Ophélie Conan

Ma photo
Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

mercredi 29 mars 2017

Parfum céleste



“Auprès de la femme que l'on aime il se dégage un parfum céleste, ce n'est plus de l'air, c'est de l'amour qu'on respire.”

(Alphonse Karr)

vendredi 24 mars 2017

Je caresse les tiens

Je caresse les tiens
Ma chérie ne te gêne pas
Va suce les miens

jeudi 23 mars 2017

Fessée

                                        à Marianne,

Tu es grande pour recevoir la fessée
Ma chérie
Mais je te la donne petite sauvage
Ainsi tu redeviens une petite fille
Peut-être à la fin seras-tu plus gentille
Toi déjà si sage
Entre deux volées qui te framboisinent
J’embrasse tes parties charnues
Ta raie sublime
Ton petit trou du cul chéri
Et j’enfile trois doigts dans ta fentine
Ça fait que tu te tortilles
Alors je recommence la fessée

mercredi 22 mars 2017

Un mystérieux enthousiasme




“L'amour est la suprême puissance du cœur, un mystérieux enthousiasme qui renferme en lui la poésie.”

(Germaine de Staël)

mardi 21 mars 2017

Sur le bord de la nationale

                                     à Marianne,

Sur le bord de la nationale
J’ai arrêté le camion
Le superbe Trafic Renault II de Rose
J’ai ouvert la portière latérale
Où tu étais assise sur le siège
Complètement nue 
Du côté de la campagne
Où ne pousse nulle rose
Tu as ouvert tes cuisses
Pour que je vienne te lécher
Ce que j’ai fait
Pendant que des autos moroses
Sifflaient des écumes
Sans même voir renaître le printemps
Et ce qui engendrera ma prose

lundi 20 mars 2017

Une œuvre d'art

Dès que ça repousse
Le bic à la main
Les jambes écartées dans la baignoire
Nous nous rasons
Chacune le fait à l’autre
A la fin 
Chacune vérifie consciencieusement
La douceur de son ouvrage
Chatte
Du bout de sa langue
Fait renaître une œuvre d’art 
Entre nos cuisses

dimanche 19 mars 2017

A deux doigts

Tandis que je repose nue en été
Assoupie dans un transat du jardin
A l’ombre d’un fruitier
Tu t’approches à pas feutrés pour me baiser
Tes seins balancent 
C’est un vrai régal à regarder
Nous mélangeons nos chevelures
Nous rions
J’en profite pour améliorer ma position
Pour m’ouvrir totalement 
Dans le but de faciliter la pénétration
Je te sais à deux doigts de le faire
Rien qu’avec tes deux doigts
Toi qui sait si bien y faire
Et qui le fais avec tant de précision
Et de déraison
Mais d’abord
Sachons attendre
Suçons nos seins ma mie avec délectation

samedi 18 mars 2017

Durant nos jeux

 Durant nos jeux, j’ai perfectionné l’art du bondage. Je sais maintenant comment faire un joli entrelacs de cordes autour des seins. Ce n’est pas si facile que ça. Mais il est important que le résultat soit beau, excitant, et surtout ne blesse pas.

 J’aime quand les seins sont bondés, quand la soumise est mise à genoux, qu’on lui lie les poignets derrière le dos et qu’on les lui attache à une corde, elle-même accrochée au-dessus d’elle, au plafond, à une poutre, que sais-je… Il faut prévoir, installer ou faire installer un crochet de fer. Dans cette position, il est bien venu d’asticoter la soumise longuement avec un vibro.

 J’aime aussi quand les coudes sont liés entre eux et que chacun des poignets est fixé à chaque cuisse. Dans cette position, la soumise peut subir toutes sortes d’outrages, surtout les soirs de lune, de lune croissante si possible, quand le ciel est parfaitement clair, et quand le souper est servi.

