Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

mercredi 26 juillet 2017

Juillet s'étiole

 Juillet  s’étiole. Les beaux jours ensoleillés ont fait place à un temps plus frais, souvent nuageux, voire pluvieux. Ces derniers jours, toutes les trois, nous avons presque le blues. Bientôt ce sera notre séparation du mois d’août. Chacune poursuivra sa vie de son côté pendant un mois. Souvent nous pensons au départ déjà loin de Grace, à ces merveilleux moments passés ensemble, à ce fantastique feu d’artifice de femmes nues dans cette grande maison…

 Je me souviens, mais je ne suis pas très courageuse. 

 Curieusement, je n’ai guère envie d’écrire en ce moment. Je dois me forcer.

 Je me souviens de notre agitation du vendredi, quand nous avons fait les préparatifs. Il a fallu emmener de la nourriture, des boissons, commencer à confectionner certains plats, décorer la grande maison, mettre des fleurs dans des vases, faire en sorte que tout soit joli, car il fallait réaliser un bel écrin pour nous accueillir toutes les douze. Heureusement, Sandrine, Marlène et Marceline sont venues nous donner un précieux coup de main. En fin d’après-midi, Marianne est allée chercher Giulia à la gare. Quand l’Italienne est arrivée, quelle splendeur! A regarder les sublimes transparences de sa tunique en mousseline brodée de perles, sous laquelle ne pouvait échapper la rondeur de ses seins nus et le flou arachnéen de sa jupe très longue, je ne sais pourquoi, je me suis surprise à rêver d’un palais, sur les rives du Bosphore, au crépuscule. La belle riait, nous embrassait. Nous l’avons embrassée, serrée dans nos bras, entourée, pelotée, aidée à monter ses valises dans sa chambre d’où elle n’a pas tardé à redescendre, en jean, pour nous aider à la cuisine. Quel bonheur, toute cette agitation de filles dans la cuisine! Toutes ces bouches à portée de lèvres, tous ces seins à portée de mains... Agathe est arrivée en voiture, un peu plus tard dans la soirée. Quant à Christine, Amélie et Chloé, elles sont arrivées le lendemain matin, également en voiture.

4 commentaires:

  1. Giulia a du en exciter plus d'un dans cette tenue

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    1. Oui, très certainement! Elle était particulièrement affriolante...

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  2. Je comprends ce manque d'envie d'écrire après 15 jours de feu d'artifice avec comme bouquet final ce week-end dans la maison. Ce devait être plaisant de voir le corps de Grace se promenant parmi vous, butinant ça et là...

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    1. Oui, pourtant nous n'étions pas en manque... Mais sa venue a créé une fantastique montée du désir. Son départ a été comme un sevrage. Mais ça va passer!

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