Ophélie Conan

Ma photo
Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

vendredi 23 juin 2017

Pearl Harbour

J’aime quand tu arbores ta perle
Je l’attaque alors sans crier gare
Je fonds sur elle
Je lance mon aéronavale
Ma plus belle armada
Dont je sais que tu es complètement fana

jeudi 22 juin 2017

Un poème

Un poème c’est de la musique faite avec des mots
J’aime ceux 
Dont le lyrisme est discret et n’ont rien d’épique
Ceux qui ne piquent pas
Qui sèment ici et là
Quelques graines de mystère
De non représentable
Des graines qui ont
Quelque chose à voir
Avec la vie
Ceux-là se chuchotent
Se respirent
N’aboutissent pas où l’on pourrait croire
Leur rythme est court
Un peu haletant
Comme le respiration d’un coureur égaré

mercredi 21 juin 2017

Ton cul

Ton cul
Quand tu me l’offres en levrette
Avec ses fesses et sa raie
Son petit trou
Son fruit d’Eve fendu
Ton cul dis-je est mirifique
Et le temps qui passe
Le temps qui presse
N’y pourra rien changer
Ton cul je le prends tout entier et j’en joue
Oui 
Avec ivresse
Je le fesse 
Je le confesse
Je le caresse
Je le frotte
En long
En large
En rond
En travers
Je l’explore avec tous mes doigts
Toujours en délicatesse 
Avec ma langue
Et tu en joues
Oui 
Je suis ton enchanteresse

mardi 20 juin 2017

Du tort à personne

Je veux bien reconnaître que je suis souvent toute nue devant mon ordinateur
Admettez que cela ne fait du tort à personne

Si mon voisin d’en face autrefois est mort
C’est que cela devait fatalement lui arriver un jour

dimanche 18 juin 2017

Pas suivre le sens de la flèche



"Dériver n’est pas suivre le sens de la flèche. Et quand Debord dit que la dérive doit s’effectuer en ville, parce que c’est le lieu de la modernité, je n’ai pas très envie de le suivre. Il y a tant de lieux merveilleux dans la nature, de jour comme de nuit!"

(Extrait de "La dérive", mon journal en 2014)





samedi 17 juin 2017

Pas ramollo sans petit vélo et avec nos pomelos

J’aime quand nous déformons ensemble nos quatre boites à lolo
Quand liane élastique tu poses sur mon pussy ton très gros vibro
Quand tu dis non avec ta tête la langue sur mon clito
Quand tu m’asseois cuisses ouvertes incognito
Sur une table de nuit et que tu t’agenouilles pour fumer ton gros cigarillo
J’aime quand tu fais vibrer mes fesses avec la vivacité d’une sténodactylo
Quand tu prends ton temps pour lécher mes deux gros roploplos
Quand tu bois ma chatte ma bouche et le reste comme une alcolo
Quand nous faisons soixante-neuf et que nous n’y allons pas mollo
Quand après avoir pris le thé et des petits gâteaux comme deux intellos
Nous enduisons nos seins de chantilly pour les sucer c’est tellement rigolo

vendredi 16 juin 2017

Ce que tu penses

                                                                           à Marianne,

Pendant que je lèche ton téton gauche
Que je le fais pointer en le serrant fort entre mes doigts
Je te regarde dans les yeux
Tu es allongée sur le dos et tu me souris
Muette et belle
Tes grands yeux sont noirs
Et tu me regardes aussi dans les yeux
Et je sais ce que tu penses
Que nous sommes deux belles salopes aux bouches d’ange
Aux dévotions si particulières


jeudi 15 juin 2017

Il te suffit

Tu t’attardes longuement sur mes seins
Comme sur une belle nappe blanche
Tu les touches
Tu les palpes
Tu les aimes comme de gentils séraphins
Tu les suces
Tu prends mes tétons entre tes dents et tu tires
Ça t’amuse c’est élastique
Tu as raison
C’est un jeu sans fin
Qu’on peut aussi bien jouer à l’ombre d’une dune

