Ophélie Conan

Ma photo
Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

mercredi 26 juillet 2017

Juillet s'étiole

 Juillet  s’étiole. Les beaux jours ensoleillés ont fait place à un temps plus frais, souvent nuageux, voire pluvieux. Ces derniers jours, toutes les trois, nous avons presque le blues. Bientôt ce sera notre séparation du mois d’août. Chacune poursuivra sa vie de son côté pendant un mois. Souvent nous pensons au départ déjà loin de Grace, à ces merveilleux moments passés ensemble, à ce fantastique feu d’artifice de femmes nues dans cette grande maison…

 Je me souviens, mais je ne suis pas très courageuse. 

 Curieusement, je n’ai guère envie d’écrire en ce moment. Je dois me forcer.

 Je me souviens de notre agitation du vendredi, quand nous avons fait les préparatifs. Il a fallu emmener de la nourriture, des boissons, commencer à confectionner certains plats, décorer la grande maison, mettre des fleurs dans des vases, faire en sorte que tout soit joli, car il fallait réaliser un bel écrin pour nous accueillir toutes les douze. Heureusement, Sandrine, Marlène et Marceline sont venues nous donner un précieux coup de main. En fin d’après-midi, Marianne est allée chercher Giulia à la gare. Quand l’Italienne est arrivée, quelle splendeur! A regarder les sublimes transparences de sa tunique en mousseline brodée de perles, sous laquelle ne pouvait échapper la rondeur de ses seins nus et le flou arachnéen de sa jupe très longue, je ne sais pourquoi, je me suis surprise à rêver d’un palais, sur les rives du Bosphore, au crépuscule. La belle riait, nous embrassait. Nous l’avons embrassée, serrée dans nos bras, entourée, pelotée, aidée à monter ses valises dans sa chambre d’où elle n’a pas tardé à redescendre, en jean, pour nous aider à la cuisine. Quel bonheur, toute cette agitation de filles dans la cuisine! Toutes ces bouches à portée de lèvres, tous ces seins à portée de mains... Agathe est arrivée en voiture, un peu plus tard dans la soirée. Quant à Christine, Amélie et Chloé, elles sont arrivées le lendemain matin, également en voiture.

lundi 17 juillet 2017

Le départ

 Aujourd’hui, nous avons le cœur gros, parce que mardi c’est le départ. Nous raccompagnerons Grace à l’aéroport. Fini ce temps indolent passé ensemble! Grace va retrouver Manhattan et sa sandwicherie.

 Ce week-end passé dans cette grande maison où toutes mes amies se sont retrouvées est vraiment difficile à raconter. Rendez-vous compte: deux jours, presque trois avec le lundi matin! En plus, l’histoire de douze personnes qui n’étaient pas toujours ensemble, qui allaient, qui venaient… Ainsi, je suis loin de connaître tout ce qui s’est passé. Forcément plein de choses m’ont échappé. Il y a eu une grande scène, mais aussi beaucoup de coulisses. Néanmoins, dans les jours qui viennent, je vais essayer de retracer les grandes lignes de ce week-end, au moins telles que j’ai pu percevoir les choses. Mais pour synthétiser, tout s’est bien passé. Toutes les filles étaient très contentes, surtout Grace qui nous a chaleureusement remerciées pour tout ce que nous avions fait pour elle. Le dernier soir, elle pleurait de joie.

vendredi 14 juillet 2017

En plus de nous quatre

 En plus de nous quatre, il y aura Agathe, l’amie de Rose, Sandrine, notre amie à Marianne et à moi, Marlène et Marceline, mes fidèles collègues de travail, ainsi que Giulia, la belle Romaine, Amélie et son amie Chloé, et enfin Christine, ma copine du Saosnois qui, évidemment, viendra sans son mari, mais avec la permission de ce dernier, il va de soi. Cela fera en tout douze nanas dont certaines ne se connaissent pas. Marianne est encore dubitative à l’idée de réunir tout ce beau monde en l’honneur de Grace qui n’en sait encore rien, mais c'est parti. Rose a insisté, et c’est elle qui a gagné. Nous allons donc réaliser ce qui, nous l’espérons, sera une belle orgie de femelles lubriques. Et pour cela, nous avons loué un gîte pour ce week-end.

 C’est une grande maison à l’ombre d’un vieux chêne, une vaste et solide bâtisse rectangulaire, sans doute du dix-septième siècle, faite de pierres de taille en granit, couverte d’ardoises épaisses et parfois couleur de rouille, comme le veut la tradition bretonne. Elle semble posée là, au milieu d’une prairie, avec sa façade avant scandée de fenêtres aux volets blancs, ornée d’une somptueuse glycine et d’imposants massifs d’hortensia bleus. A l’intérieur, on trouve des carreaux de terre cuite, des tapis de coco, une grande cheminée en pierre, et du mobilier en chêne ciré. Une immense cuisine a été aménagée à la manière des salles communes d’autrefois. On peut y prendre les repas sur une grande table de ferme et y flâner dans des fauteuils en osier, en contemplant le feu, l’hiver, car il y a là aussi une autre grande cheminée. Au sol, on retrouve exactement le même carrelage que dans l’entrée et dans le salon.

