Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

dimanche 30 avril 2017

Prière d'une libertine

J’ai un cul à faire des partouzes entre femmes
Pardon des sex-parties
C’est ce que tu m’as dit
Maintenant je t’en prie ma mie
Masse gentiment mon petit cul
Mes cuisses et mon dos
Fais-le commodo et incommodo
Pendant que je suis allongée sur le ventre
Fais-le pendant des heures et des heures
Actionne mon bouton
S’il te plaît
Ne t’en prive pas
Ne me dis rien
Et laisse-moi orgasmer dans ma chère solitude

Maintenant que je suis sur le dos
Caresse mes seins
Palpe-les bien
Suce-les bien
Caresse mes cuisses
Caresse-moi partout
Fais-le pendant des heures et des heures
Caresse mes grandes lèvres
Et n’oublie pas mes petites
Actionne encore mon bouton
S’il te plaît
Ne t’en prive pas
Ne me dis rien
Et laisse-moi orgasmer dans ma chère solitude
Uniquement en regardant tes seins

samedi 29 avril 2017

En l'absence de mon visage

Tu peux me faire confiance
Je sais tenir ma langue
Droite 
Comme un piquet
Si tu veux
Pour voir
Tu n’as qu’à venir
Avec ton pussy
Et l’agiter dessus
Dans la lumière
Et jouir d’être bien morte

vendredi 28 avril 2017

Dessous la table


"Pas de plaisir en amour si l'on ne fait quelque folie."
Plaute

jeudi 27 avril 2017

Vite la suite

Nous aimons nous retirer nos soutiens-gorges
Et les jeter à la volée à l’autre bout de la pièce
Voilà on en est débarrassées vite vite la suite
Il faut évidemment y voir les prémices d’une suite
Qui implique d’autres dévoilements énergumèniques
Et qui généralement finissent férocement tête-bêche
En attendant la grande déferlante de l’opéra-bouche
Chacune besognant de son mieux dans son coin
Le plus drôle c’est quand l’une n’en peut plus
Qu’une faiblit sous l’effet de sa trop forte effervescence
Et que terrassée vaincue du cul elle demande grâce
A son aimée qui tendrement l’enlace et l’embrasse

mercredi 26 avril 2017

Saint Godon

Dans les ruines de la chapelle Saint Godon
Nous nous godons à trois
L’herbe entre les blocs de granit n’est pas rare
Mais bien verte
Deux chasseurs à réaction passent à faible altitude
Faisant un bruit d’enfer
Nous avons gardé nos petits tops
Mais nous n’avons plus nos petites culottes
Les oiseaux gazouillent pour faire plaisir à Saint Godon
Ou peut-être parce que nous nous godons

mardi 25 avril 2017

Le fouet


"Le fouet est le meilleur des maîtres."
(Comtesse de Ségur)

lundi 24 avril 2017

Camping

Un jour au soleil
Nous léchions nos abricots
Devant la Quechua

dimanche 23 avril 2017

Malgré nos cris nos gémissements

Quand nous nous faisons jouir
Rien n’y met fin
Pas même
Les résultats des sondages pour la présidentielle
Les poèmes des poètes sérieux
Les désastres du malaise civilisationnel
La lutte contre les souvenirs
La présence du bébé Cadum
La texture enveloppante de la célèbre Cold Cream d’Avène
La valorisation de la pomme
Les bienfaits du développement personnel
Les méfaits de la bulbiculture anglo-guinéenne
Bref
Nous continuons imperturbables

samedi 22 avril 2017

Tempête

                                                            à Marianne,

Je suis une petite gourmande
Je pourlèche mes doigts
Que je trempe dans le pot de confiture
Toi tu es étendue sur le dos
Comme une belle odalisque
Un coude levé légèrement
Comme la Vénus d’Urbino
Et tu attends semblable à une reine 
Sereine
Qu’advienne ton plaisir
Ton ventre se creuse et produit de profondes vagues
Pendant que tu pétris ton sein gauche
Preux capitaine
Tu fais ce que tu peux
Mais tu résistes mal à la tempête
Et te laisses emporter par une vague immense
Comme celle d'Hiroshige

vendredi 21 avril 2017

Férocité

                                                               à Marianne,

Sur l’océan féroce de nos baisers
Nous voguons voguons en chaloupant
Tu finis par me faire tomber à la renverse
Sur le lit
Où pour finir
Pour jouir
Je me laisse choir
J’écarte mes cuisses enflammées
Je sais que tu vas d’abord m’ausculter comme il faut
Ta bouche ne décollera pas de ma moule
Et je crierai comme il le faut
Comme si j’avais mal
Très mal