mercredi 14 juin 2017

Sensible au rituel

“La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir de l'ordre du naturel.”
Jean Beaudrillard

mardi 13 juin 2017

Le célibat du poème

Je me masturbe seule dans le noir
Sur le seuil de la nuit
Heureusement tu viens
Belle Marianne
Et ta main tantôt remplace la mienne
Tantôt l’accompagne
Sans jamais tâtonner 
Ivres d’espoir
Tes tendres baisers tordent mon désir
Et font de moi rien moins
Qu’une femme à coucher
Au sein d’une urbaine parade
Quand la ville dégringole
A la charnière soyeuse de nos deux sexes

lundi 12 juin 2017

Mélomane

                                              à Marianne,

Je te fais jouir avec mes doigts
Et la bouche ouverte
Je m’inquiète presque de ta jouissance
Tu souffles
Tu respires bruyamment
Tu halètes
Tu ânonnes 
Je happe un de tes seins
Et tu t’apaises soudain


dimanche 11 juin 2017

Si

Si je viens avec une badine
Pour te fouetter le cul
Que me diras-tu

Si je t’emmène sans culotte
Faire une promenade main dans la main
Que me diras-tu

Si dans la rue je t’embrasse 
Sur la bouche
Que me diras-tu

Si je t’emmène dans les chiottes
D’un bar louche pour te branler
Que me diras-tu

Si je t’invite une après-midi au cinéma
Pour te sucer les seins
Que me diras-tu

Si je te fais monter dans la tour Eiffel
Pour te faire l’amour
Que me diras-tu

Si je me déguise en Nosferatu
Et que je ne te dis rien
Que me diras-tu

samedi 10 juin 2017

Comme immobile


"La patience est la plus grande des prières."
(Gautama Bouddha)

vendredi 9 juin 2017

Même après 1920

Sur des ponts de fer
Enjambant le chemin de fer
Il y avait des jolies filles qu’on regardait passer
Vêtues de vêtements foncés renforcés
Doublés de cuir dans la zone génitale

Dans de sombres maisons
Où ne nichaient jamais les hirondelles
Il y avait des parents fous qui mettaient aux mains de leurs enfants 
Des gants grossiers sans doigts
Qu’ils attachaient fermement à leurs poignets

Dans leur chambre
Le soir
Avant qu’ils s’endorment 
Ils les bordaient bien serrés pour la nuit
Dans leur petit lit

Il y avait aussi dans la ville
Sur le sommet d’une colline
Un internat
Où des surveillants veillaient à ce que les enfants qu’ils surveillaient
Dorment toujours bien 
Leurs bras par-dessus leur couverture

La nuit certains enfermaient certaines jeunes filles 
Dans des sacs 
Ne laissant dépasser que leur tête
Et leurs bras
Ce qui les transformaient en d’inquiétantes momies

jeudi 8 juin 2017

Rhinos-éros

J’ai mis ma grande corne sur ma bouche
Et me glisse sous ta grande arche sans défense

mercredi 7 juin 2017

C'est sérieux

                                       à Marianne,

Quand je m’installe devant ta chatte
Pour la lécher
La sucer
C’est sérieux
Pour moi c’est une nouvelle aventure
Qui commence
Le ciel s’étoile
Et s’élargit
Et tout devient possible

mardi 6 juin 2017

Histoire secrète


“Le corps d'une femme est un secret bien gardé et une longue histoire.”