 Les chambres à l’étage, disposées de chaque côté d’un couloir central, sont meublées également d’armoires anciennes, colorées de tissus qui ont été choisis dans des imprimés souvent à fleurs. Simples, douillettes, coquettes, animées par une multitude d’objets anciens, sans grande valeur, mais de bon goût, chacune a sa salle de bains. De l’éclectisme des choix et du mélange de confort, de fraîcheur et de décontraction, se dégage une ambiance très particulière qui m’a beaucoup séduite quand j’ai visité la maison. Les propriétaires, un couple d’homos dans la soixantaine, très sympathiques, m’ont rassurée quand je les ai prévenus que nous serions un groupe de douze lesbiennes pour le week-end et que, par conséquent, nous avions besoin de tranquillité. Ils n’ont été ni choqués ni effrayés. 

 Ah, j’oubliais, à l’arrière de la maison, orientée sud, il y a un autre pelouse, beaucoup plus petite, avec en son centre, une piscine chauffée de bonne taille et de belle facture.

 A y réfléchir, je pense que nous serons bien dans cette solide bâtisse, certes un peu austère, mais tranquille. Nous pourrons nous baigner et nager dans la piscine et, je l’espère, nous adonner pleinement à toutes nos fantaisies, tant dans la maison que sur les pelouses, sans être dérangées. La propriété n’est pas vraiment close, mais suffisamment retirée de la route, ses deux terrains étant protégés par de grands arbres, dont ce vieux chêne certainement centenaire. Les propriétaires m’ont promis que nous y serons au calme, eux n’habitant pas dans la maison, mais à une dizaine de kilomètres. En plus, il y a peu d’habitations alentours. Les deux messieurs m’ont assuré qu’il n’y avait rien à craindre, qu’en aucune manière nous ne serions dérangées...

jeudi 13 juillet 2017

Les racines du temps

 Rassurez-vous, durant ces derniers jours nous n’avons pas fait que de baiser avec Grace. Nous sommes allées nous promener dans les rues du vieux Quimper et au Faoüet, au Faoüet pour revoir le site merveilleux de la chapelle Sainte Barbe, lieu de nos délices passés. Un soir, nous sommes aussi allées à Saint Evarzec, histoire de réaliser des coquineries sous le porche de l’église. Une autre nuit, nous avons erré et nous sommes agitées dans l’alignement mégalithique de Lagiatar, à Camaret. L’ensemble, bien que saccagé au fil de ces derniers siècles comporte encore soixante-cinq menhirs (au lieu des six cents en 1776). Ces malheureux rescapés du temps qui passe sont  disposés en trois files, dont l’orientation vers les Pléiades, a donné son nom à l’emplacement: Ar Yar qui veut dire la poule en breton. 

 Je ne peux me rendre en ce lieu magique, surtout la nuit, sans rôder également autour des ruines du manoir de Saint-Pol-Roux. A chaque fois j'ai un pincement au cœur, quand je repense au drame vécu là par le poète. Il faut savoir qu’à Camaret, il n’y a pas eu seulement un curé avec des couilles qui pendent, propriétaire d’une voiture dont les roues pètent sur le pavé, mais aussi un grand poète dont sa fille, lui-même et sa bonne ont connu un sort atroce durant la nuit du 23 au 24 juin 1940. 

 Il n’empêche que quatre femmes nues qui jouent au chat et à la souris et se donnent du plaisir entre les menhirs et les ruines du manoir, par une belle nuit étoilée, surtout quand ce jeu est vif et soudain, contrairement au départ d’un train, font piétiner un max le temps qui passe et imposent un spectacle merveilleux qui, certainement, ravirait l’auteur de La dame à la faulx. 

mercredi 12 juillet 2017

Balade à vélo

 Aujourd’hui, balade à vélo toutes les quatre sur les routes de Cornouailles. Des instants merveilleux avec petits chemins, prairies verdoyantes, plages, sieste amoureuse près d’un menhir, cunnilingus variés, parties de ciseaux échevelées en lisière d’un manoir, avec vue discrète sur un parterre de broderies, chant jaillissant d’une fontaine, et bosquets offrant l’attrait du naturel, du touffu et du sauvage. 

