Ophélie Conan

Ma photo
Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

mercredi 31 mai 2017

Liberté



"Si vous ne trouvez pas une prière qui vous convienne, inventez-là."
(Saint Augustin)

mardi 30 mai 2017

Le travail du photographe

La fille est belle
C’est une belle photo quand on la regarde de loin
Mais de près
J’ai vu dans les yeux de la fille
Beaucoup d’inquiétude
Et sur sa peau
Que j’ai parcourue longuement
Notamment son visage et ses mains
J’ai vu beaucoup d’imperfections
Le photographe ferait-il le même travail que la mort

(Par un fleuve emportée…)

lundi 29 mai 2017

Tes grands cils

Tes grands cils
Tes jolis seins faits pour être pétris
Palpés
Sucés
Nos seins faits pour se rencontrer
Nos lèvres
Nos baisers
Montagnes qui se soulèvent
Grottes secrètes
Langues doigts 
Langues pour les explorer
Tes grands cils
Tes petits tétons dressés
Nos baisers fougueux
Fabuleux
Nos seins désirés
Soubresauts d’un plaisir unique
Bonheur qui jamais ne nous fait peur

dimanche 28 mai 2017

Transmutations

Photographie d'Helmut Newton


 "La transformation des corps en lumière et de la lumière en corps est très conforme au cours de la nature, qui semble se complaire aux transmutations." à écrit l’autre Newton, le physicien astronome. 

 Ici, Helmut fait mieux que de l’écrire, il transmute réellement, et pour notre plus grand plaisir.

samedi 27 mai 2017

La chasse au trésor

On se branle chacune dans son coin
Pas très loin l’une de l’autre
Et de temps à autre
On se donne à goûter la liqueur sur nos doigts
Au bout d’un quart d’heure
Sur une rive inconnue
Nos seins on se pelote
On suce leurs petits bouts
On se les mord
On se les tord
C’est pas malin mais c’est divin
On se huile partout sur le corps
On se caresse
Ça glisse de partout
Jusqu’à la plante des pieds 
On s’enfonce des machins
Des rouges des bleus
Ça va ça vient
Ça va même très bien
Nous suivons toutes les pistes à la fois
De la chasse au trésor
C’est extra
Nous avons la foi
Avec nos clitos devenus zinzolins

vendredi 26 mai 2017

Le ciel inchangé

Elle m’avait dit avoir vécu jusqu’à ses quatre ans
Dans une maison avec un jardin
Où venait travailler son grand-père
Il y avait même des champs derrière ce petit paradis
Mais on a construit des tours dans les champs et dans son jardin
La maison a été rasée pour faire un boulevard
Et un ravin d’automobiles y saigne chaque jour à présent

jeudi 25 mai 2017

Les yeux fermés



 Le baiser est à l’amour, ce que la houle est à la mer. La houle est ce qui anime la surface de la mer. Sans elle, la mer serait d’huile et ne serait jamais tempête. Elle serait ennuyeuse. La houle est amusante, elle crée des ondulations, ouvre des gouffres, fait surgir des crêtes. Oui, le baiser a bien cette même fonction. Cela me fait penser à une citation dont je ne connais pas l’auteur qui affirme que "si l’on donne un baiser les yeux fermés, c’est pas tant que l’amour est aveugle, mais pour concentrer son attention sur ce qu’on va faire ensuite." Moi, quand je ferme les yeux, ce n’est pas pour cogiter la suite, mais plutôt pour mieux me laisser bercer par les prémices de la tempête que je sens tranquillement venir. 

mercredi 24 mai 2017

Soins intimes

                                                         à Marianne,

Nos intimités de femelles lubriques
Sont des astres illuminés
Où roulent des amours
Je masse tes fesses
Je les huile
Tu te soulèves quand  je frôle ta fente
Mais tu restes follement silencieuse
Avec tes drôles de petites oreilles studieuses

mardi 23 mai 2017

Comme autrefois

                                    à Marianne,

Tu balances exprès
Tes nibards au-dessus de ma bouche
Pour qu’en plein vol
Je t’attrape un téton
Comme autrefois au manège
La queue du Mickey
Gavée de sortilèges

lundi 22 mai 2017

Le mystère de l'amour

La lectrice soumise (René Magritte)