Maintenant avec tes yeux de biche
Tu me regardes
Je manie très bien le concombre avec mes deux mains
Tu te pâmes
Tu jouis
Tu m’aguiches
Et toi aussi tu cries comme il faut
Comme si je te faisais mal
Très mal

Déjà je pense que je
Te prendrai en strapon 
Sur le côté
Tôt ou tard
Ce qui me permettra de
Te sucer un sein
Mais les cheveux en pétard
Tu me feras des yeux terribles de Gorgones
Et tu crieras encore et encore
Comme il faut
Comme si je te faisais mal
Atrocement mal

jeudi 20 avril 2017

Léda et le cygne


Zeus, le malin, prit la forme d'un cygne pour séduire la belle. De leurs amours, dans un bel œuf, naquirent deux enfants, Hélène et Pollux.

mercredi 19 avril 2017

Un papillon qui fait de l'effet

LUNDI 22 AVRIL 2013

 Samedi dernier, Marianne, Rose et moi sommes allées dîner dans une crêperie, à Tachen Ar Groas, sur la commune de Plonéour-Lanvern, car jamais encore nous n'y étions allées. Notre premier projet, à ma douce et à moi, était de nous y rendre en osant la nudité intégrale sous le manteau, mais Rose, comme à son habitude, déclara forfait. En revanche, elle eut une bonne idée. Elle se proposa de nous accompagner avec les télécommandes de nos stimulateurs clitoridiens. Elle se tiendrait à une table distante de la nôtre et, de là, nous stimulerait. Je dois préciser que, séduite par la suggestion d'un commentateur de mon blog qui se reconnaîtra, nous avions fait, il y a quelque temps déjà, l'acquisition d'œufs vibrants, mais l'œuf vibrant est un stimulateur vaginal, et son effet, bien que fort agréable, ne nous paraissait pas suffisamment... comment dire... incisif. Incisif? Je ne sais si c'est le mot qui convient. Tant pis, je continue. En tout cas, ces stimulateurs à distance sont vraiment plaisants quand on les utilise dans des lieux publics, et surtout quand on ne sait pas quand l'excitation commencera ni quand elle s’arrêtera. Pour tout dire, j'aime ne pas avoir ce contrôle, ce pouvoir, tout en sachant qu'une complice le possède à distance. Il est vraiment doux de subir cette incertitude.

 Le soir venu, Marianne et moi nous nous préparâmes. On pourrait croire qu'une telle préparation serait rapide, puisque nous avions convenu de sortir dans le plus simple appareil, mais détrompez-vous: après le bain de rigueur, il nous fallut décider des crèmes de corps, du maquillage, des parfums, des accessoires (PJ ou pas PJ?), des escarpins, bref, tout un cérémonial, aussi excitant que la cérémonie elle-même.

 Rien n'est plus excitant que de monter en voiture, sans jupe, sans pull, sans soutien-gorge, sans petite culotte, finalement sans rien ou avec rien. Uniquement des bas, un porte-jarretelles, des escarpins. Bien sûr, il est préférable de se couvrir d'un manteau pour ne pas attraper froid et pour passer inaperçues et se rendre parfaitement convenable en public. Aussi, accessoirement, il n'est pas inutile de se munir d'une petite mallette remplie d'objets aptes à parfaire notre plaisir. Je n'oublie pas notre papillon rose, constitué d'un court pénis qu'on s'introduit et d'un harnais fin lui permettant de bien tenir en place. En sus, ce papillon rose est équipé d'un mécanisme de vibration et d'une télécommande. Mis sur soi, on ne voit que ses deux ailes. Le plus merveilleux, c'est qu'on peut le porter discrètement sous ses vêtements et se stimuler soi-même avec la télécommande dont on peut régler l'intensité des vibrations. Le progrès technique est quand même diabolique.

