Ophélie Conan

Ma photo
Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

dimanche 30 octobre 2016

Enracinement à soi-même



Retrouvez mes livres sur Amazon ou dans la boutique Kindle.
Sont actuellement parus:

Le saut de l’ange 1 (roman autobiographique, tome 1)
Le saut de l’ange 2 (roman autobiographique, tome 2)
Le saut de l’ange 3 (roman autobiographique, tome 3)
D’irrésistibles orages 1 (roman, tome 1)
D’irrésistibles orages 2 (roman, tome 2)
Porteuses d’infini 1 (nouvelles)
Porteuses d’infini 2 (nouvelles)
No man’s land 1 (nouvelles)
No man’s land 2 (nouvelles)
Entre chiennes et louves 1 (roman, tome 1)
Entre chiennes et louves 2 (roman, tome 2)
Entre chiennes et louves 3 (roman, tome 3)
Le miroir des étoiles (poèmes 2009-2010)
Vénus et le loup blanc (poèmes 2011-2012)
Mon amante irréligieuse (poèmes 2013-2014)


Le bic et la bombe (journal 2010)

jeudi 27 octobre 2016

Le charme n'attend pas

Rose et frais comme une belle cicatrice
L’arbre du sommeil exhale l’odeur du foin
Il détale comme un lion
Et fait le bruit indifférent des vagues
C’est comme si il parlait
A une dame sans amante
Qui se déhanche
Comme pourrait le faire une Noire cannibale sur une Blanche cérébrale

Mais pourquoi faire tant de bruit dans le noir
Pourquoi balbutier des chiffres d’amour
Au sein de la nuit
Et ne pas se rendre là où l’on trinque
Et caresser déjà des globes étrangers
Pour fabriquer de l’éternité à tout-va
Avec la garde-barrière de la langue
Qui mieux que personne sait que les mots usés font bouche

Mais avant de partir
Ma toute belle
N’oublie surtout rien
Vérifie bien la météo de tes bas
Analyse ton bavardage
Car les gouges rouges ici présentes ne manqueront pas de faire mouche

mardi 25 octobre 2016

Un rêve commun

Elles baisent face à face
Elles sont nues
C’est le bout de la nuit
La baisée est sur le dos
Cuisses écartées
Bouche ouverte
Tête renversée au-dessus du bord du lit
La baiseuse est agenouillée au-dessus d’elle
En appui sur le lit avec sa main droite
Et avec sa gauche
Sur une cuisse de la baisée 
Malgré ce charivari d’hirondelles  
Grâce aux solides appuis de la baiseuse
Leurs ventres ne se touchent pas
Grâce à son élasticité dynamique
Leurs seins ne se touchent pas
Mais s’attirent comme des satyres
Électroérotiquement
Électropoétiquement
Un écart respectable se maintient religieusement entre eux
Ceux de la baiseuse brinquebalent
Ceux de la baisée restent calmes
Comme un beau jour d’avril
Mais tour à tour sucés
Par la bouche très goulue de la baiseuse
La baiseuse baise la baisée à l’aide d’un gode-ceinture humide
Son acharnement est radical
Exactement comme la fluidité des algues
Un rêve commun les alpague
Toutes deux sont blondes et divaguent comme des blés murs
Et rendent seulement grâce au divin admirable

dimanche 23 octobre 2016

Vivant jardin ne serait-ce qu'un jour

 Je ne suis pas une érudite, mais simplement une femme qui essaie de vivre le mieux possible en jouissant de la vie comme elle la ressent. Je passe le plus clair de mon temps à vivre avec mon corps et avec mon cœur, et j’essaie de retranscrire tout ça au mieux, sous forme de petites histoires et de poèmes, je veux dire en y mettant du corps, du feu, de l’eau, de la terre et du ciel, mais aussi de l’âme. J’aime écrire et lire, mais je préfère d’abord vivre, ensuite écrire sur ce que je vis ou j’ai vécu.