 M’émerveillant de la clarté irréelle de ce jour bourdonnant d'abeilles, je me souviens de vastes frondaisons, de mes nombreuses pensées pour Pan et son cortège de satyres, de dryades et de sylvains aux petits yeux verts, et de mes deux mains qui se faufilaient le long de deux sillons de fesses vertigineuses, l’un appartenant à Marianne, l’autre à Grace. Je me souviens de la lente progression de mes deux mains baladeuses vers leurs lèvres souples, de mes poignets froissant doucement leurs sexe, tutoyant avec mes doigts, l’air de rien, leurs clitoris, en même temps que nous marchions côte à côte dans cette vaste allée presque royale, moi recherchant, de surcroît, l’empreinte sur le sol d’un pied fourchu, et admirant, presque fourbue, les fonds de couleurs qui se perdaient dans le lointain, entre les grands arbres de l'allée.

 Cela se termina dans un fossé moussu, avec un récital de spasmes, narines crispées, mouvements de menton à chaque gémissement, lents passages de ma langue alternativement sur l’une et sur l’autre, tandis que Rose inclinait vers moi son visage et cherchait ma bouche, quand celle-ci cessait de se montrer active. Je l’embrassais. Ses lèvres étaient toutes chaudes comme l’air ambiant, sa langue, une boule de feu humide, en quête de la mouille bienfaisante de ces deux dryades.

 La campagne, par ailleurs bien peignée, distillait mollement de silencieux aveux semblables à ceux des godemichés que l'on utilise le soir.

mardi 11 juillet 2017

L'éternité même

                      à Rose, Grace et Marianne, 

On va faire l’amour comme des Sylphides
Comme des nixes
Un amour torride qui va durer des heures
On va se faire jouir
On va se baiser tout
Partout
La bouche
La chatte
Le cul
On va se branler
Se mettre des godes
Se sucer les seins
Ça va durer des heures et des heures
L’éternité même
On sera bien
On ne va pas s’épargner
On va même s’acharner
Parce qu’on s’aime
On va se chercher même 
On va se trouver

lundi 10 juillet 2017

L'odyssée végétale

 Grace aimerait parfois que la maison devienne île, que le ciel devienne promesse, que le silence devienne parole. Mais elle sait qu’elle s’est maintenant habituée à cette maison. Le temps et les fleurs y ont la même rondeur, la même nonchalance. Les pétales, échappés au bouquet, sont pareils aux pensées fugitives, intemporelles. Tout s’y transforme. Chez nous, les objets semblent volés aux tableaux anciens qui prêtaient aux humbles choses une beauté vibrante immédiate. Est-il normal que la magie s’attache à des lieux que l’on dit habituellement prosaïques? Cette magie semble s’être logée jusque dans les fenêtres qui livrent leur ration de verdure. Mais tout revient à la mer, bien qu’elle ne soit pas tout près. Tout flambe alors dans la lumière qui nous inonde.

 Grace reste étrangère, américaine, noire, visiteuse, lionne, quelle importance? Elle vient de s’assoupir dans le jardin, dans des coussins couleur de Sienne. Elle s’est allongée nue pour se reposer. Elle est belle. C’est une belle femme, notre amante à toutes. Elle sait que nous la réveillerons certainement en venant sucer ses noirs tétons, ou en bousculant son clitoris. Peut-être rêve-t-elle déjà à la grande fête de gouines que nous projetons d’organiser et dont elle sera l’égérie? 

 Hier soir, dans les dunes, tandis que le soleil plongeait dans la mer, elle s’est longuement intéressée à mes seins. Elle les a pelotés, caressés, soupesés, triturés, avec beaucoup de sérieux, tandis que Rose et Marianne étaient parties courir et barboter sur le rivage. Merci, Grace, pour ta délicate appréciation. Mes seins, je les trouve encore encore vraiment beaux que j’aime les exhiber très souvent et très fièrement à moi-même devant mes miroirs, ainsi qu’à vous, mes chères amies. Si je les aime infiniment, si je les dorlote, c’est très certainement parce qu’ils représentent la partie de mon corps qui me rattache le plus, grâce au jeu de la tétée entre femmes, à l’ordre anarchique, à l’ordre barbare et si raffiné de la belle et cosmique Nature. Mon ventre, pendant qu’il portait mes deux enfants, a pu aussi m’enivrer et m’enfiévrer de ce lien cosmique, mais aujourd’hui, je ne le ressens plus autant. Évidemment, mon ventre, plus exactement mon bas-ventre, est source d’autres plaisirs, de voluptés aussi très agréables, mais assurément, ces plaisirs sexuels et ces voluptés sensuelles n’ont rien à voir avec ce sentiment d’odyssée végétale que seuls mes seins, ou ceux bien doux, bien ronds et bien fermes d’autres jolies femmes me font vivre.

dimanche 9 juillet 2017

C'est selon

                                   à Grace,

J’aime ce qu’elle fait
Et ce qu’elle fait
Fait rêver de plaisir
Ce qu’elle fait
Donne envie de la caresser
Ou encore de la fouetter
C’est selon
A l’instant même de son sourire

samedi 8 juillet 2017

La maison cosmique

 Grace adore notre petite maison. La vie y est tellement différente qu’à Paris ou à Manhattan. Cette vie bucolique la fait rêver. Au matin, la maison s’éveille, blanche et pure, surgit dans l’air azuré où l’on surprend l’écho des oiseaux de mer. Tout y est net et limpide, dit-elle, tout lui fait penser à une traversée qu’effectueraient de hardies navigatrices, sans doute celles que nous sommes. Vraiment?