jeudi 16 mars 2017

Parler de dieu

Mise à nu rituelle 
Mais jamais inutile de tes seins
Étrangeté un peu glacée de la représentation
Impression d’hyperréalisme
Malgré la présence de ta respiration
Chaude dans mon cou
Sur ma nuque
Tes baisers
Ces trésors
Une couverture verte de palmiers et de gros coussins
Sous toi sous moi
Non très loin
Un rideau zinzolin tout brodé
Un livre sur un lutrin
Et divers personnages 
Comme des lutins 
Qui s’activent au loin 
En bas
De l’autre côté du balcon
Et un étrange rayon de soleil 
Comme issu d’un nuage en forme de tore
Sorte d’oiseau de mort qui plane au-dessus de mon pubis
Les femmes il faut encore que je le dise
Ont une façon toute particulière de parler de dieu


mercredi 15 mars 2017

Si bien avec toi

                                                                       à Marianne,

Je suis allongée sur le dos
Je suis bien
Tu rampes sur moi tu ris tu viens me bouffer les seins
Je suis bien
Tu mordilles chacun de mes tétons
Tu fais mine de leur faire mal
Tu tires dessus
Je suis bien
Tu les excites 
Tu les caresses avec le bout de ta langue
Je suis bien
Je caresse tes cheveux
Ton épaule
Tu installes ta bouche entre mes cuisses
Je vois tes grands cils qui ne battent pas
Tes yeux me disent quelque chose que je ne comprends pas
Qu’il fait noir que peut-être l’océan s’ennuie
Je caresse encore tes cheveux
Tu me regardes avec insistance pendant que tu me broutes
Tu es si sérieuse
Si généreuse
Agenouillée
Je suis bien
Mon ventre se creuse
Mon mont de Vénus est tout gonflé
Il a pris de l’altitude
Je caresse avec amour les globes de mes seins
J’adore leur rondeur
J’adore ma béatitude
Je me sens comme une enfant gâtée
Je suis bien 
SI bien avec toi

mardi 14 mars 2017

L'art de compter sur ses doigts



"Ne dites pas de mal de la masturbation. C’est la manière la plus sûre de faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime." 

(Woody Allen)

lundi 13 mars 2017

Bientôt

 A la fin de ce mois de mars, nous avons prévu, nous les trois filles, de nous rendre ensemble à New-York pendant une semaine. Ce voyage nous excite. En ce qui me concerne, j’y suis déjà allée, quand je vivais avec mon mari. En vérité, ça commence à dater. Mais j’en garde un souvenir vraiment extraordinaire. New York est une ville en perpétuel mouvement, tourbillonnante, fatigante, mais très excitante. Le rythme ne ralentit jamais. Le jour, la nuit, le dimanche. Tout fonctionne en permanence. Je me souviens d’endroits géniaux, d’espaces fabuleusement verts. Marianne et Rose qui n’y sont jamais allées en rêvent! Donc, voilà, c’est parti pour la grosse pomme. Enfin, presque. Bientôt!

dimanche 12 mars 2017

Traversée du miroir

J'ai toujours pensé que j'étais lesbienne
Même quand je ne l’étais pas
Par amour de mon propre corps

Faire l'amour à une autre femme
Ou recevoir d’elle du plaisir
C’est me faire l'amour à moi-même 
D’une manière beaucoup plus intense 
Car elle n'est pas un reflet
N’est pas virtuelle mais bien réelle 

C'est une sensation fantastique 
Qui me rend élastique
Et c'est ainsi me semble-t-il 
Que je traverse le miroir


samedi 11 mars 2017

Faim de vie

Le grondement intestinal du métro parisien
N’éveillera jamais tout à fait les morts du cimetière de Montmartre
Où sévissent pourtant d’importants orphéons catalans

Le jour se lève sur Paris et déjà c’est le soir
Pour les arracheurs de clous du spectacle urbain
Qui rampent imperturbables comme des chenilles molles
Dans le sirop de leurs neurones

Je demeure perchée très haut sur le clocher de la galaxie
Mon corps est un buvard qui absorbe toutes les indifférences
Heureusement j’ai mis un nuage dans chacun de mes stilettos
Et maintenant je marche je file
Franchissant les grandes portes
Avec en main la télécommande de l’œuf vibrant que tu portes
Lequel effacera certainement l’épave de ce monde ignare

vendredi 10 mars 2017

Nature



"Le sexe fait partie de la nature, j'obéis a la nature."