 L’émotion, c’est quand le sujet vous happe et que tout votre être échappe à vos raisonnements, à votre conscience, à votre vigilance, à tous vos contrôles patiemment appris. C’est bien pour ça d’ailleurs que Magritte rappelé son tableau « Le lectrice soumise »? Il s’agit bien d’une soumission. Et c’est pourquoi la situation amoureuse d’abandon est tout à fait comparable. La partenaire est soumise, soumise à vos faits et gestes, soumise à l’attente d’un plaisir anticipé, mais qu’elle a forcément déjà connu (avec vous?), puisqu’elle est prête à le reconnaître. Il est vrai que voir l’autre dans cette attente est tout aussi mystérieux que de regarder la lectrice soumise de Magritte, et que nul ne peut savoir vraiment ce qui se passe dans sa tête. Ce mystère est beau et participe au plaisir de faire l’amour… Ai-je déjà ressenti ce plaisir? Oh que oui. En regardant l’autre que je vais faire jouir, mais aussi en me sachant regardée par l’autre qui attend de me faire jouir! Dans les deux cas, j’y vois le triomphe (sans doute illusoire) du moi qui parvient à se rendre accessible à l’inconnu. 

(Par un fleuve emportée...)



dimanche 21 mai 2017

Aujourd'hui et demain


Le plus grand obstacle à la vie est l’attente qui espère demain et néglige aujourd’hui.
(Sénèque)

samedi 20 mai 2017

Sortie de bain

Tu es assise pensive lascive sur le rebord de la baignoire
Et je viens frotter mon entrejambes sur ta cuisse
En même temps je palpe tes seins
Et tète le bout de ta langue
Sans que me taraude la moindre défaillance de mon clitoris

vendredi 19 mai 2017

Oops Darling

De souventes fois
Le dimanche
Allongée sur le lit
Je t’admire t’admirer
Devant notre grande psyché
Tu le fais pendant des heures
Faisant mille manières félines 
Dans le but probable de me séduire

Comme des filles nubiles
Ou des sœurs jumelles
Nous portons les mêmes sous-vêtements blancs
Dans le but probable de nous affrioler l’une l’autre
Tu es belle
Ô ma princesse
Et je ne cesse de te le dire quand je te regarde

Mais à la fin quand trop je m’excite 
A la vue de ton image
Quand la beauté de ta croupe et de ta nuque
De tes cuisses et de ton ventre
De ta chevelure qui tombe abondamment sur ton dos
Me font trembler
Je finis par me lever 
Dans le but probable
D’embrasser ta bouche
De te couvrir partout de mille baisers grelottants
Et de retirer ton soutien-gorge

Alors tu t’empresses de retirer le mien
Et nous ne gardons sur nous que nos mi-bas
Dans le but probable
De batifoler sur le grand lit
De nous lécher 
Alanguies 
Le cul et les seins
De nous enfiler tous les dildos du monde
Même les plus immondes
D’oublier comme des sourdes 
Le dehors 
Et ses rumeurs vagabondes

mercredi 17 mai 2017

Le corps parle

 Cannibale, Polly avait été une formidable cannibale. Elle avait toujours eu envie de me consommer aussi bien à table que dans le lit, en me parlant et en jetant sur ma nudité exhibée les mêmes lancinants regards dévorants, en me couvrant de baisers, obsessionnellement, tellement je lui plaisais, tellement elle me trouvait mignonne à croquer. Elle avait aimé manger tout ce qui était bon à manger en moi, mes seins, mes lèvres, mon clitoris. Elle avait vécu le monde dans mon corps et mon corps avait été le monde. Mais, parfois, je me disais qu'il n'était peut-être pas bon de manger sa mère. Manger sa mère, c'était comme manger des humains. Mais cela, jusqu'à ce viol, ne l'avait jamais terrorisée, bien au contraire. Moi, simplement, j'offrais mon corps à Polly, je devenais sa nourriture. Et elle m'offrait tranquillement le sien, et elle était aussi ma nourriture.