 Au matin encore, souvent nous allons nous allonger sur une plage ou marcher dans les rochers. Au sol, le sable y est frais encore, il crisse sous nos pieds, nos pas s’impriment à l’infini, comme un dessin monotone. Le regard s’enfuit vers les brumes qui s’évanouissent à l’horizon. Au crépuscule, quand nous revenons, la voix des sirènes, languissante et lointaine, vient mourir avec l’onde, résonne au bord des criques. Sur les petites falaises désertes ou dans le haut des dunes, le ciel paraît toujours immense, ombreux comme une étoffe. Parfois sur les murets en pierres sèches, nous lisons silencieuses, parfois nous nous papouillons, papillonnons, échangeons des baisers, des langues, un sein contre un sein, prenons ce qui est notre bien commun, libres, sans trop nous soucier des regards des promeneurs déjà vacanciers. 

 Durant nos promenades, un simple objet, des fleurs, ressemblent à des bijoux. Aux abords des villages, des parasols ou des tentures claires claquent dans le vent du soir. Dans des cours intérieures, il arrive que les familles ou les amis se rassemblent autour de tables rapidement dressées. On choisit des fruits simples à la pulpe éclatante, on est surpris en passant de la gaieté des nappes dont les plis retombent souplement sur le sol où croissent des herbes folles, parfois entre des dalles de granit. Nous regardons tout cela émerveillées et nous nous sentons jolies. Nous nous baisons.

 Parfois, l’étrangeté des lieux se fait presque décor. Sur les murs, la mer continue de bruire et de chanter, on y voit des tableaux immenses, où gisent des bateaux, dans des frimas de bleu, des ondes de lumière. Nous essayons d’entrer modestement dans ce décor, d’y animer notre nudité. Mais, par la force des choses, nous laissons venir à nous l’obscurité. Nous y exhibons davantage nos seins, nos moules dans cette grande maison des rêves à ciel ouvert à laquelle il ne lui manque rien: ni les murs, ni les pierres, ni les toits. Par ses portes et fenêtres ouvertes, pendant que nous nous branlons et que nous nous enfilons des godes, nous regardons l’horizon qui s’avance sur l’océan, la nuit qui s’étend avec ses ombres sur les vagues et sur les rochers. C’est un vrai rêve ou une vraie maison cosmique inventée par nous quatre, folles baiseuses qui s’aiment follement et s’entrevivent.

vendredi 7 juillet 2017

Bienvenue

                                                                                                       à Grace,

Elles t’attendent, les Naïades, courageuses nageuses d’abîmes!
Vives amantes, emmenez-la vite, très vite, jusqu’au firmament de vos racines.

jeudi 6 juillet 2017

Cris et gémissements

 Trois jours à Paris, ça passe très vite, et nous devons déjà songer à rentrer à la maison. Grace est manifestement satisfaite de son séjour à Paris. Elle le répète, et dit être comblée (c’est un mot que nous lui avons appris). D’ailleurs, pendant que j’écris ces quelques mots à la va-vite, elle est vautrée dans un des fauteuils de la chambre bleue, son pussy bien comblé par un gros gode en plastique transparent que Marianne, agenouillée devant elle, a introduit et manipule avec tendresse et délicatesse. En même temps, Rose, penchée en avant, telle une petite gourmande, suce ses magnifiques tétons d’ébène. La belle ronronne, vous vous en doutez. Quant à Marianne, mon grand amour, mon bel amour, mon doux amour, elle avait envie d’abricots et de pêches. Elle est donc ressortie en acheter dans la rue des Martyrs où l'on trouve tout à toute heure. 

 Ce qui est gênant dans cet hôtel, c’est qu’il est mal insonorisé et que nous entendons tout d’une chambre à l’autre. Hier soir, vers vingt-trois heures, un grincheux a donné des coups de poing dans la cloison de la cambre verte, parce que nous faisions trop de bruit. Pourtant, nous n'en faisions pas beaucoup. Enfin... 

 Sans doute, n’aimait-il pas nos cris et nos gémissements.