 Dans l'auto, Marianne et moi nous installâmes à l'arrière. Rose prit le volant. La route dura une bonne vingtaine de minutes. Je me sentais extrêmement vivante, rebelle ou salope (mais c'est pour moi la même chose), follement complice d'une autre belle salope-rebelle. Silencieuses, songeuses nous étions. Même Rose, généralement bavarde, ne trouvait rien à dire. Elle conduisait avec flegme, n'usant même pas des télécommandes. Dans les bourgs, les éclairages publics nous rendaient nos formes. Je me plaisais à être spectatrice et spectacle. C'était merveilleux, féérique. Sans nous toucher.

 Les lumières de la crêperie apparurent. Rose gara l'auto sur un petit parking situé à une vingtaine de mettre de l'établissement, où ne se trouvait qu'une seule voiture. Nous descendîmes, laissant Rose dans l'auto. Il était vingt heures.

 Quand nous entrâmes, il n'y avait personne. La salle était complètement déserte. Nous fûmes accueillies par un homme jeune, brun, grand, à lunettes, qui nous invita à nous installer où nous voulions. La salle était spacieuse, rectangulaire, en longueur, meublée d'un mobilier breton des plus traditionnels. Nous nous installâmes à une petite table à deux places, près d'une cheminée sans feu qui occupait la largeur de la salle. Des tables à deux, à quatre, à six, étaient disposées un peu partout, sans délimiter aucune allée centrale. A chaque place le couvert était mis: un couteau, une fourchette et un petit bol à cidre. A droite de la porte par laquelle nous étions entrées, juste à côté de nous, un lit clos rétréci en profondeur, servait de façade à un banc, avec une profusion de fausses portes à découpes Louis XV. Un autre lit clos, également modifié, était situé, à l'autre extrémité de la pièce, sur la seconde largeur de la salle, près du comptoir où officiait l'homme, et derrière lequel, on pouvait percevoir la découpe d'une porte dans le mur tout blanc. Cette porte donnait vraisemblablement dans la cuisine, car il nous parvenait, de temps à autre, une voix de femme. Au sol, un carrelage moderne, et sur les murs, des lambris de sapin peints. Ici et là, quelques tableaux à caractère breton, sans doute effectués par des artistes locaux. En fond sonore, de la musique celtique: Yann Stivell, etc. L'ensemble était peu chaleureux, assez austère.

 En nous installant, je fis remarquer à notre hôte qu'il n'y avait pas grand monde. il me répondit que c'était la crise. Déjà 2012 avait été en-dessous de tout, et il s'attendait à ce que 2013 fût une catastrophe. L'homme n'était guère optimiste.

 La table où nous étions installées, l'une en face de l'autre, était la plus éloignée du comptoir et de la porte de la cuisine, mais aussi la plus proche d'un gros radiateur électrique, ce qui nous parut plutôt bien vu pour notre confort. L'homme nous donna à chacune une carte et nous demanda si nous étions du coin. Nous lui répondîmes que non, mais que nous n'en étions pas très loin. il nous demanda où. Nous lui répondîmes. Suite à quoi il disparut sur-le-champ dans la cuisine.

 Seules, nous parcourûmes la carte que nous avions en main. Nous avions le choix entre des crêpes et des galettes, soit de blé noir soit de froment. Il était écrit sur la carte que c'était ainsi dans le pays bigouden. Crêpes ou galettes, il fallait choisir. Puisque nous étions seules, nous ouvrîmes nos manteaux et nous occupâmes bien davantage à faire des effets d'avantages qu'à choisir le menu. Nous prenions dans nos mains, nous soupesions, nous palpions. Un vrai régal, en guise d’apéritif.

 Notre serveur revint et nous demanda si nous avions choisi. Il n'avait rien vu, du moins il ne le faisait pas voir. Comme nous en étions toujours au même point, il repartit dans sa cuisine en nous exprimant aimablement de prendre notre temps. De nouveau seules, cette fois nous fîmes plus sérieusement notre sélection. Quand il fut de retour, après avoir passé la tête dans l'entrebâillement de la porte, nous lui commandâmes deux crêpes de blé noir complètes. C'est alors que Rose entra. Elle s'installa à une table peu éloignée de la nôtre afin d'assurer le bon fonctionnement de la télécommande. Le serveur rappliqua, nous apporta deux bolées de cidre, accueillit Rose avec de grands sourires et lui apporta la carte à elle aussi.