(Marilyn Monroe)

jeudi 9 mars 2017

Sans doute

Il aime l’anesthésie du bien-être 
Elle aime le goût du risque
Des conflits et des affrontements
Il aime une vie lisse et sans heurts 
Sans stress
Sans désir
Sans grandes ambitions
Sans grandes émotions
Être peinard dit-il
Un peu snobinard
Profiter sans faire de vagues
Positiver
Porter l’uniforme
Être dans les normes 
Toutes les normes
On ne peut dit-elle
Filtrer l’existence pour ne conserver que le sucre 
Et le miel
Elle et lui sans doute
Ne sont pas faits pour vivre ensemble

mercredi 8 mars 2017

De rouge et de noir

 Ce soir, je vais me rendre chez Marlène qui m’a proposé de m’attendre nue, chez elle. Il y a une bonne vingtaine de kilomètres à faire en voiture pour me rendre chez Marlène. Je lui ai promis que je viendrais nue sous un manteau noir, seulement chaussée de grandes cuissardes noires.

 De son côté, au même moment, Marianne se rendra chez Marceline, qui l’attendra également nue chez elle. Comme moi, elle devra effectuer une bonne vingtaine de kilomètres pour se rendre chez Marceline qui n’habite pas du même côté que Marlène. Marianne aussi sera chaussée de cuissardes, mais rouges. Elle sera également nue sous un manteau rouge. 

 Nous partirons au même moment. Nous prendrons chacune notre voiture. Nous nous embrasserons au moment du départ et échangerons nos dernières caresses. Nous nous souhaiterons une bonne route, sans mauvaises rencontres en chemin, et beaucoup de plaisir à l’arrivée. Rose, qui restera à la maison, n’attendra pas notre retour, car nous passerons la nuit chez nos amies.

mardi 7 mars 2017

Léger bruit

                                                          à Marianne,

Sur la table de la cuisine
Où tu es assise
Parmi les citrouilles les potirons et les concombres
D’une main je m’agrippe à l’un de tes seins
Et de l’autre je te clitorride masturbement bien
En cet endroit précis où ton corps
Imite les incessants clapotis de l’eau pure

lundi 6 mars 2017

Dimanche d'automne

                                                           à Marianne,

En ce beau dimanche d’automne
Comme un chat
Le museau dans sa gamelle
Je lèche ta chatte
Tu ronronnes
Et te laisses faire
Tu aimes ça
Nonchalante tu caresses ma tignasse blonde
Et je redouble d’ardeur
Je lime ton trou avec deux doigts réunis
Ce qui te fait miauler misérable
Et fait tomber les feuilles trop rouge du bel érable

dimanche 5 mars 2017

Ma soirée chez Marlène



Mercredi 26 janvier 2011 (Extrait de mon précédent blog)

 Hier soir, j’ai passé la soirée chez Marlène. Pour être franche, ça s’est passé comme je l’espérais. Quand je suis arrivée, vers 20 heures 30, avec mes roses, elle s'est spontanément jetée dans mes bras, vêtue d'une super minirobe noire, très décolletée. Elle était calme, mais émue. Elle m'attendait, m'a remerciée pour les roses, dit selon l'usage qu'il ne fallait pas. Ensuite, elle s'est justifiée au sujet du repas trop vite fait qui ne serait pas excellent. Je l'ai déculpabilisée. D’emblée, j’ai été sensible à la jolie table, mais surtout au décolleté et aux longues jambes fines, très bien faites, dénudées très haut, très excitantes.

 J’ai trouvé son appart très chouette, très spacieux, décoré avec beaucoup de goût. Elle avait mis une musique d’ambiance très douce et très agréable. Je me suis tout de suite sentie bien chez elle, à l’aise, détendue. Elle m’a fait asseoir dans son canapé et m’a proposé une coupe de champagne. En me servant, en souriant, elle m’a demandé si je ne lui en voulais pas trop pour l’après-midi insolite et particulièrement speed qu’elle m’avait fait passer. Mon sourire angélique lui a tout de suite fait comprendre que je ne lui en voulais pas du tout, bien au contraire. C’est alors qu’elle est venue s’asseoir à côté de moi. Avec beaucoup de douceur, elle m'a regardée, m'a embrassée, puis comme je m'y attendais, s’est intéressée à mon chemisier, a enlevé un bouton, deux boutons, trois boutons, et a encore caressé mes seins. Ne voulant être en reste, je l’ai aussi embrassée, en même temps que je caressais ses cuisses. A un moment, remontant très haut ma main, je me suis aperçue qu’elle aussi ne portait pas de slip. J’ai trouvé ça divin. Alors, je l’ai un peu excitée en caressant sa perle avec un doigt et j’ai trouvé merveilleux de la voir s’abandonner en s’amollissant de tout son long dans le canapé, les cuisses écartées, les bras repliés au-dessus de sa tête... Je me sentais toute-puissante.

