Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

mercredi 30 novembre 2016

Où bon nous semble

 A la fin de l’été, il nous arriva une curieuse aventure. C’était un soir, avant le dîner. L’air était chaud et nous étions à poil comme d’ordinaire, lascives dans nos transats, attendant je ne sais quoi dans le silence qui ment. Je proposai soudain à mes amies de jouer avec un gode-ceinture et un gode-bouche. Elles étaient d’accord, mais la question se posa vite de savoir qui porterait les godes. On tira à courte-paille et je fus désignée. En conséquence, je me harnachai d’abord du gode-ceinture, puis Marianne m’installa le gode-bouche. Enfin, nous décidâmes de nous installer dans la cour. Rose ferma à clé la porte qui donnait sur la route et Marianne étala par terre le petit matelas qui nous servait à ces pratiques. Je m’allongeai dessus. Tranquillement Rose et Marianne s’installèrent à mes côtés et caressèrent mes seins en se bécotant. Elles étaient sérieuses et silencieuses comme un crépuscule. A un moment, avec une bombe, Rose lubrifia le gode-bouche, puis passa la bombe à Marianne qui fit de même sur le gode-ceinture. Elles s’agenouillèrent, Rose sur ma bouche, Marianne sur mon pubis. Et tranquillement, selon la même cadence, elles se mirent à frémir et à onduler comme des femmes serpentes en va-et vient délicieux. Ce n’était pas la première fois que j’occupais cette place enviable, j’adorais les voir ou plutôt les sentir se démener au-dessus de moi. Leurs petits culs entraient et ressortaient avec de plus en plus de frénésie et de bonheur. De leur côté, elles se malaxaient les seins et s’embrassaient sans relâche. Un instant, elles cessèrent pour inverser leurs places, puis le caracolage recommença.

 Elles étaient au grand galop quand, soudain, on frappa à la porte. Ophélie! Rose! Marianne! cria une voix affolée. Ouvrez-moi! C’est urgent! D’emblée, je reconnus la voix de Joséphine. Nous paniquâmes. Rose et Marianne mirent pied à terre, mais l’urgence de la situation ne semblait pas nous permettre de nous rhabiller pour nous présenter dans une tenue décente. Qu’importe, Joséphine savait bien, depuis le temps que nous étions voisines, que nous nous adonnions à des jeux érotiques entre filles dans notre cour ou notre jardin. D’ailleurs, quand nous lui rendions visite, elle ou Yann ne manquait pas de faire des allusions humoristiques à ce sujet. Rose se précipita sur la clé et ouvrit la porte. Nous découvrîmes une Joséphine en larmes qui s’excusait de nous importuner et nous expliquait tant bien que mal que Yann était malade. Elle pensait qu’il fallait faire quelque chose au plus vite, l’emmener aux urgences à l’hôpital de Quimper. Il venait d’être pris par une violente douleur dans la poitrine, ce qui faisait penser à un infarctus. Elle-même était handicapée, elle s’était cassé le poignet et ne pouvait plus conduire. Elle avait essayé d’appeler une ambulance, mais, impossible. Personne ne répondait. Nous la rassurâmes et lui dîmes que nous allions nous rhabiller et emmener Yann à l’hôpital. C’est évidemment moi qui me chargeai de cette opération. Rose et Marianne restèrent à la maison, mais notre plaisir était gâché. 

 Tout pâle, Yann monta à la place du passager de devant et Joséphine derrière. Le pauvre homme souffrait terriblement et se montrait très sensible à l’état de le route. A un moment, il tourna de l’œil. Quand nous arrivâmes à l’hôpital, Joséphine se précipita au service des urgences et ramena deux brancardiers qui vinrent chercher mon malheureux voisin. J’attendis Joséphine jusqu’à minuit. A minuit, elle reparut en s’excusant de m’avoir fait attendre si longtemps. C’était bon maintenant, on avait fait passer à Yann des examens et on le surveillait de très près, elle pouvait rentrer chez elle. Sur le trajet du retour, Joséphine resta muette, angoissée à l’idée que son mari pouvait mourir. Je la rassurai de mon mieux. Chez nous, je lui souhaitai une bonne nuit et de bien se reposer, qu’il ne fallait pas avoir peur. Elle aussi me souhaita une bonne nuit et s’excusa encore du dérangement, et surtout de m’avoir privée de mon plaisir. Je lui dis que ça n’était pas grave, que du plaisir j’en aurais encore d’autres fois avec mes amies, et que l’important avait été, d'abord, de sauver Yann.