 Quelques minutes plus tard, il revint encore, nous apportant nos deux assiettes, une dans chaque main, qu'il déposa devant nous, en nous souhaitant un très bon appétit. Il retourna dans la cuisine. Nous regardâmes les crêpes. Elles étaient magnifiques, dorées à souhait et fort tentantes. J'avais une faim d'ogre. Marianne aussi. Nous commençâmes à manger. C'est alors que je reçus ma première stimulation. Marianne me regarda. Visiblement, il ne se passait rien pour elle. Mais elle comprit, elle me sourit. Cela me faisait tout drôle, c'était excitant. Je regardai Rose qui ne nous regardait pas. Elle faisait mine de consulter attentivement la carte.

 La stimulation cessa. Ce fut le tour de Marianne. Elle s'apprêtait à porter sa fourchette à sa bouche, quand celle-ci demeura en l'air avec son morceau de crêpe et de jambon. Sans dire un mot, Marianne me regarda, me sourit ingénument. Cela voulait dire: oh mon dieu, comme c'est bon, comme c'est agréable! Elle porta enfin sa fourchette dans sa bouche mais, visiblement, la stimulation continuait pour elle. Contre vents et marées, nous poursuivîmes la dégustation de nos crêpes, recevant plusieurs stimulations alternées de même nature. Quand nous eûmes terminé, les stimulations furent envoyées de conserve et de manière permanente, avec cependant la surprise de ressentir des changements de mode dans les vibrations. Ces changements sont indescriptibles. Ils procurent des sensations extrêmement différentes. C'était délicieux. En silence, nous nous pâmions, nous tordions, nous mordillant seulement les lèvres en laissant échapper quelques brefs soupirs, seuls signes extérieurs visibles et audibles de notre plaisir.

 Le serveur sortit de nouveau sa tête par l'entrebâillement de la porte et apporta sa crêpe à Rose qui, du même coup, cessa ses manœuvres. Il lui souhaita également un très bon appétit, puis il s'approcha de nous et nous demanda si nous avions aimé. Bien sûr que nous avions aimé! Mon dieu, quel plaisir que cette connexion à distance, quelle adorable complicité silencieuse! Complicité invisible entre Rose et nous deux, mais également complicité de suppliciées entre Marianne et moi, chacune cherchant sur le visage de l'autre les stigmates du plaisir. Je m'apprêtai à lui répondre, à lui faire quelques gentils compliments sur la qualité de ses crêpes, puisque c'était cela sans doute qu'il voulait entendre, mais la perfide stimulation recommença, me faisant perdre toute pensée cohérente, toute capacité à organiser un discours, à dire quelque chose de sensé, ne fut-ce simplement que les crêpes avaient été délicieuses. Au lieu de cela, embarrassée, je proférai des bribes de paroles, je me mis à bafouiller. Marianne tenta de me venir en aide, mais elle aussi se mit à émettre des propos incompréhensibles.

 Tandis que nous étions en vibration toutes les deux, l'homme nous demanda si nous désirions autre chose. Je crus qu'il allait s'inquiéter du bruit de nos papillons, de leurs battements d'ailes, mais non, il semblait ne rien entendre. Il désirait simplement savoir si nous désirions autre chose, sans doute pour donner meilleur mine à son chiffre d'affaire. Malgré tout, dans notre débâcle, nous parvînmes à lui commander au hasard deux crêpes au sucre et deux café liégeois. L'homme parut assez étonné par notre comportement si bizarre, mais n'en fit aucun cas, d'autant qu'un groupe venait d'entrer et s'installait à une table voisine. Il accueillit tous ces gens avec la même amabilité, ainsi qu'un couple de jeunes gens qui fit immédiatement suite. La salle commença à s'animer. Des paroles fusèrent, s'échangèrent. Mais nos vibrations n'arrêtèrent pas, redoublèrent même, sur des modes toujours différents. Je ne pus m'empêcher de glisser ma main entre les pans de mon manteau, de me malaxer les seins, de me pincer les tétons. J'aurais voulu jouir tout haut, m'exhiber sur la table, laisser mon corps déchaîner son plaisir. Mais il fallait rester en dedans. Dans des méandres pernicieusement souterrains. Sensation aussi intenable qu'agréable, aussi violente que douce.