 J’ai arrêté et j'ai commencé à la déshabiller. Quand elle s’est trouvée en tenue d’Eve, elle m’a demandé de fermer le store, à cause des voisins d’en face qui pouvaient nous voir. Je suis revenue près d’elle et me suis laissée déshabiller. A son tour, elle m’a fait quelques caresses sur le sexe que j’ai adorées. Soudain, elle a cessé, me disant qu’il fallait maintenant qu’on se regarde pour s’exciter avec les yeux. Elle a pris sa coupe, a trinqué avec moi, m’a souri très gentiment. Puis, elle m’a fait toutes sortes de compliments sur mon anatomie, en me butinant un peu partout, longuement, mais revenant sans cesse sur ma nuque sous mes cheveux.

 Marlène est une très belle femme. Ses hanches sont bien marquées, elle a de jolies petites fesses bien rondes, une poitrine généreuse et bien ferme, que je trouve très agréable au toucher, comme celle de Marianne. A un moment, elle m’a proposé de passer à table. Je l'ai suivie. Nous sommes restées dans la tenue où nous étions pour dîner.

 A la fin du repas, nous sommes retournées dans le canapé. Elle a d'abord enfoui sa tête dans le creux de mes seins, puis s'est redressée brusquement pour m'embrasser. J'imagine qu'elle pensait qu'elle allait mener le jeu, comme elle l'avait fait jusqu'à présent, mais avec une douce et infinie patience, je me suis emparée de ses seins par petits attouchements successifs, les ai sucés, mordus, pincés, ce qui, progressivement, l'a fait basculer dans un monde de délices. Je les ai massés très doucement, très langoureusement, les ai sucés encore, les ai mordus encore, les ai pincés encore. Déjà, elle était au bord de la volupté. Je l'ai caressée partout, j'ai joué nerveusement avec son clitoris. Elle s'est laissée totalement embarquer dans mes caprices. J'ai mis sous tension la moindre parcelle de sa peau, en même temps, je l'ai branlée encore et encore, doucement avec un doigt, tandis que je pinçais alternativement le bout de ses seins. Elle était complètement mouillée, désorientée. Chacune de mes caresses déclenchait de brusques orgasmes imprévus. A la fin, elle me supplia de venir la lécher, ce que je fis longuement et profondément, comme une chienne fidèle et patiente, elle, tenant ma chevelure entre ses mains, et me disant que j'étais un ange et me couvrant d'un flot de louanges. J’ai pris sa place dans le canapé, lui ai demandé de me lécher à son tour.

 Enfin, apothéose vint. Ce fut soixante-neuf sur la moquette, moi dessous, elle dessus. A la toute fin, elle me dit ne pas en revenir de mes prouesses. Elle me lança, radieuse: "Je vois, Ophélie, que ce n'est pas la première fois! Tu es une pro, ma belle, tu caches bien ton jeu, on dirait! »

 Ce matin, à l’agence, j’avançais un peu au radar. Je ne me sens jamais fraîche quand je me couche aussi tard (il devait être trois ou quatre heures du matin). Heureusement, Marlène m’a invitée à terminer la nuit dans son lit, ce qui n’était pas dans le programme. A l'agence, ce matin, j’ai retrouvé Céline qui m’a laissé entrer les chèques dans l’ordinateur (chèques d’acompte pour les loyers de locations d’été). J’étais bien contente de sa confiance. Puis, j’ai aussi rempli les remises de chèques que Monsieur E. va déposer à la banque chaque matin. Céline m’a dit qu’elle me trouvait bien gaie et que cela faisait plaisir à voir. Elle sait que j’aimerais travailler davantage et avoir plus de responsabilités en m’occupant d’une tâche dans son intégralité. Mais d’après ce qu’elle m’a expliqué, c'est Monsieur E. qui ne veut pas prendre trop de risques et qui se montre réticent à me confier davantage de responsabilités.