 Dans les jours qui suivirent, nous fûmes encore sollicitées pour emmener Joséphine à l’hôpital, mais nous partageâmes la tâche, Rose, Marianne et moi, avec d’autres voisins ainsi qu’avec les enfants de Yann et de Joséphine. En fait rien n’était très grave pour notre ami. Il ne s’agissait pas d’un malaise cardiaque, mais d’une septicémie qui avait atteint sa plèvre. Le malheureux resta à l’hôpital une quinzaine de jours et dut se contraindre à une convalescence chez lui pendant deux bons mois. Aujourd’hui, il va beaucoup mieux, mais reste encore très faible.  

 Un jour que je lui rendais visite, Joséphine, en me reconduisant à ma porte me dit: vous êtes des voisines vraiment extraordinaires et je vous aime beaucoup toutes les trois pour votre dévouement, et je vous en remercie infiniment. Au début, je te l’avoue, Ophélie, j’étais un peu choquée d’avoir des gouines comme voisines, mais aujourd’hui, ça me plaît. En fait, vous êtes des femmes comme les autres! Mais quand j’y pense, ce doit être bon de faire l’amour à trois, ou à quatre, cinq ou six, parce que, tu sais… Je ne te surveille pas, doux Jésus, mais je sais bien que, des fois, vous êtes très nombreuses dans la cour et que vous faites des orgies entre femmes, je les entends. Ah! Si j’avais osé quand j’étais jeune! J’ai fait du scoutisme, tu sais, et je me souviens, j’étais tombée amoureuse d’une cheftaine. Une fois, on s’était touché les seins, toutes les deux, mais ça n’a jamais été plus loin! Mais j’en garde un souvenir émerveillé. Ah! Ça doit être bon de faire des orgies entre femmes!

 Je souris et la remerciai de sa franchise. Un peu gênée, je lui dis que, si cela la tentait, rien n’empêchait qu’elle se joigne à nous. Elle pouvait venir, sans forcément le dire à Yann. Son visage se crispa d’étonnement. Vous m’accepteriez? Mais je suis vieille et laide, tandis que vous, vous êtes jeunes et belles, ce n’est pas possible, rendez vous compte, j’ai soixante-dix ans! Je la rassurai et lui dis que la beauté n’était pas une question d’âge, qu’elle était multiple comme les étoiles dans le ciel, et aussi que le paradis commençait toujours où bon nous semble.    


lundi 28 novembre 2016

Sagesse


"Plaisirs de longue durée ne sont plus des plaisirs."

(Christine de Suède)

samedi 26 novembre 2016

Matutinale

Elle en resta stupéfaite avec ses éphélides
En s’abritant de son mieux dans l’intérieur du gâteau
Quand soudain la porte d’entrée claqua

Ainsi cette matinée si bien commencée 
S’acheva sur cette image
Qui marqua définitivement le début de l’automne

jeudi 24 novembre 2016

Confusion

                                                                à Marianne,

Nous sommes si proches toi et moi
Que nos corps se confondent
Ton clitoris est à moi
Et mes seins sont à toi
Nous en usons et abusons imaginifiquement
Souvent muettes
Nous mirouettant indéfiniment l’une l’autre

Cela se passe
Tous les jours
Ou presque
Surtout le soir après le turbin 
Alors nous partageons nos charnus butins
Histoire de parfaire un crime
Que nous n’avons même pas commis

Dès que nous nous touchons
C’est aux nuages que nous envoyons des bulles
Instantanément ils cueillent notre rosée
Dans un bruissement de très belles fougères inciteuses
Et cela se passe rarement derrière nos paupières closes
Mais bien dans les profondeurs aqueuses de nos océans

mardi 22 novembre 2016

Essayage

Parfois le dimanche
Avant d’entreprendre l’étude de la grammaire latine
Mon amoureuse et moi
Libertines
Passons tout notre temps
A essayer des manches
Nues du matin jusqu’au soir
Sans même faire l’amour
Le temps passe
Le temps pisse et ça passe le temps
D’écarter nos cuisses
Et d’essayer nos manches
Tout comme d’autres 
Secouent leurs hanches
Assassinent
Reprisent des chaussettes
Ou méprisent leurs semblables
Ou encore cassent des noisettes
Broient du noir
Ou
Tout vivants
Des poussins mâles dans des mixeurs
Ou des laminoirs