 Une fois, elle m'avait dit plaisamment:
— Empêche-moi de te dévorer, s'il te plaît, parce que si je peux te manger, toi aussi tu pourras le faire pour de vrai. Et j'ai peur!

 Mais nos corps d'amoureuses étaient totalement engagés dans nos gestes, dans nos étreintes cannibales.

 Le plus souvent, quand nous sortions du lit, nous étions à la fois épuisées et vidées de toute énergie, mais paradoxalement rassasiées.

 Le corps parle, c'est indéniable. En assistant au délabrement de ma pauvre Polly, je n'arrêtais pas de songer qu'on ne prend jamais assez son corps au mot. Ça parle toujours dans les formes du corps, dans le ventre, dans le sexe, dans les seins, même dans les organes à l'intérieur. Il faut regarder son corps et se déprendre de son masque pour renouer avec l'enfant qu'on porte en soi. Il faut se laisser aller, se laisser déposséder, pour retrouver cet enfant, car le but ultime de la vie est d'être enfin l'enfant qu'on est.


Extrait de Le saut de l’ange 3, publié dans mon ancien blog, puis désormais  chez Amazon.

mardi 16 mai 2017

Je me sens molle

 En ce moment, je me sens molle, je n’ai plus guère envie d’écrire mon journal et des nouvelles. Seuls mes poèmes m’enchantent et m’emportent. Et puis, bientôt quarante-neuf ans, le 17 mai, et huit ans déjà, ce même 17 mai, mon premier blog, chez Over-Blog. Les débuts de Conan la barbare. Heureusement, je suis follement aimée par Marianne que j’aime toujours autant, et très bien entourée par mes amies, Rose, Marlène, Marceline et Sandrine. Dommage, je ne revois plus guère mon ex, Amélie, et sa copine Chloé. Heureusement, cet été, il y aura Grace, la petite garce new yorkaise et son beau petit cul de salope. Pourquoi garce? Je ne sais pas. Sans doute parce qu’elle s’appelle Grace, et que ce dérapage est bien tentant. Quant au beau petit cul de salope, c’est vrai. Grace a un beau petit cul de salope et de beaux nichons, bien ronds et bien fermes. Nous nous écrivons régulièrement, elle nous dit qu’elle a très envie de venir en France, en Bretagne, et surtout à Paris. J’ai hâte de peloter ses seins d’ébène et de lui faire minette. Et elle aussi a sûrement envie de revivre les joyeux moments que nous avons passés chez elle et dans notre chambre d’hôtel.

 Paris. Souvent aussi je repense à ma belle et défunte Apolline, à notre première rencontre au musée Gustave Moreau, à l’initiation au saphisme que je lui ai donnée, à sa folle espièglerie, à notre extraordinaire soirée aux grandes eaux au palais de Versailles, à toutes nos merveilleuses sorties nocturnes. Souvent, aussi incroyable que cela puisse paraître, Marianne en est jalouse. Je crois que j’étais autant amoureuse de Polly que je le suis, aujourd’hui, de Marianne. Notre séparation a été bizarre. Cette période est devenue floue. Son viol. Incompréhensible. Elle était devenue anorexique à partir de ce moment, et complètement folle. N'était-elle pas fondamentalement psychotique? Je me souviens quand j’ai appris sa mort, c’était à la terrasse d’un café, place Toudouze, dans le neuvième, alors que j’attendais Amélie. C’est cette fille, une certaine Martha, qu’Apolline avait soi-disant appelée Angie, qui me l’a annoncée sans crier gare. Elle m’a aussi dit que les cendres d’Apolline avaient été dispersées du haut du Sacré-Cœur… Cette Martha-Angie avait des grands yeux de louve, très beaux, je m’en souviens. Et puis, je ne l’ai plus jamais revue, et je me demande bien pourquoi. Pourtant, elle voulait qu’on se revoie. Elle savait tout de moi, moi pas. Je n'avais aucun moyen de la retrouver dans Paris.