 Très bonne journée pour moi, donc, sans doute à cause de ma soirée et de ma nuit chez Marlène. Céline m'a aussi demandé d'envoyer les contrats aux propriétaires. J’ai calculé la commission d’agence pour chaque contrat, et Céline m'a également permis d'envoyer les contrats par mails. J’ai aussi répondu au téléphone. Toujours, je regarde Marlène, moins son travail qu’elle-même, ses yeux, ses seins, ses fesses quand elle marche, quand elle s'assied. En la regardant, je la déshabille. Je repense à hier soir. Elle est vraiment superbe, mais je ne sais si je suis vraiment amoureuse d’elle. Mon aimée, je n'en ai qu'une, c'est Marianne. Mais je projette de nouveaux moments d’intimité avec Marlène. Je n’arrête pas de penser à elle, à notre soirée. Je joue et rejoue en pensée tout ce que nous avons fait. J’imagine tout ce que nous n’avons pas fait et que nous ferons. J’ai vraiment très envie de refaire l’amour avec elle, de sentir à nouveau le contact de sa peau très douce sur la mienne.

 En fin d’après-midi, comme d’habitude, je suis allée à l’Office du Tourisme et à la Poste. Au retour, j'ai eu envie de proposer à Marlène de nouvelles retrouvailles pour ce soir, mais je n'ai pas eu le loisir de le faire. Tandis que j'étais à la photocopieuse, elle est venue vers moi et m'a dit qu'elle avait très envie qu'on se voie ce soir, mais que cela lui était impossible, qu'il fallait impérativement qu’elle rendît visite à ses parents. Nous nous sommes enlacées et embrassées tendrement, mais j’étais quand même déçue...

Publié dans Sorcière bien-aimée

samedi 4 mars 2017

Obsédées de sexe

Sur des draps de lin blancs
Très blancs
Comme deux anges déchus
Qui se débattent dans la neige 
Nous jouons avec nos quatre seins
Comment faire
Pour nous en défaire
Pour cesser de nous les mordiller
De nous les sucer
De nous les lécher
De nous les aspirer
Non vraiment ce n’est pas possible
Nos mains et nos bouches sont aimantées par eux
Maintenant
Décidément
Évidemment
C’est au tour de nos mimis jolis
Tu lèches le mien
Et je lèche le tien
Nous les doigtons avidement
Et ne savons plus très bien dans quel monde
Nous sommes
J’hésite
Certainement pas
Dans le monde de demain
Puisque demain
Nous ne ferons pas encore des poupées en coquelicot

vendredi 3 mars 2017

Lien


"Tout passe par le sexe, parce que c’est la chose animale qui nous rattache les uns aux autres."

(Monica Belluci)

jeudi 2 mars 2017

Mon œuvre de plaisir

Patiemment je bois à ta coupe
Pendant que toi
Immobile
Les cuisses relevées
Tu te laisses faire
Soumise
Béate
Tu ânonnes des mots sans suite
Tu essaies par moments
De te redresser
De voir ce que je fais de diabolique 
Avec ma langue
Dans ton petit jardin
Tu me jettes un regard étonné
Tu souris
Tu semble désemparée
Mais tu n’insistes pas
Tu cries une fois de plus 
Tu soupires
Et je continue imperturbable
Studieusement
Mon œuvre de plaisir

mercredi 1 mars 2017

Seins honorés

Nous sommes deux grandes filles
Avec quatre gros seins
Deux folles échouées aux lisières de nos périphéries
Deux folles aux regards obscènes de sirène ou de madone
Qui se frottent les seins 
Avec ferveur 
Avec leurs seins
A la faveur du matin
Et d’une parole donnée
Et se partagent généreusement leur charnu butin
Comme une sauvage marée de friandises
Sur un rivage enfantin