Voici un manche rouge
Dis-je
On dirait un boxeur
Qu’en penses-tu ma mie
Et de ce mauve
Beau comme un loukoum ou une rue de Paris
Et de ce bleu
Bleu comme tes yeux noisettes
Tu le veux
Et bien je te le mets
Non tu veux me le mettre
Et bien mets-le moi
Je suis prête
Et de ce gris
Regarde de près ce gris
Comme il est beau
Cendré comme un héron
Et comme il fera bien quand je l’aurai mis dans ton con

dimanche 20 novembre 2016

Sorcière bien-aimée


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- D’irrésistibles orages 1 (roman, tome 1)
- D’irrésistibles orages 2 (roman, tome 2)
- Porteuses d’infini 1 (nouvelles)
- Porteuses d’infini 2 (nouvelles)
- No man’s land 1 (nouvelles)
- No man’s land 2 (nouvelles)
- Entre chiennes et louves 1 (roman, tome 1)
- Entre chiennes et louves 2 (roman, tome 2)
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- Vénus et le loup blanc (poèmes 2011-2012)
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- Le bic et la bombe (journal 2010)
- Sorcière bien-aimée (journal 2011)

vendredi 18 novembre 2016

Leçon de choses

Les incisives coupent
Les canines déchirent
Les molaires écrasent

Monsieur Bois boit
Madame Bois boit
Quand Monsieur et Madame Bois boivent
Ils aboient
C’est qu’en plus de connaître le secret des choses
Ils sont aux abois et connaissent des déboires

Par exemple
Si deux cercles parfaits rêvent de navires devant une rivière sèche
Alors un moulin d’écume tombe en ruines
Autour des épaules surgelées d’une mariée
Laquelle a des tonnes d’acier entre les seins
Ce qui ne l’empêche pas de descendre cérémonieusement nue
L’escalier

mercredi 16 novembre 2016

Un onze novembre

Le jeu est de te laisser faire
Assise dos tourné entre mes cuisses
Contre mes seins
Douillet coussin
Sans rien faire
Le jeu est de te laisser faire
Passive
C’est moi qui anime
Promène mes mimines sur tes seins
Sur ta fente joyeuse et enfantine
Qui te fait jouir
Sans fin
Avec ma main frénétique
Diabolique
Qui recommence quand c’est fini
Automatiquement
Pendant que je regarde ma boite à thé
Là-haut sur l’étagère
C’est un rêve merveilleux
Celui d’un véritable monument aux corps

lundi 14 novembre 2016

Une femme de faire

 Être soi est sûrement une illusion. Suivre quand même cette illusion si elle m’apporte du plaisir et ne détruit pas les autres, si elle ne les aliène pas de leur propre quête, de leur liberté… Ce chemin-là en vaut sûrement un autre. En attendant, c’est le mien, donc c’est le meilleur. Suivre mon chemin et ne plus jamais me poser de questions ("être ou ne pas être", "Comment font les autres?", "Suis-je normale?", "Dieu existe-t-il?", etc. Ces questions sont totalement inutiles et non pertinentes, foutaises…). Surtout ne plus se poser de questions qui empêchent de faire. Faire. C’est ce qu’il faut faire. Se poser seulement des questions concernant la manière de faire et de partager avec autrui le faire. Entrer en poésie, puisque poésie veut dire "faire". Jouir de faire, le plus longtemps possible, en attendant de ne plus pouvoir faire.

 Faire au plus vite. Marianne, en ce moment, est dans la salle de bains. Quand elle en sortira, je l’attendrai avec un gode martinet. Je l’attirerai sur un lit, la reverserai sur mes genoux, et là, rougirai ses fesses en lui donnant de nombreux coups avec la chose chevelue. Je viserai les globes de ses fesses, mais aussi  sa fentine, pour qu’elle soit rouge elle aussi. Elle ne criera pas, je le sais, mais elle gémira, presque silencieusement. Quand ses fesses seront bien rouges, j’introduirai doucement le manche du martinet dans son minou, en caressant ses fesses douloureuses, comme pour me faire pardonner. Je sais qu’elle aimera cela. Marianne est une salope. Rose la traite souvent ainsi. Après, quand je me serai lassée de ramoner sa chatte délicieuse, j’introduirai un plug dans son anus et, après l’avoir remise sur ses jambes, je lui donnerai mes seins à bouffer, ce qu’elle fera, bien évidemment, sans se faire prier. 

 Ensuite, je la sortirai en voiture. Je l’emmènerai en ville voir les mecs. Après une journée de travail ou de sommeil, les mecs sortent en ville pour draguer les filles. Ils arpentent les avenues ou s’installent aux terrasses des cafés. C’est drôle à voir, quand on les regarde de loin, en voiture…

samedi 12 novembre 2016

L'ogresse

                                                                       à Marianne,

Je fais la grande
Je t’allonge toute nue sur la table de la cuisine
Pour te cuisiner

Avec ma main droite
Dans ton galant fourreau 
Je fais entrer et sortir mon majeur et mon annulaire réunis
Mais tu es trop loin pour lire
Dans les lignes de ma main