 Ainsi débuta notre soirée à Tachen Ar Groas. Elle se poursuivit en sautillant d'orgasmes en orgasmes, tous presque aussi silencieux les uns que les autres, comme on saute de pierre en pierre sur le gué d'un torrent. Ah! Quel plaisir que de jouir, environnées de gens qui ne font même pas attention à vous, alors que, vibrant des pieds à la tête, on a l'impression que tout le monde peut entendre les battements d'ailes, ressentir l'acmé et l'évanescence de nos émois!

 La soirée se termina dans la voiture, sur le parking extrêmement sombre. Là, nous fîmes usage des accessoires que nous avions précautionneusement emportés dans notre petite mallette. Enfin, sur la route du retour, songeant à l'indifférence du serveur et de nos voisins pendant tout le repas, je me dis qu'il n'était pas vrai qu'un simple battement d'ailes d'un papillon peut déclencher une tornade à l'autre bout du monde.

(Extrait de mon ancien blog "Conan la barbare" qui n'est plus en ligne sur Overblog, et à paraître prochainement dans le tome 5 de "Par un fleuve emportée...", en Kindle.)

mardi 18 avril 2017

Credo

Mes amies et moi
Ne sommes pas moches et en manque de bites
Mais voilà nous n’aimons pas trop les bites
Pas du tout même
Ni les barbes rasées ou mal rasées 
Encore moins celles en broussailles
Nous préférons la peau douce
Les nénés et les chattes
Et les yeux de biche
Et les grandes boucles d’oreilles
Et les grands décolletés
Parce que c’est plus beau
Et plus rigolo
Aussi plus excitant
De se rouler des palots
De palper des monts jumeaux
Et de branler des clltos
Parce que d’emblée 
Nous nichons dans le ventre magique de l’étoile
Dans la friction sentimentale de nos seins unis

lundi 17 avril 2017

Un lundi de Pâques

Nos nichons ça roule
Que tremble donc la gélatine
Quand résonnera le souvenir lointain
Des bidons du laitier

dimanche 16 avril 2017

Vrai ou pas?



Autrefois, dans l’Occident chrétien, on pensait que les femmes devaient avoir beaucoup d’enfants et le moins d’orgasmes possibles. Aujourd’hui, on croit le contraire. 

(Thomas Szasz)

samedi 15 avril 2017

Autre chose dont je ne sais pas le nom

                                          à Marianne,

Nous jouions avec nos ballons
Mais à un moment
Le vent s’est levé
Et il s’est mis à grêler
Je me suis harnachée d’un godemiché
Et je l’ai introduit en toi
Enivrée
La terre s’est mise à durcir
Et mes seins se sont emballés
Eperdus ils se balançaient
Et tu ne disais mot
Mais tu vivais bien
Parce que patiemment
Tu mourrais en silence

vendredi 14 avril 2017

A neuf jours du premier tour

 Nous avons tellement apprécié le temps passé avec notre amie Grace que nous nous sommes jurées de retourner lui rendre visite à New York, dès que nous le pourrons, et aussi de la recevoir en France, peut-être cet été, si elle aussi, de son côté, le peut. Grace n’est jamais venue dans notre pays, pas même en Europe. De fait, elle n’a jamais voyagé. Elle nous a dit qu’elle n’en avait pas trop les moyens, mais ce n’est pas grave, nous sommes prêtes à lui financer une bonne partie de son billet d’avion. Grace, âgée de vingt-huit ans, est née dans le Bronx, dans une famille plutôt modeste. Elle a trois frères plus âgés qu’elle. Elle-même n’est pas très riche, mais c’est une fille bien, si belle et si charmante, que ce sera un vrai plaisir de lui faire passer une dizaine de jours en France. Nous parlons de lui faire visiter la Bretagne, mais aussi Paris et le château de Versailles. Bien qu’élevée au cœur de la cité du hip-hop, je suis sûre qu’elle aimera. C’est une fille sensible qui aime jouir des choses très belles. Nous lui avons dit aussi que nous lui ferions connaître nos amies Sandrine, Agathe, Marceline et Marlène, et cette perspective de faire l’amour à huit l’a spontanément enchantée. Elle n’en croit pas ses yeux et dit que ce serait un véritable conte de fée, pour elle, si cela devait se produire. 