 A Grace, nous aurions aimé faire visiter le château de Versailles, mais nous n’en aurons pas le temps. Tout va si vite! La visite de ce lieu magique demanderait une journée supplémentaire, ce sera donc pour une prochaine fois! Et puis, il y aura trop de monde! Nous en avons un peu marre de la ville. Il fait chaud, lourd, c'est exténuant. A Versailles, j’imagine bien, pour les avoir déjà utilisées, les fantastiques possibilités érotiques de l'immense parc. Il y a certains buissons, certaines fontaines, loin du palais… En Bretagne, nous serons plus libres, plus proches de la nature. Grace a aussi très envie de voir la mer, les plages, les rochers... Demain, quand sera publié ce texte, nous serons sur la route.

mercredi 5 juillet 2017

L'hôtel

 Nous vivons toutes les quatre dans un hôtel du neuvième arrondissement, près de Montmartre, dans un quartier que je connais bien pour y avoir longtemps habité, notamment avec mon mari. Grace découvre Paris avec un ravissement qui fait plaisir. Elle n’en revient pas, trouve nos immeubles, nos parcs, nos palais, nos monuments très beaux, et s’étonne à tout moment comme une enfant. Nous sommes allées au Luxembourg, à la Tour Eiffel et au champ de Mars jusqu'à l'École Militaire, au Sacré-Cœur, et dans le vieux Montmartre! 

 Aujourd'hui, il a fait chaud... Nous faisons aussi souvent l’amour, parfois dans des lieux publics quand cela est possible et que l’envie nous prend, mais surtout à l'hôtel, en revenant, le soir, après une bonne douche, ou encore dans le milieu de la nuit. 

 Nous avons à notre disposition deux chambres contiguës, une bleue et une verte, ce qui fait qu'il est facile de nous retrouver dans la même chambre. Nous gamahuchons à quatre dans l’une ou dans l’autre, aussi parfois à deux dans la même, tandis que les deux autres sont dans celle d'à côté. Nous dormons nues, évidemment, c'est plus sexy, par deux, un couple dans chaque chambre. Mais les répartitions sont aléatoires et évolutives. Hier soir, j'ai commencé la nuit dans la chambre bleue avec Marianne, et je l'ai finie dans la verte, avec Grace. Ainsi, de temps à autre, nous nous croisons à poil dans le couloir qui est gris. Les croisements dans ce couloir peuvent durer assez longtemps, car il sont assez langoureux. Langoureux vient-il de langue?

 Quand l’hôtel est bien endormi, fidèle à un fantasme qui me tient fort à cœur et que j’ai transmis à mes espiègles amies, nous allons et venons aussi dans le couloir gris, sans faire de bruit, pour nous exhiber entre nous. Dans le noir du couloir gris, nous nous caressons les seins, les fesses, la raie des fesses et le minou, tandis que nous nous chuchotons des mots d’amour et des morts orduriers. Nous nous traitons de salopes, de traînées, de sales gouines, mais aussi de divines, de déesses et de fées... De la sorte, Grace enrichit son vocabulaire en français, et essaie plus tard de nous traduire certains de ces mots en américain, sous le contrôle de Marianne. 

 Bien sûr, nous allumons la lumière du couloir. La nuit dernière, lumière allumée, la New-yorkaise m’a prise en levrette avec un gode ceinture, tandis que Rose et Marianne, comme de grands rideaux, nous regardaient béatement au lieu de se palucher mutuellement. 

 Ce qui n’est pas facile dans ces pérégrinations nocturnes, je dois le dire, c’est qu’Il faut absolument jouir en silence pour ne pas réveiller les dormeurs dans leurs chambres et les anges sages du sommeil qui rôdent dans le couloir, mais cet impératif de jouir en silence, selon nos quatre avis, donne beaucoup de piment à ce jeu. Je ne sais pas ce que vous en pensez.

mardi 4 juillet 2017

Madone-lionne

 Fine, délicate, élancée, tignasse bouclée presque rousse, notre Noire américaine dissimule un grand cœur, une grande douceur, presqu’archangélique, sous sa rude apparence d’ébène. C’est une fille de rêve, vive, enjouée, une sorte de félin parfait, mais peut-être aussi une fée, si on la regarde de plus près. 

 En nous apercevant de loin, ce lundi matin, à neuf heures, à la porte des arrivées, du Terminal Ouest d’Orly, elle a aussitôt levé et agité sa main pour nous signifier qu’elle était là, qu’elle aussi nous avait vues, mais qu’elle attendait ses bagages pour sortir. En leur possession, elle se jeta dans nos bras avec une spontanéité de fillette qui nous impressionna. Chacune à son tour, nous l’embrassâmes tendrement, ravies, avides et enfin récompensées de notre longue attente durant tout ce printemps, depuis sa rencontre à Manhattan dans son SweetGreen. Enfin, elle était là, notre idole. Nous pouvions la toucher, l’embrasser.