(Jacques Chardonne)

lundi 5 juin 2017

Action

                                                à Marianne,

J’active mon doigt
En même temps que je broute ta mandorle
Ça fait que tu deviens une machine à vapeur
Sans peur et sans reproche
Je persiste et je signe
Et vais jusqu’au bout de la ligne
Heureusement nous inversons nos positions
Et à mon tour je me tords
Quand je me glisse dans ton immanence

dimanche 4 juin 2017

Hiver

Nous sommes trois dames avec deux godes ceintures
Muettes comme des petits poissons au milieu d’une froidure
Nous jouons à saute-gouge parmi les feuilles qui pourrissent 
Un jour viendra où nous ne seront plus ces excellentes nourrices 
Lors nous perdrons nos semaines à cuire de la vaine friture
Sorcières serons devenues pleines de peines et de courbatures

samedi 3 juin 2017

Un volcan d'émotions

 Peut-être que vivre est un perpétuel renouvellement. Vivre, c’est de vider et se remplir pour se régénérer perpétuellement. Mais je me rend compte que ces notions de vide et de plein sont psychologiquement très relatives. Woody Allen dit que l’amour est une expérience vide. C’est à la fois vrai et faux. Quand on aime, on se sent plein de l’autre, mais pour l’aimer vraiment et bien le recevoir, il faut être vide, d’une certaine manière. L’orgasme est-il l’expérience du plein ou du vide? Quand, bien remplie, je me gode, j’ai étrangement le sentiment de trouver mon plaisir dans l’écoulement de mon être, et d’en être totalement vidée. Et quand ma bouche est remplie d’un téton, je disparais aussi totalement dans le sein que je suce. Et quand je suis vide de tout ça et que je le désire ardemment, j’ai l’impression d’être complètement pleine de mon manque. Tout cela est donc bien paradoxal.

 Le sexe sans amour est certainement une expérience vide. Mais la question est parfois de savoir ce qu’est réellement l’amour. Ce même mot englobe tellement d’expériences différentes… C’est au nom de l’amour que le jaloux empêche sa moitié de jouir avec un(e) autre, et c’est aussi au nom de l’amour qu’un(e) amant(e) peut regarder son amant(e) faire l’amour dans les bras d’un(e) autre. L’amour est tantôt, comme le dieu des monothéismes, limité à un(e) seul(e) personne, tantôt, comme dans une conception polythéiste du divin, conçu sur le modèle de la pluralité multiforme. Dans le premier cas, l’amant(e) est unique et irremplaçable, dans le second, l’amant(e) est interchangeable, et c’est alors l’universel du sexe qui est visé dans des personnes particulières. Et puis l’amour, dans une optique certainement chrétienne, voire courtoise, est un partage, un projet orienté dans le temps, même une construction ludique ou sérieuse qui engage et qu’on contracte à deux (même si ce n’est plus seulement pour faire des enfants), alors que la passion amoureuse n’a rien d’une telle construction, n’ayant d’autres préoccupations que de jouir du moment présent, au fil des opportunités de la vie.

 En fait, je ne sais plus très bien ce qu’est l’amour. Je sais seulement que c’est un sentiment que je ressens souvent, indépendamment du sexe, mais que le sexe transforme toujours en un véritable volcan d’émotions. A l’inverse, le sexe sans aucune émotion amoureuse (et là, j’inclus les fantasmes qui en font partie) est toujours une machinerie vide dont le produit me fait penser à l’étal du boucher.



vendredi 2 juin 2017

Orante

A chacun de mes coups de langue
Sur ta chatte palpitante
Tu ouvres ta bouche
Et tu sors ta langue
C’est sans doute un réflexe
Ou parce que tu aimes
Ce que je te fais
Ma bouche est une grosse ventouse
Dont tu n’arrives pas à te débarrasser
Ma bouche et mon visage d’orante
Où se construit fatalement ce poème

jeudi 1 juin 2017

Le courant passe

                                      à Marianne et Rose,

Nous étions trois
Toi et moi missionnaires
Toi au-dessus
Moi en dessous tétant
Suspendus dans les airs
Tes tétons
Et Rose à la cave d’Éros
La tête
Entre nos cuisses de bergères
Léchant broutant passagère
Tantôt l’une
Tantôt l’autre
Éphémère
Mais jamais les deux à la fois
Jusqu’à ce qu’électrichienne exemplaire 
Reliant
Relieuse
Religieuse
Avec un double gode ordinaire
Qu’à sa manière
Elle recourba
Pour qu’entre nos deux bonheurs célibataires
Le courant passe