 En réfléchissant, je me demande, s’il ne serait pas encore plus festif d’inviter à cette occasion, Amélie, mon ex, et sa petite amie Chloé, ainsi que Giulia, la belle Italienne que Marianne et moi avions rencontrée à Rome, alors qu’elle était encore avec Gina? Rose dit que nous devrions carrément voir les choses en grand, louer un gîte tranquille, entouré d’une belle nature, et organiser une grande partouze entre femmes. Ainsi, nous nous mettrions en libre service toutes les onze, et serions évidemment nues en permanence, prêtes à nous offrir à l’une ou à l’autre, aux unes ou aux autres, avec pour seul but de nous donner du plaisir. Marianne en rêve également, mais craint qu’une telle cohabitation de femelles aussi belles et aussi désirables, pendant plusieurs jours, ne soit pas chose si aisée. Elle engendrera fatalement, dit-elle, des rivalités et des animosités. Selon elle, la sororité, possible en petit nombre, ne l’est plus dès qu’on dépasse dix personnes. Et puis, si des conflits venaient à naître, cela ne serait-il pas préjudiciable au plaisir de Grace que nous tenons tant à préserver? L’ambiance recherchée doit être douillette, moelleuse, chaleureuse, magique, et par conséquent, selon ma belle Normande, il ne faut point trop être ambitieuses, et tomber dans la démesure. En ce moment, ce sujet anime pas mal de nos discussions, tandis que nous sommes quasiment sans voix sur le choix d’un candidat, à neuf jours du premier tour des élections présidentielles.

jeudi 13 avril 2017

Ouvrage

                                                      à Marianne,

Merveilleuse réciprocité
J’embrasse tes seins tu embrasses les miens
Et nous soudons 
Le cœur à l’ouvrage
Nos bouches si fiévreuses 
De femelles voraces
Attendant des baisers plus intimes
Et l’ouvrage à venir des grands ciseaux

Mais comment imaginer 
Dis 
Que cela puisse finir

(Par un fleuve emportée…)

mercredi 12 avril 2017

Caresses

Globes contre globes
Globes de mes seins 
Contre globes de tes fesses
Existe-t-il plus douces caresses

mardi 11 avril 2017

Quatuor à Manhattan

                                                                                       à Grace,

Vite on se désape quand on arrive
Et chacune met la patte à la pâte
Je veux dire au cul de l’autre
L’on se branle mutuellement
En tenant vaillamment la même cadence
Nos avant-bras qui se croisent musicalement
Se gonflent de la robustesse de nos chagattes
Bien secouées et mises à rude épreuve
L’on essaie toutes les sexpérimentations possibles
Avec enthousiasme
Notamment toutes les formes de fricarelles 
Des plus risibles aux plus nobles
Certaines avec vue sur l’Empire State Building 
Nous étions des sexpertes dans le genre
Seins dessus dessous
Colporteuses de rêves de mauvaises filles
Et de plus en plus addictes du cul des gonzesses
Et de leurs nichons
Indifférentes au massacre des fleurs
C’était là notre environronnement quotidien 
Mais quand même 
J’avais de plus en plus le sentiment
De faire partie d’un monde à part
Un peu comme le petite Thérèse
Avec tous ces seins autour de moi qui s’agitaient 
Comme les morceaux autofécondants et lumineux d’un kaléidoscope
Perdue parfois 
Dans le chant strident et insupportable des sirènes 

lundi 10 avril 2017

Au siècle des lumières

Au siècle des lumières
Les infirmières ne portaient pas de culottes
Elles avaient des langues 
Longues comme des trompes de papillon
Et pour se déplacer 
Elles utilisaient la lampe trompeuse d’un ange
Avant de copuler avec la brume