 Grace est toujours aussi belle, aussi pétillante. Elle n’en revenait pas d’être là, sur le sol de France, avec nous, dans ce pays qui, tout d’un coup, me parut bien vieux. En minijupe noire ultra-courte, elle arborait un charmant petit débardeur en maille éponge et Lycra bleu saphir qui moulait admirablement sa poitrine vivante. Après les embrassades, nous nous partageâmes ses bagages, ce qui la libéra complètement, et ensemble rejoignîmes notre voiture que nous avions laissée dans le parking en sous-sol. Nous le quittâmes bientôt pour Paris intramuros. Rose, au volant, chantait, Marianne et moi, sur les sièges arrière, encadrions la belle qui nous souriait et riait, visiblement heureuse de se retrouver avec nous, nous montrant sporadiquement de l’index toutes sortes de choses qui l’intriguaient dehors, aux abords de Paris. A tour de rôles ou en même temps, nous l’embrassions sur la bouche, dans le cou, un peu partout, et caressions ses longues cuisses nues, et ses seins sous son petit débardeur. Porte d’Orléans, dans l’embouteillage, je glissai ma main sous sa minijupe et découvris que son pussy était aussi nu que ses jambes. Riant de ma surprise, Grace inclina sa tête sur son épaule, vers moi, et passa sa main dans ses cheveux, l’air encore plus mutin. Enfin, elle mordit ses lèvres en pointant un bout de sa langue rose entre ses dents très blanches. J’ai envie de faire l’amour, nous dit-elle en français, et riant de plus belle, tandis que je caressais son gentil pussy. Have patience, my baby, lui répondit Marianne, we soon arrive at the hôtel! Bien que naturellement impétueuse et entière, la belle Black continua de se donner, entre nous deux, de surréalistes airs de madone. En cet instant précis, je la sentis sexuellement insatiable, comme la lionne de la savane qui s’accouple tous les quarts d’heure. Nous aussi étions prêtes et insatiables. Rose bouillait derrière son volant.

lundi 3 juillet 2017

Un rêve

                                                                             à Grace,

L’air était insensé
Insensible au murmure qui s’élevait au-dessus de la ville
Un oiseau de liberté jaillit soudain du sous-sol

Et moi poupée de dentelles blanches
Debout
Jouant entre mes jarretelles
Je sentis planer son ombre féroce dans le ciel emboucané

Un vent misérable se mit alors à souffler
Juste j’eus le temps de me cacher sous de profonds bambous
D’entendre le vulvulement fauve d’un colibri
Et de voir le long lent visage niellé d’une femme amie
Avec laquelle je m’étais mise au lit

Elle me dit
Toi qui aimes les fées
Sache que tout existe hormis une chose
Tout à l’heure je ne serai plus
A peine eus-je le temps de poser mes lèvres sur les siennes
Qu’une rose naissait entre mes doigts
Et que cette femme avait disparu

dimanche 2 juillet 2017

Grâce à Grace

 A la maison, c’est le délire. Demain, nous allons chercher Grace à l’aéroport. Nous sommes devenues folles. Nous chantons à tue-tête. Nous ne savons pourquoi, mais sa venue a pour effet de nous faire redécouvrir notre maison. Par exemple, l’atmosphère de notre cuisine me paraît plus campagnarde que jamais. Le bois des meubles sent encore le soleil. Vraiment. C’est l’ivresse absolue. 

 Dans cette cuisine, on y est aussi bien pour la faire, que pour manger, que pour baiser sur la table autour d’un chocolat versé dans des bols anciens de faïence épaisse ou parmi les épluchures de légumes. Et au-dessus du bahut, suspendu, il y a cet étrange égouttoir, garni d’assiettes anciennes, que l’on accrochait autrefois dans les souillardes. Je me rends compte que je ne l’avais pas vraiment remarqué. Dedans, il y a aussi, cette grosse cuiller en bois que, désormais, nous trempons d’huile d’olive pour en faire un godemiché quand nous baisons dans la cuisine. 

 Tout ça, toute cette révolution, c’est grâce à Grace. Je crois que, toutes les trois, nous en sommes amoureuses.

(Par un fleuve emportée…)

samedi 1 juillet 2017

De bonheur

                      à Marianne,

Je te fais 
Ô ma divine
Un long et profond baiser
Sur ta bouche
Pendant que 
Le majeur et l’annulaire
De ma main droite
Dans ta fentine remuent
Et que
Je le devine
De bonheur
Tes seins palpitent

vendredi 30 juin 2017

Pourquoi faire autrement?


"Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur"
Jean Cocteau

jeudi 29 juin 2017

Bateau ivre

                                                                 à Marianne,

D’un vagin à l’autre
Nous étions reliées
Et nous trémoussions
Parfaitement amarrées
Les lunes de l’une
Dans le prolongement
Des lunes de l’autre
Nous formions un beau navire
A quatre seins
A quatre lunes
Qui naviguait dans les deux sens du ciel de l’espérance
Sur le grand fleuve de la jouissance

mercredi 28 juin 2017

A chacune son instrument

Il y en a qui jouent de la trompette
Du hautbois ou de l’harmonica
Moi je joue de la chatte
C’est mon instrument préféré
J’en joue souvent
Avec des yeux humides
Rien que pour voir le petit bouton tout gonflé
Ça se joue avec les lèvres et avec la langue
Et les sons sont différents
Selon la chatte que l’on prend
Il y en a avec une puissance vocale monstrueuse
D’autres avec des cris d’oiseau blessé
Qui tournoie dans un ciel d’hiver
Il y en a aussi d’incertaines 
Qui pourtant fonctionnent admirablement bien 
D’une explosion soyeuse contemporaine

mardi 27 juin 2017

Qu'une

Assises face à face
Jambes mêlées
Nous masturbons
Indifféremment
Ce qui est à soi ce qui est à l’autre
Peu importe
Nous ne sommes qu’une

lundi 26 juin 2017

Simple opinion

Ta gorge est généreuse
Et ton twix de droite
Est aussi délicieux 
Que ton twix de gauche

dimanche 25 juin 2017

Décollage immédiat

Nos laiteries browniennes
Créent la plénitude
De ce moment du soir
C’est l’été
Les oiseaux 
Dans le jardin
Chantent encore
Et encore
La lumière s’arrondit
Tu le sais
Je peux te faire jouir en excitant seulement tes nénés
Un téton pincé 
Juste au bon moment
Et c’est le décollage immédiat
Le grand déversoir
Puis nous avons tout notre temps ce soir
Tout demeurera suffisamment étrange
E égale aime c2
La masse c’est de l’énergie
Et avec ce pincement nous pouvons passer d’un état à l’autre
Pour jouir plus complètement de ce monde
Je suis sensible à cette atmosphère si particulière qui mélange le désir de la chair à la beauté de la nuit qui tombe 
Dans ce grand jardin public 
Qui se vide
Equivalence
J’aimerais tant 
Réussir à peindre 
Ces impressions 
Qui restent si fortement gravées en moi
Si pesantes 
Dans ma poitrine

samedi 24 juin 2017

La Vierge de Tronoën


 En ce moment nos soirées sont un véritable enchantement. L’air est chaud. C’est un vrai plaisir de se mouvoir dans l’air chaud du soir, nues sous nos grandes robes légères à boutonnage sur le devant. Quand vient l'obscurité, c’est plus fort, Marianne et moi, nous quittons la maison, et y revenons vers une heure du matin. Trois heures à varier les plaisirs de l’amour, à nous mater, à sucer nos seins, à nous goder sous des porches d'église, à nous faire des ciseaux dans des endroits insolites, parfois sur de grands mégalithes couchés.

 Le choix de nos destinations est le plus souvent incertain et improvisé. Pas toujours, mais généralement, nous évitons les villes, la proximité des bars, car nous craignons les chasseurs. Que ferions-nous, pauvres gouines, si nous tombions entre les griffes d’un groupe de chasseurs à l’affût? Nous ne sommes plus si jeunes, mais nous avons encore du panache, de la cambrure, comme des Monica Bellucci ou Sophie Marceau… C’est pourquoi, les MILF que nous sommes préférons les petits villages tranquilles à l’intérieur des terres, ou bien les bords de mer peu fréquentés, avec des plages excentrées, des rochers et des criques éloignés, des petits ports… En ces lieux, il y a toujours un coin incroyablement tranquille, en retrait, hors des sentiers battus, où il est possible de déboutonner complètement sa petite robe, voire de l’enlever, et de nous exhiber tranquillement l’une devant l’autre, sans craindre d’être surprises par la venue d'un chasseur. 

 Il y a des lieux où nous retournons régulièrement, sans doute parce que nous y avons passé un bon moment, mais aussi parce qu’ils sont, selon notre expression, magiques. Pourquoi magiques? Nous n’en savons rien, mais c’est ainsi. C'est un ensemble de choses. A force, nous nous sommes constitué une liste de ces lieux magiques où nous savons que nous serons bien, où nous savons qu’il sera possible de nous faire jouir sans trop de risques, des lieux où nous savons aussi que nous y emmènerons Grace, notre jolie amie américaine, pour les lui faire découvrir, car nous lui en avons déjà parlé. A New York, la belle n’a jamais eu l’occasion de jouer à ces jeux. Elle n'y a jamais pensé, dit-elle, n'a jamais osé. Dans ses mails, elle est déjà très enthousiaste.