 Je repense à ce beau dimanche de septembre, je ne sais plus lequel, il faisait beau, c’était l’été encore… J’étais seule et nue à la maison, j’ai soudain été prise d’une envie de vivre intensément. J’ai relevé mes cheveux en chignon, les ai fourrés dans une grande casquette kaki, un tantinet militaire, ai ensuite enfilé des bottes, passé une longue pelisse également kaki à même ma peau nue. Puis, j’ai décidé de me rendre en ville, histoire de me donner quelques frissons merveilleux. Dans l’auto, je n’ai évidemment pas refermé ma pelisse. J’ai garé ma voiture à Quimper, au bord de l’Odet, et suis allée me balader dans les rues. Quand la voie était libre, qu’il n’y avait personne en vue, j’ouvrais un peu ma pelisse, mais quand elle l’était moins, je la refermais. J’exécutais ce mouvement avec mes deux mains plongées au fond de mes poches. C’était extrêmement agréable et excitant. J’ai repris ma voiture et suis allée dans le jardin de Lanniron. Du côté de l’orangerie, un banc discret semblait m’attendre. Là, j’ai ouvert ma pelisse carrément et me suis exposée au soleil. J’ai adoré ses pâles rayons sur mes nichons et ma chatoune. M’exhiber en extérieur me fait un bien fou. En fait, dans ces moments-là, je suis spectatrice de moi-même. En même temps que je m’exhibe, j’envoie un drone devant moi qui me filme et je regarde ce film qui m’excite. Souvent, l’excitation est si forte que j’ai besoin d’éteindre le feu. Je m’arrange pour le faire dans un endroit à l’écart afin de n’être pas vue. Parfois, c’est mon clitoris que j’excite avec ma main, parfois j’enfonce un ou plusieurs doigts dans mon vagin, ou même un godemichet, si j’ai pris la précaution d’en fourrer un dans ma poche.

vendredi 21 octobre 2016

En spectacle

Dans une allée du jardin
J’ai disposé un matelas tout rouge
Et me suis étendue dessus
Seulement vêtue d’un porte-jarretelles noir

Ma main droite a activé un gode
Pour donner du plaisir à ma chatte
Tandis que ma gauche
A donné tous ses doigts à ma bouche très affamée

Quand chaque doigt a été copieusement sucé
Ma main gauche a poussé un téton
Tantôt le droit tantôt le gauche
Dans ma bouche qui l’a goulument tété

Ainsi je me suis donnée en spectacle
A vous mes sœurs mes très chéries
Mais ce n’est là qu’un simple rendu
Car vous aussi le faites souvent dans le but d’être vues

Dans une allée du jardin
J’ai disposé un matelas tout rouge
Et j’ai fait comme souvent nous faisons
Quand nous sommes un peu lasses de jouir ensemble

mercredi 19 octobre 2016

Mine de rien

Sortir en ville 
Nue sous un manteau
Présente de nombreux avantages 
Surtout quand on est deux
On va où l’on veut
Mine de rien
Même parmi la foule
On peut frémiller
Sans se faire remarquer
Et quand on sent venir le moment propice
De la chaleur entre ses cuisses
Ou qu’on se trouve dans le lieu opportun
Il suffit simplement d’ouvrir le manteau
De se servir
Et de manger le gâteau

lundi 17 octobre 2016

La dame de pique de la Mirandole

Quand tu es entrée
Revenant d’en ville
J’étais allongée lubrique et vile
Sous la table du salon
Avais-je bu
Étais-je saoule
Non j’étais en train de me goder furieusement
Avec deux bâtons phalliques jargouilleux
Un dans chaque main
Mais les utilisant tour à tour 
Dans le même trou parce que c’est bien plus drôle
J’étais tellement dans mon firmament
Paupières fermées
Bouche ouverte
Cheveux en arrière
Que je ne t’ai même pas entendue entrer
Je t’ai seulement entendu me dire
Entre deux râles de mon jouissement
Ophélie ma grande
Quel est ce vilain gros désir 
Que tu n’arrives pas à étancher
Si tu me le permets ma mie
Patience je vais t’aider 
Alors tu es revenue ma chère sœur
Avec un gros vibromasseur
Que tu as placé là où il faut
Et tu as rempli ma bouche de tes seins irisés
En même temps que les miens tu caressais

samedi 15 octobre 2016

On croirait

On croirait qu’il est plus léger qu’une plume
Ou qu’un fil de la Vierge
En fait il pèse une tonne
Il se tient dans son antre avec la certitude tranquille et monotone
Des montagnes

Il ne sait pas jouer
Il ne sait pas les parfums
Il ne sait pas l’humidité des roses
Il ne sait pas la volatilité des choses
Il sait pourtant qu’on n’échappe pas aux illusions
Mais il croit qu’il y a quand même une vérité
Derrière chaque chose
Derrière chaque rose
Derrière chaque illusion

