Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

vendredi 9 juin 2017

Même après 1920

Sur des ponts de fer
Enjambant le chemin de fer
Il y avait des jolies filles qu’on regardait passer
Vêtues de vêtements foncés renforcés
Doublés de cuir dans la zone génitale

Dans de sombres maisons
Où ne nichaient jamais les hirondelles
Il y avait des parents fous qui mettaient aux mains de leurs enfants 
Des gants grossiers sans doigts
Qu’ils attachaient fermement à leurs poignets

Dans leur chambre
Le soir
Avant qu’ils s’endorment 
Ils les bordaient bien serrés pour la nuit
Dans leur petit lit

Il y avait aussi dans la ville
Sur le sommet d’une colline
Un internat
Où des surveillants veillaient à ce que les enfants qu’ils surveillaient
Dorment toujours bien 
Leurs bras par-dessus leur couverture

La nuit certains enfermaient certaines jeunes filles 
Dans des sacs 
Ne laissant dépasser que leur tête
Et leurs bras
Ce qui les transformaient en d’inquiétantes momies

2 commentaires:

  1. Tu dois faire allusion
    à un chapitre bien précis
    d'une histoire de soumission,
    qui fait peur,
    en lisant ces quelques lignes.

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    1. Oui, cela fait peur. Mais j'aime avoir peur.

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