Avec ma gauche alternativement je branle ton clito 
Et palpe tes seins
Incognito

C’est drôle
Ma grande
Quand tu jouis on dirait que tu pleures

jeudi 10 novembre 2016

Tous ces vers

                                                                                   à Marianne,

Depuis longtemps déjà j’ai perdu ma fleur
Dans le ruissellement des grandes fougères

Depuis longtemps déjà je fais la bête à deux dos avec des filles
Surtout quand elles n’ont qu’une vie
Aussi quand elles sont brunes
Et qu’elles s’en retournent dans les dunes
Débarrassées de leurs lunes
Alors monte en moi une vague immense comme une brume
Et je me sens ravie par une étrange capitaine corsaire
A la croupe légendaire et légère
Toi Marianne

Pendant ce temps
C’est toujours le même sablier
Qui bascule et se vide
Dans le crâne de ses victimes
C’est toujours chez mon ami le menuisier
Un paletot sans manches de sa fabrication
Qui m’attend dans sa remise
Et que j’enfilerai tantôt
Je veux dire le moment venu
Pas encore
Mais tantôt dis-je

Toujours en attendant 
Pendant ce temps 
Je pense à tes seins
Très tôt
Le matin
Et à tous ces vers qui dévergondent
Mon clavier qui fait office de stylo

mardi 8 novembre 2016

Après la guerre

Cicatrices de la ville
Enchevêtrements de blocs de béton brisé
Cloques de balles
Trous de mortier
Plâtre s’effritant
Poutres et treillis métalliques rouillés
Tiges d’acier pliées
C’est le spectacle de la ville après la guerre
Ce sont les exploits de certains de nos grands mâles
Au nom de la toute-puissance et de la vérité

dimanche 6 novembre 2016

Avec ta tablette

                                                          à Marianne,

Tu t’es mise à l’ombre avec ta tablette
Où nagent des milliers de filles hirondelles
Dénudées
Pas plus belles que toi
Ton nombril est beau et désirable
Et toi aussi tu aimes les fées
Tu passes à ton majeur un anneau de chair fraîche
Le tien 
En regardant le leur
Et tu n’es convaincue de rien
Car tu n’as pas encore atteint 
La moitié de ta vie

vendredi 4 novembre 2016

Boutons de rose

J’ai mis mon bouton de rose
Mon chemisier transparent
Ma jupette rouge
Mes stilettos
Et pareil tu as fait
Puis nous sommes parties en ville
Avons marché merveille
Croisé des gens sans rêves
Pensé à des rêves et à des miroirs

En chemin
Avons parlé
De nos chemisiers
Bordés de fine dentelle
Que la veille avions achetés
Bordés aussi de perles
Au col et aux manches
Particulièrement coquins 
Mignons
Parce qu’ils permettent de voir 
Nos seins
Par transparence 

Avons aussi parlé de nos boutons de rose
Qui nous serraient le troufignon
Nous sommes assises 
Sur un banc
T’ai dit ce que je ressentais
Toi aussi
Étions d’accord
Avions eu raison 
De faire à pied
Tout ce chemin

Avons regardé
L’animation du carrefour
Le désordre des avenues
Des allées et venues
Tous ces gens qui nous oubliaient
Me suis soulevée sur une fesse
Pour te montrer ce que tu savais
Qui m’obstruait 
Le trou du cul
Et ne causait nullement ma détresse

Ravie tu étais
Et m’as montré aussi le tien
J’ai pensé en le voyant
Que sa place était juste 
Là où ta main l’avait mis

mercredi 2 novembre 2016

Cette famine exquise

Je ne veux pas d’un homme
Je n’en veux plus
C’est fini
Bien fini
C’est l’autre
C’est l’autrefois le lointain
La belle lurette
C’est une histoire ancienne
Aussi antique que Carthage 
Et que Rome
Je ne veux plus d’un homme
Je préfère les godemichés en plastique
Autrement dit le toc
L’artifice 
Hic et hoc
Plutôt que la vraie chose érectile des mâles
Et j’aime qu’avec ce toc
Ô mes amies 
Vous me preniez en levrette
Je me prosterne devant vous
A même le sol comme pour prier Allah
Comment est-ce possible
Quelle est donc cette chose étrange qui m’écartèle
N’est-ce pas contre nature mes demoiselles
Vous me défoncez mes toutes belles
Oui je suis la terre et vous la charrue céleste et téméraire
Je me retourne
Je regarde en arrière
J’épie vos seins dénudés 
Que vos reins en mouvement ne cessent de giroyer 
Déjà je désire vos tétons dans ma bouche
Oh je suis une globe-croqueuse
J’aime faire le tour du monde des mamelons
Et c’est dieu que je vois
Évidemment
Quand je les suce