Il rêve de la vérité
Il rêve de vouloir la connaître
Et d’y mettre un nom

Il est cubique
Il n’a pas d’humour
On croirait qu’il est plus léger que l’air
Mais il n’a jamais expérimenté la géodésie de Schneider
Ni non plus écouté la musique des sphères

Et sans doute
Il n’a pas compris qu’il faut être mensonge
Pour dire la vérité

jeudi 13 octobre 2016

Balade en forêt


"Hier après-midi, il ne faisait pas très beau, mais pas très froid. Ma chérie et moi avons eu envie d'aller faire une balade en forêt. Nous sommes allées dans celle de Fontainebleau. Je la trouvais plus belle que jamais (ma chérie, pas la forêt!). Encore une fois, je le lui ai dit. Son visage, ses grand yeux illuminaient tout. Elle était comme une fée, une déesse, tout était magnifique, tout était plus beau. Les arbres resplendissaient. Une musique céleste descendant de leurs cimes, bourdonnait dans mes oreilles. Des voix aériennes, des rythmes endiablés, des tambours revigoraient tout mon être. Dead can dance... Dead can dance... Elle aussi m’a dit que j’étais belle, que j’étais son amour adoré. J'ai dansé, tournoyé, miaulé comme une chatte quand elle m'a dit des choses tendres et douces.

Nous avons longuement marché en nous tenant par la taille ou par la main, avec cette musique bourdonnante et irréelle, puis à un moment, à force de nous regarder, ivres de la musique, de ses rythmes incessants, trop excitées, nous avons eu envie de faire l’amour. Dead can dance... Dead can dance... Nous avons cherché, avons trouvé un endroit convenable, confortable, tout recouvert de mousse, dans une petite clairière abritée des regards... Nous nous sommes entièrement dévêtues.

Au début, Amélie avait très peur qu’on nous surprenne, elle n'est pas habituée à ce genre d'exhibition, mais comme elle était terriblement excitée, elle n’a même plus pensé à sa peur. Nous nous sommes embrassées, avons joué avec nos langues, nos cheveux. Nous nous sommes caressées longuement, ne pensant plus qu’à nous, qu'à notre plaisir. La musique est revenue, toujours aussi bourdonnante, toujours aussi rythmée. Nous étions seules au monde... J’ai voulu la lécher. Au début, elle n’a pas voulu, sans doute par jeu, sans doute pour le plaisir de se faire prier, mais quand je n'ai plus insisté, elle m'a demandé. J'ai refusé, mais comme elle me suppliait, j'ai accepté. Puis, je lui ai demandé de me faire la même chose. Nous l'avons fait ensemble, sur le tapis de mousse, tandis qu'une belle lumière est venue subitement éclairer le sous-bois. Jamais, m’a-t-elle dit, elle n’aurait pensé que c’était si bon. Nos langues chantaient avec les tambours qui battaient nos tympans. Une voix aiguë de femme, entourée d'autres voix plus graves, s'élevait au-dessus des grands arbres. C'était magique, féérique, un véritable bonheur…

Au retour, dans la voiture, allez donc savoir pourquoi, sans doute par contraste avec ce moment d'éblouissement, j'ai eu dans la tête la mauvaise ambiance qui régnait chez mes parents, autrefois, à Bordeaux. Cette ambiance morbide que créait ma mère avec ses angoisses. Je trouvais ça dégueu, parce qu’elle nous y faisait participer sans arrêt, contre notre gré. En même temps, je n’arrêtais pas de penser au moment merveilleux que je venais de vivre avec Amélie, à ces chants, à ces rythmes, à ces tambours, à ce sous-bois. Dead can dance... Dead can dance... J’avais beaucoup aimé, et je n’avais pas honte, comme cela, parfois, m'arrivait encore. Je me disais que j’étais une salope, mais que c'était bon et bien d'être une salope, de profiter de ce que la nature nous avait généreusement octroyé. Je me sentais païenne, proche de la vie des arbres, des fougères, de l'Afrique, de la vie tribale, et je me demandais pourquoi nous étions en train de retourner à Paris, pourquoi n'étions-nous pas restées à vivre nues dans cette forêt... Amélie m’a demandé si j’étais triste. Je lui ai répondu non, que j’étais merveilleusement heureuse d'être avec elle…"