 Cette période de ma vie est lointaine, comme si elle n’avait jamais existé. Aujourd’hui, Ophélie, c’est Marianne et Rose. Une vie paisible, routinière à certains égards, même dans notre recherche aventureuse d’érotisme. Notre but, c’est de nous rendre heureuses et de nous donner du plaisir, c’est d’inventer toutes les manières possibles de nous donner des orgasmes, en ne reculant devant rien. Parfois, j’en ai un peu honte. Ce soir, par exemple, je ne sais pourquoi, je me sens coupable de la mort d’Apolline. Mais à quoi bon cette culpabilité? Pourquoi rester collée au passé? Il faut aller de l’avant, subir le rouleau compresseur du temps, être joyeusement ce rouleau compresseur qui nous pousse dans le futur, dans l’abîme. C’est pourquoi, nous avons décidé, toutes les trois, de quitter notre actuelle maison que je loue, trop petite désormais, celle que tout le monde dans P. appellent, la maison de Trottinette, et d’en acheter une autre, plus grande. J’ai en vue une belle maison de caractère, du dix-huitième siècle, en granit, avec un grand terrain entouré de murs, non loin de P. Nous pourrions l'acheter à trois, nous deviendrions copropriétaires... 

lundi 15 mai 2017

Acrobate

Acrobate
Tu doigtes ma chatte qui
Comme un lapin dans les phares
Regarde ton doigt

dimanche 14 mai 2017

Le don d'un instant



"Tout ce qui est simple, tout ce qui est fort en nous, tout ce qui est durable même, est le don d’un instant."
(Gaston Bachelard)

samedi 13 mai 2017

La menteuse

J’enserre ton cul entre mes mains
Comme si c’était la hotte du père Noël
Elles font le tour de tes globes
Parce qu’elles sont mon trésor chéri
Je les pétris
Je les contre-pétris
Je lèche je caresse tes cuisses
Je retire ton slip
Je lèche ton petit trou trop mignon
Tout là-haut
Vois-tu
Mais tu ne vois rien
Je vois la lune 
Dans un grand ciel tout noir
Qui me regarde
Elle dessine un D
Parce qu’elle croît 
Mais moi je ne la crois pas
Cette menteuse

vendredi 12 mai 2017

Ta chevelure

                                                à Marianne,

Pendant que tu lèches ma moule
Je joue avec tes longs cheveux
Je les défais
Je les déroule
Je les rassemble
Je les mêle
Je les démêle
Jusqu’au prochain orage au rythme disloqué

jeudi 11 mai 2017

L'ennemi du clitoris

Si l’organe devient source d’excitation
Disait-il
C’est que l’organe est malade
Il faut donc en faire l’ablation
Ainsi parlait doctement
Le père Pierre Jean Corneille Debreyne
Docteur de la faculté de médecine de Paris
Ancien professeur de médecine pratique
Et moine trappiste

C’était là son remède 

Mon amie et moi en connaissons un autre
Bien meilleur

A quatre pattes comme une chienne
L’une
Immobile
Tend à l’autre son organe malade
Celle-là le branle en passant une main sous son ventre
Puis 
Avec sa longue langue langoureuse
Et sa plume doigt
Le frictionne bien consciencieusement

mercredi 10 mai 2017

De joie et d'émotion



 A Paris, elles s’étaient aussi liées d’amitié avec Paul Poiret, avaient fréquenté son nouveau salon de couture, établi dans son merveilleux hôtel particulier et, surtout, s’étaient rendues, l’an passé, à la fête mémorable qu’il avait donnée. C’était la Mille et Deuxième Nuit ! Tous les invités s’y étaient rendus costumés en personnages des fameux contes. Evidemment, Ella Waterman et Dorothy Beach s’étaient prises de passion pour les robes de ce génie, elles en avaient acheté plusieurs qu’elles portaient naturellement sans corset, ce qui exigeait d’elles une sveltesse toute naturelle qu’elles obtenaient sans peine, car en femmes modernes et libres, elles ne rechignaient pas à courir, nager ou jouer au tennis. Du grand couturier, elles aimaient sa conception de la femme, ses souples tuniques néo-grecques, ses robes à la taille remontée sous la poitrine qui se construisaient désormais sur un large ruban de gros-grain simplement baleiné et ajusté au torse, ses somptueux négligés et ses déshabillés mousseux. Elles voyaient en lui un véritable libérateur des femmes qui avait su faire d’elles des êtres plus simples, plus dynamiques et plus proches de l’homme, tout en sachant demeurer fragiles, fluides, séductrices et infiniment sophistiquées, ce que l’une et l’autre voulaient rester par-dessus tout.