dimanche 9 avril 2017

Grace


 Grace travaille dans une saladerie, elle y compose des salades, elle fait ça très bien, elle mélange les ingrédients avec une dextérité remarquable. Elle habite un tout petit appartement dans East Village, très sympa, très bien décoré. Elle est lesbienne, noire, joliment tatouée, et vit actuellement seule. Sa copine, une noire comme elle, l’a quittée. Quand Grace nous a vues, on lui a tout de suite tapé dans l’œil, ça s’est vu, elle nous a souri, avec un sourire qui en disait long, puis elle nous a tiré la langue. Incroyable. Elle est très belle, facétieuse, avec une peau ébène très soyeuse. Elle est toujours de bonne humeur et sourit sans cesse. Chez elle, nous avons fait l’amour toutes les quatre, mais elle est aussi venue nous rejoindre un soir dans notre chambre d’hôtel. Avant d’entrer chez elle, on se roulait de terribles pelles dans l’escalier de son immeuble. On lui suçait les seins toutes les trois. Grace a de beaux seins, bien volumineux et bien fermes. Elle a aussi un beau petit cul avec une belle chatte très excitante. Mais comment décrire tout ce que nous avons fait ensemble pendant ces trois dernières nuits? Dommage, c’était la fin du séjour. Mais quelle apothéose! Par moments aussi, quel concert! Nous avons fait beaucoup de tribbling deux à deux, en changeant de partenaires. Nous avons acheté des godes au musée du sexe, à l’angle de la 5ème avenue et de 27ème rue, et nous les lui avons offerts, quand elle est venue passer la nuit avec nous dans notre chambre d’hôtel. Grace est la grâce même et elle branle à merveille, aussi bien qu’elle malaxe ses salades dans son Sweetgreen. C’est une bonne branleuse qui aime ça, et c’est vraiment un plaisir d’avoir aussi sa langue agile entre les cuisses. Elle nous a confié que c’était la première fois de sa vie qu’elle faisait l’amour avec des blanches, et aussi à quatre. Nous lui avons répondu que pour nous, ce n’était par la première fois que nous faisions un plan de ce genre, mais la première fois avec une noire. Elle en était très fière.

samedi 8 avril 2017

De retour de New York

 Dix jours fantastiques avec balades à pied de block en block et baises dans notre chambre d’hôtel. Une journée de pluie intégrale, avec vent froid, mais aussi, très bizarrement, quelques autres, radieuses, avec une douceur toute printanière. Une douceur telle qu’en faisant la croisière en bateau tout autour de Manhattan, nous avons attrapé des coups de soleil. Évidemment, j’ai fait découvrir à mes copines les incontournables: l’Empire State Building, Times Square, le pont de Brooklyn, la high line, le One World Trade Center, etc. et aussi certains lieux très charmants de SoHo, de Chelsea, et plein d’autres encore. Les New yorkais sont fidèles à eux-mêmes, souriants, heureux de vivre, gentils et avenants. Bref, des jours et des nuits formidables. Mais fatiguées quand même en descendant de l’avion, because nous avons beaucoup trotté à pied et pas beaucoup dormi. Et surtout, le décalage horaire…

 Dans un SweetGreen, une saladerie où elle était employée et où nous avons dîné un soir, non loin de Madison Square, nous avons rencontré Grace, une jeune noire très souriante qui, tout de suite, en préparant nos salades Kale Caesar, a tout de suite remarqué qui nous étions. Il n'y avait pas beaucoup de monde, nous avons sympathisé, et Grace nous a invitées chez elle, après son travail qui se terminait à dix heures. Mais maintenant, je suis trop fatiguée pour raconter la suite. Oui, vraiment trop crevée… Je vais rejoindre Marianne et Rose qui sont déjà au lit.

samedi 1 avril 2017

Qu'en toi-même




"Tu peux chercher l’univers entier pour trouver quelqu’un qui mérite autant ton amour et ton affection qu’en toi-même. Tu ne trouveras cette personne nulle part ailleurs qu’en toi. Tu es celui ou celle qui mérite ton amour et ton affection plus que n’importe qui d’autre en ce monde." 

(Gautama Bouddha)