 Quoi de plus insolite, par exemple, que de se rendre, nues, devant la Vierge aux seins nus du calvaire de Tronoën, à Saint-Jean-Trolimon, et de se caresser devant? C’est toujours avec émotion que nous la regardons, cette Vierge, couchée dans son lit de pierre, ses cheveux défaits, ses draps de granit ne lui montant que jusqu’à la ceinture, avec, étendu à ses pieds, l’Enfant Dieu, vêtu d’une robe, et déjà bien grand pour un nouveau-né, tenant dans sa main gauche un globe, et faisant avec sa droite un signe d’enseignement. Joseph est assis au chevet de l’accouchée, son bâton près de lui. Et nous, devant ce petit monde, nous nous introduisons les nôtres de bâtons, pour glorifier cette belle déesse-mère antique.

 Oui, Grace, notre gazelle noire, va bientôt arriver en France. Nous l’avons invitée pendant une quinzaine de jours, en ce début de juillet. Cette venue nous excite incroyablement, nous charme, nous émoustille, nous rend encore plus amoureuses, d'elle et de nous-mêmes. J'espère que nous ne serons pas déçues. Nous l'aimons. Nous préparons des aménagements dans notre maison pour mieux la recevoir. Sans doute serons-nous un peu à l’étroit, mais ce n’est pas grave. Ce qui compte, c’est d’être ensemble, entre femmes, de se toucher les seins, le pistil, de jouir ensemble le plus souvent possible. Le jardin est grand, il y a où s'ébattre, et sans doute il fera encore très beau. Et puis, nous ferons des sorties dans la journée, nous dériverons le soir venu. Dès l’aéroport, nous irons à Paris où nous avons loué deux chambres, durant trois nuits, puis nous reviendrons avec elle dans notre Bigoudénie. Ce sera chouette!


vendredi 23 juin 2017

Pearl Harbour

J’aime quand tu arbores ta perle
Je l’attaque alors sans crier gare
Je fonds sur elle
Je lance mon aéronavale
Ma plus belle armada
Dont je sais que tu es complètement fana

jeudi 22 juin 2017

Un poème

Un poème c’est de la musique faite avec des mots
J’aime ceux 
Dont le lyrisme est discret et n’ont rien d’épique
Ceux qui ne piquent pas
Qui sèment ici et là
Quelques graines de mystère
De non représentable
Des graines qui ont
Quelque chose à voir
Avec la vie
Ceux-là se chuchotent
Se respirent
N’aboutissent pas où l’on pourrait croire
Leur rythme est court
Un peu haletant
Comme le respiration d’un coureur égaré

mercredi 21 juin 2017

Ton cul

Ton cul
Quand tu me l’offres en levrette
Avec ses fesses et sa raie
Son petit trou
Son fruit d’Eve fendu
Ton cul dis-je est mirifique
Et le temps qui passe
Le temps qui presse
N’y pourra rien changer
Ton cul je le prends tout entier et j’en joue
Oui 
Avec ivresse
Je le fesse 
Je le confesse
Je le caresse
Je le frotte
En long
En large
En rond
En travers
Je l’explore avec tous mes doigts
Toujours en délicatesse 
Avec ma langue
Et tu en joues
Oui 
Je suis ton enchanteresse

mardi 20 juin 2017

Du tort à personne

Je veux bien reconnaître que je suis souvent toute nue devant mon ordinateur
Admettez que cela ne fait du tort à personne

Si mon voisin d’en face autrefois est mort
C’est que cela devait fatalement lui arriver un jour

dimanche 18 juin 2017

Pas suivre le sens de la flèche



"Dériver n’est pas suivre le sens de la flèche. Et quand Debord dit que la dérive doit s’effectuer en ville, parce que c’est le lieu de la modernité, je n’ai pas très envie de le suivre. Il y a tant de lieux merveilleux dans la nature, de jour comme de nuit!"

(Extrait de "La dérive", mon journal en 2014)





samedi 17 juin 2017

Pas ramollo sans petit vélo et avec nos pomelos

J’aime quand nous déformons ensemble nos quatre boites à lolo
Quand liane élastique tu poses sur mon pussy ton très gros vibro
Quand tu dis non avec ta tête la langue sur mon clito
Quand tu m’asseois cuisses ouvertes incognito
Sur une table de nuit et que tu t’agenouilles pour fumer ton gros cigarillo
J’aime quand tu fais vibrer mes fesses avec la vivacité d’une sténodactylo
Quand tu prends ton temps pour lécher mes deux gros roploplos
Quand tu bois ma chatte ma bouche et le reste comme une alcolo
Quand nous faisons soixante-neuf et que nous n’y allons pas mollo
Quand après avoir pris le thé et des petits gâteaux comme deux intellos
Nous enduisons nos seins de chantilly pour les sucer c’est tellement rigolo