 Totalement dénudées, Ella et Dorothy se retrouvèrent face à face, à genoux sur le lit à barreaux de fer ornés de cuivre, et là, attirées comme des fluides, commencèrent à s’embrasser tendrement sur la bouche, tandis que chacune s’appliquait à cueillir, puis à empaumer les seins de l’autre, les pétrissant avec ferveur, longuement, si longuement et si fortement que Dorothy finit par pleurer de joie et d’émotion.
— Mais pourquoi pleures-tu, ma grande? lui demanda Ella.
— Parce que je suis si contente quand nous faisons ça! 
— Pas d’aller en Amérique avec moi?
— Si, si, aussi!

(Extrait de Profondeurs, une nouvelle figurant dans « Porteuses d’infini », un recueil autrefois publié sur Conan la barbare, version Over-Blog, et maintenant sur Amazon.)


mardi 9 mai 2017

Microclimat

Sans culotte
Je viens m’asseoir sur ta bouche
Pour tailler une bavette avec ta langue tatillonne
Je ressens ton souffle qui sort de tes poumons
Et j’imagine tes dents prêtes à me mordre
Cela forme un microclimat comme celui d’une plage
Dans le cœur de mon réacteur

lundi 8 mai 2017

J'ai dans mes bras

J’ai dans mes bras une belle fille nue endormie
A qui je ferai l’amour quand elle se réveillera
Je suis nue moi aussi
Et j’ai plaisir à la regarder dormir
Elle est belle quand elle dort
Vraiment belle
Mais elle est plus belle encore quand elle jouit
Quand elle se pâme 
Sous l’assaut de mes manœuvres voluptueuses 
Il arrive qu’elle crie comme si j’étais une tueuse
La mer alors se déchire et cela me ravit
Donne sens à mes envies et fait toute ma vie

dimanche 7 mai 2017

Un grand rêve

Debout près de la fenêtre qui brûle
La main dans la culotte de l’autre
Nous nous masturbons

Devant les flammes qui dansent dans la cheminée 
Chacune quand vient son tour
Suce des tétons qui ne sont pas les siens

Sur le lit fricarelleur
Et ce jusqu’à pas d’heure
L’une est le gros sucre d’orge de l’autre et réciproquement

Dehors des nuages bleutés percent la couleur
De notre candeur
Et bizarrement nous font sursauter

samedi 6 mai 2017

Deep inside

Quand tu es nue sous ton pull
J’ai envie de bouffer tes seins
Quand je le fais
J’ai envie de bouffer ta chatte
Quand je le fais
Tu te trémousses
Et quand tu te trémousses
J’ai envie de t’enfiler un gode
Et quand je le fais
Tu te trémousses encore davantage
Parce qu’en même temps
Je peux bouffer tes seins
L’amour est un jeu sans fin
Qui veut qu’on se fasse du bien
Je t’en prie prends le gode maintenant
And push it deep inside my pussy please

vendredi 5 mai 2017

Notre art de vivre

 Dimanche dernier, Rose a passé sa journée à Douarnenez avec sa copine Agathe, pendant que Marianne et moi sommes allées nous promener dans les jolies gorges du Stangala, creusées par l’Odet, non loin et à l’est de Quimper. Nous n’avons pas couru sur ses sentiers sinueux, mais seulement fait une tranquille randonnée à pied, car le matin, déjà, nous avions réalisé un long footing d’une quinzaine de kilomètres aux alentours de la maison, mené bon train.