Je me souviens, c'était le samedi 19 septembre 2009, avec cette chère Amélie... Maintenant c'est publié dans Non, toutes les bimbos blondes ne sont pas des idiotes.


mardi 11 octobre 2016

Partir à l'aventure

Dans la jungle du douanier Rousseau 
Je pars à la gribouillette
Avec mon manteau à poils
Liane je me faufile parmi les larges feuilles
Pour admirer les jolies fleurs multicolores
Il y a du giroiement et du frouement dans l’air
Et je me retrouve à cheval sur un tigre
Je rencontre une belle joueuse de flûte
Et devant sa nichonnée fatale je me prosterne
J’entends des sonnailleries 
J’ai des spasmodies de toutes sortes dans les oreilles
Et je me dis vraiment que goudouiller est un art

samedi 8 octobre 2016

Juteuses et fruitées


Retrouvez mes livres sur Amazon ou dans la boutique Kindle.
Sont actuellement parus:

- Le saut de l’ange 1 (roman autobiographique, tome 1)
- Le saut de l’ange 2 (roman autobiographique, tome 2)
- Le saut de l’ange 3 (roman autobiographique, tome 3)
- D’irrésistibles orages 1 (roman, tome 1)
- D’irrésistibles orages 2 (roman, tome 2)
- Porteuses d’infini 1 (nouvelles)
- Porteuses d’infini 2 (nouvelles)
- No man’s land 1 (nouvelles)
- No man’s land 2 (nouvelles)
- Entre chiennes et louves 1 (roman, tome 1)
- Entre chiennes et louves 2 (roman, tome 2)
- Entre chiennes et louves 3 (roman, tome 3)
- Le miroir des étoiles (poèmes 2009-2010)
- Vénus et le loup blanc (poèmes 2011-2012)
- Mon amante irréligieuse (poèmes 2013-2014)
- Le bic et la bombe (journal 2010)

mercredi 5 octobre 2016

Aux bimbos aveugles de naissance

Un téton pour la tétée
Une matonne pour être matée
Pas de raton pour être ratée
Pas de vison pour être visée
Pas de jeton pour être jetée
Pas de piston pour être pistée
Pas de fiston pour être fistée
Pas de dicton pour être dictée
Pas de feuilleton pour être feuilletée
Pas de rejeton pour être rejetée
Pas de mousqueton pour être mousquetée
Pas de peloton d’exécution pour être exécutée
Mais un peloton de matonnes pour être pelotée 
Et matée
Et un photomaton qui lance des éclairs pour être photomatée
Et mes cuisses en l’air et tes seins
Et mes seins et tes cuisses en l’air
Et aussi tes fesses et mes fesses
Qui sont un sablier de lignes mouvantes
Des drapeaux d’aucune nation qui claquent dans le vent
Bande de cons
Je pisse sur vos kalachnikovs

lundi 3 octobre 2016

Naissance des mamelons

Sur une plage que je connais bien
Se pigmentent des mamelons
Ainsi que la zone 
Qui les entourent
Appelée aréole 
C’est comme une flamme affamée 
Qui surgit dans la broussaille des vagues
Leur coloration dépend de la couleur de la peau des fillettes
Mais le plus souvent
Elle varie entre le rose pâle
Et le brun foncé
Puis
En l’absence de rubans adhésifs
L’aréole s’élargit
Et piaffe comme un cheval fougueux sur le rivage
Tandis que criaillent les mouettes
Le sein continue à grossir
Et le mamelon pointe en avant
Prêt à s’élancer à la conquête du monde
Pendant que la lune se morfond
Tout au fond d’un puits profond

samedi 1 octobre 2016

Des bleus sur tes fesses

                                                           A Marianne,

Des bleus sur tes fesses
Ô vilaine
Le soleil assourdissant descend sur la tour Eiffel
Et la pollution monte sur Paris
Comme un rêve d’enfant
Lancinant
Nous nous doigtons pour un monde meilleur
Enfermées dans notre chambre
Avec tes fesses et tes yeux qui ne sont pas bleus
J’m’en fous
Je scie les moulineaux
J’me saupoudre d’escampette
J’invente un monde nouveau
Riche en glutination
Et j’te serpente comme une autoroute sans bretelles
En ta présence
J’irai très loin
Car j’fais déjà bien la différence entre mordre et sucer