

 Bien qu’encore sous le charme de mes séjours à Rome et à New-York, notre grande fête du mois de juillet reste plus que jamais présente dans mon esprit. Quel feu d’artifice ce fut ce merveilleux week-end passé dans cette confortable et vaste maison de campagne! Aujourd’hui, avec Marianne et Rose, nous en reparlons encore, souvent pour dire que cette fête a été particulièrement réussie, sans fausses notes ni anicroches, ni division absurde. L’ambiance était presque irréelle. Imaginez... Douze jolies filles, jeunes et moins jeunes, toutes exclusivement lesbiennes à l’exception de Christine, dans le même lieu, avec pour seul but de se donner ensemble du plaisir, et de vivre un moment édénique. Bien sûr, il y avait une règle, une règle qui n’a jamais été dite, mais que nous avons largement et facilement respectée: être toujours nue ou presque! Une autre règle était que chacune devait participer à l’intendance et ne pas attendre de se faire servir par les seules organisatrices de la fête. Ces deux règles ont été parfaitement bien respectées, ce qui a contribué au charme, à l'érotisme et au très bon esprit de ces deux jours. Chattes, fessiers et nichons étaient toujours bien visibles et disponibles à la cueillette, et toutes ces gentes dames ont fait merveille et largement mis la main à la pâte pour que tout s’organise et se vive dans le plaisir, avec un bel esprit de concorde.

 Bien sûr, la piscine, ensoleillée l’après-midi, a été un important endroit de ralliement. Son eau, sa margelle, sa pelouse périphérique, ont vu s’ébattre et se prélasser des grappes de corps dénudés et enlacés. Les baisers profonds, les seins sucés et pétris, les langues actives sur des clitoris érigés, également sur d’autres langues, étaient un spectacle permanent et délicieux, dont chacune était à la fois l’actrice et la voyeuse. Il s’y formaient et s’y reformaient, au gré des rencontres et des envies, toutes sortes de duos discrets, de trios complices, de quatuors évanescents, et même des quintettes sonores. Parfois, des cris de plaisir jaillissaient des fenêtres des chambres de l’étage, et dégringolaient comme des chiffres de statistiques, ce qui faisait lever les yeux et esquisser un sourire complice à celles se trouvaient en bas, avant qu’elles n'émettent un ou deux prénoms. Quand je me rendais à la cuisine, je me souviens avoir rencontré dans le salon, à plusieurs reprises, quelques égarées, affalées dans les fauteuils en osier. Par exemple, je me souviens, avoir découvert ma très chère Marianne en train de tringler avec un gode ceinture, mon ex, je veux dire la belle Amélie. Je les ai félicitées toutes deux et les ai embrassées au passage. J'étais très excitée par la liberté et la beauté fauve de Marianne dont le regard semblait me dire: "J'ai bien le droit".

 Dans l’ensemble, nous avons diversifié nos relations, mais il s’est quand même créé des petits groupes d’affinité, malgré l’interdiction que nous avions formulée. Grace, Giulia et moi avions tendance à former un trio intrépide. Nous nous retrouvions souvent ensemble, avec une faim de langues. Christine, un peu timide, et nouvellement bi, avait une affinité toute particulière pour une autre presqu’aussi timide, Marceline et ses gros seins, seins qu’elle suçait d'ailleurs souvent avec beaucoup de voracité. Marianne, ma chérie, traînait souvent avec Amélie dans la maison, glissant son regard sur les tapis et les rideaux et le ciel ouvert. Vers elles deux venaient souvent s’adjoindre Agathe, la copine de Rose, et Sandrine, mon égérie, souvent enlacées, comme serrées dans des chaînes avec des pupilles amoureuses et très belles. Marlène, Rose et Chloé se sont livrées, à plusieurs reprises, à des jeux sadomaso qui ont fait frémir et jouir et eurent beaucoup de succès. Bien sûr, Grace était très demandée par toutes, du fait de sa jeunesse, de sa beauté, de ses lèvres pulpeuses et de sa jolie peau d’ébène, ce qui fait que, beaucoup léchée et que, statistiquement plus souvent engodée, nous l’avons élue reine de ces deux jours. Elle était vraiment ravie et très gaie, et dévorait beaucoup de mangues quand on lui fichait la paix.

 Oui, les godes étaient aussi de la partie. Chacune avait amené les siens, et c’était un spectacle étonnant de voir tous ces joujoux traîner un peu partout, sur la margelle de la piscine, dans les transats, sur les tables basses du salon, et même dans la cuisine. Conformément aux dires des propriétaires de la maison, nous n’avons effectivement pas été dérangées, et avons pu profiter de tout l’espace de cette grande propriété, à notre guise, sans avoir à nous cacher et sans la crainte d’être dérangées, donc sans inquiétude. L’insouciance, c'est le retour à l'enfance, celle qui ouvre sur des matins d'or... Quel bonheur que tous ces beaux fruits!

jeudi 7 septembre 2017

Une flamme pour les morts

Orgasmes entre femmes
Comme des ricochets sur l’eau
Nous jouons à volonté le double jeu
La main experte et le cul ouvert
Du bouton bien astiqué
Histoire de simuler la renaissance des roses

mardi 5 septembre 2017

Coïncidence

 Pardon, chers lecteurs, pour cette longue interruption, mais je reprends le fil. D'abord, les quinze premiers jours d'août, je les ai passés chez moi, en compagnie de ma petite fille Kali, sans Rose et sans Marianne qui, comme chaque année ou presque, vous le savez sans doute, partent chacune dans sa famille. Ensuite, après des moments fabuleux d’immersion dans le monde fantastique de l’Enfance, je me suis envolée vers Rome, où, une semaine durant, j'ai vécu auprès de notre très belle amie Giulia. Enfin, j'ai terminé le mois à New York, chez Grace, la merveilleuse gazelle noire.

 A Rome, j’ai pris l’avion pour New York, et c’était vraiment fantastique de retrouver le corps de Grace après celui de Giulia que je venais de quitter quelques heures auparavant. Elles sont des filles superbes. Je crois que si je n'avais pas Marianne dans ma vie, je pourrais vivre avec l'une ou avec l'autre, mieux avec les deux, mais j’ai déjà Marianne et Rose… Je ne dis pas ça avec nostalgie ou regrets, car Marianne et Rose me suffisent, et je les adore, chacune à ma manière. Mais ce petit intermède romain et new-yorkais n’a pas été sans me déplaire. Il m’a fait du bien…

 Marianne est revenue. D’ailleurs, elle était déjà à la maison, dimanche, à mon retour de New York. Et Rose aussi. Les deux étaient un peu étonnées par mon trip un peu improvisé. Marianne n’est pas jalouse, bien au contraire. Elle a simplement voulu que je lui raconte tout en détails de mes ébats avec Giulia et Grace pendant qu’elle se masturbait et me suçait les seins. Ainsi donc, notre charmant petit trouple s'est reformé, et notre vie à trois a repris tranquillement son cours. Je suis bien contente de ce beau mois d'août passé sans elles. J'ai de belles images plein la tête, et de beaux souvenirs d’orgasmes, tant avec l’Italienne qu’avec l’Américaine. J’ai aussi beaucoup travaillé mes langues, je veux dire l’italien et l’anglais… Quand j’y pense, c’est amusant, en Juillet, durant notre « pardouze » (nous étions douze, effectivement), celles qui étaient souvent fourrées ensemble, c’étaient nous: Giulia, Grace et moi… Coïncidence?