 Au retour du Stangala, en fin d’après-midi, je me suis mise devant mon ordi pour écrire des poèmes, tandis que Marianne est allée rendre visite à Joséphine et Yann, nos voisins. Quand elle est revenue, mes mots m’avaient tellement excitée que j’avais retiré ma petite culotte pour me masturber. Quand Marianne a découvert l’aimable spectacle que je lui offrais, elle est venue jouer avec mes seins, s’est agenouillée entre mes cuisses, et sa langue a remplacé mes doigts. Vous vous en doutez, chers lecteurs, ces innocentes prémices ont vite dégénéré…

 Le lendemain, le jour du 1er mai, après leur avoir offert un brin de muguet du jardin, j’ai fait découvrir à mes amies de jolies statuettes en bronze qu’un ami blogueur et lecteur fidèle avait posté sur son blog (ici). Des femmes nues, souvent lesbiennes, parfois dans des postures érotiques nullement équivoques. Tout de suite, mes amies et moi avons apprécié la qualité et le caractère fortement aguichant de ces œuvres. Comme me l'a suggéré cet homme sensible et courtois, je pense que l’acquisition de telles œuvres ferait une belle déco dans notre petit nid douillet. Mais nous hésitons beaucoup sur le choix des sujets. Marianne aime plus particulièrement la fille à terre, attachée, les mains ligotées derrière son dos, ainsi que le couple debout, dont l’une caresse gentiment la chatte de l’autre. De son côté, Rose apprécie une autre soumise, également attachée à terre, un sein pointé vers le ciel, ainsi qu’une fille agenouillée, les yeux bandés. Quant à moi, ma faveur va au couple au gode ceinture, et à cet autre couple, très sensuel, où l’une, agenouillée, lèche la chatte de sa partenaire. Mes amies et moi en discutons encore, convaincues que nous n’allons pas nous offrir les six en raison des prix assez élevés, même si toutes nous feraient plaisir évidemment. Il va donc falloir choisir. Je propose que nous tirions au sort. Très partante pour l’achat de l’un de ces sujets, mais sans doute un peu rabat-joie, Marianne dit que nous n’en avons pas besoin pour nous exciter! C'est vrai. Elle a raison, mais ces jolies statuettes en bronze représentent quand même un symbole de notre art de vivre!

jeudi 4 mai 2017

Les meilleures amies du monde

                                  à Marianne,

J’y pense soudain
Jamais toi et moi
Nous ne nous fâchons
Nous sommes
C’est évident
Les meilleures amies du monde
Pas noiseuses pour un sou 
Vieille chienne barbare
Je joue avec ta chevelure dense
Je la tiens à deux mains
Pendant que sans répit sans repos
Ta langue m’électrocute
En me bigornant le bigorneau

mercredi 3 mai 2017

Comme une jeune fille

Ton petit cul est celui d’une jeune fille
Tes seins radieux sont ceux d’une jeune fille
Tes soupirs ressemblent à ceux d’une jeune fille
Quand je te lèche
Ta bouche assassine dessine un O et ton front se plisse
Comme celui d’une jeune fille
Je te mets en position de charrue
Ton cul est à moi
Je le tiens presque dans une main
Entre tes cuisses de jeune fille
Je te sens légère 
Très légère
Si légère
Comme une feuille 
Comme une jeune fille feuille
Mais soudain tu me renverses
Tu me fais rire
Tu t’acharnes contre moi
Comme une jeune fille feuille en rut
Tu me blesses
Avec tes grandes boucles d’oreilles
Sur ma cuisse
Mon sang perle comme celui d’une jeune fille
Et partout sur mon corps tu me baises
Pour te faire pardonner

mardi 2 mai 2017

La beauté


"La beauté (contrairement à la laideur) ne peut vraiment s’expliquer: elle se dit, s’affirme, se répète en chaque partie du corps mais ne se décrit pas."
(Roland Barthes)

lundi 1 mai 2017

Le concombre

Le concombre est un godemiché naturel
Très riche en potassium
En fer
En calcium
En phosphore 
Et en magnésium
On peut aussi le couper en rondelles
Et le consommer cru
En salade