Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

mardi 6 septembre 2016

Les charmes fous de la levrette

 J’avais pris l’habitude, durant mes dernières vacances en Suède, de me prendre en levrette, debout, avec un gode ventouse que je collais sur un mur ou la vitrine d’un magasin. J’ai beaucoup pratiqué cette méthode, seule, la nuit, dans les rues de Stockholm, dans des endroits publics évidemment peu fréquentés, ou légèrement à l’écart. Je quittais mon hôtel, vers onze heures, seulement vêtue d’une petite robe très courte, boutonnée par devant, ce qui me permettait éventuellement de l’ouvrir par en haut ou par en bas, ou même complètement, voire de la retirer facilement et de la remettre de même. J’avais également un petit sac à dos dans lequel j’emportais quelques godemichés, dont un à ventouse, et quand je dénichais un endroit adéquat, je veux dire un peu retiré, suffisamment discret, présentant une surface verticale me permettant de fixer mon gode, je m’arrêtais, sortais l’engin, et collais sa ventouse. Puis, très simplement, soulevant légèrement par derrière la jupette de ma robe, j’embrochais ma chatte, et, avec mes doigts, excitais mon clitoris. Bien sûr, pendant la pénétration, je demeurais aux aguets, mais, le plus souvent, j’étais tranquille, n’y mettant fin que pour le plaisir de recommencer de plus belle, dans un autre lieu, ce qui, je le savais, allait créer une nouvelle aventure excitante. Certaines nuits, je faisais une dizaine de stations de ce genre.

 Quand, à son retour, j’ai raconté ces aventures à Marianne, elle eut aussitôt envie de les vivre avec moi. Ainsi, vendredi dernier, nous avons décidé de nous rendre à Pont L’Abbé. Pourquoi Pont L’Abbé? Parce que c’est une petite ville tranquille du pays bigouden que je fréquente assez souvent, très agréable, avec une rue principale, la rue du château, très commerçante. J’ai également souvent fréquenté le jardin des Camélias, grand jardin public au sud-ouest de la ville, où je me suis souvent livrée à de folles excentricités érotiques sans être inquiétée le moins du monde. Par ailleurs, l’animation, le soir, dans le centre de la ville, s’éteint assez vite, ce qui laisse place à une nuit paisible, où il devient possible de jouir d’une grande liberté individuelle. Ceci s’explique peut-être par le fait que Pont-l’Abbé a longtemps été tournée vers les activités portuaires et de pêche, dans le Pors Moro, et que l’agriculture, notamment le maraîchage et la culture des pommes de terre, y a toujours été importante. S’implantèrent plus tard, des fabriques de dentelle, réputées dans dans le monde entier, mais aujourd’hui fermées, en raison de la crise du textile. Maintenant, la ville vit surtout du tertiaire, mais intéresse quand même quelques touristes tranquilles grâce à son port de plaisance, son casino, son golf, son centre de thalassothérapie et ses écoles de voile…     

 Vers onze heures du soir, Marianne et moi avons trouvé un endroit pour garer notre voiture sur la grande place de la République. C’est là que nous avons commencé. Il était bien clair que nous ne porterions pas de sac à dos, mais que nous tiendrions chacune à la main notre gode ventouse, histoire de donner un peu de piquant à cette nouvelle expédition nocturne, notamment quand nous rencontrerions des noctambules. En sortant de la voiture, j’eus aussitôt l’idée de coller ma ventouse sur ma portière, et Marianne, m’imitant, a collé la sienne sur celle de la voiture d’à côté. Ainsi, nous nous retrouvâmes côte à côte, presque face à face, à nous trémousser, prises délicieusement l’une et l’autre en levrette. On se regardait, on se souriait. C’était drôle, inhabituel, insolite, vraiment excitant de faire ça ensemble, sur ce parking, en se regardant amoureusement. Rapidement, nous avons ambitionné d’aller voir ailleurs et de coller nos ventouses sur d’autres voitures, pour connaître éventuellement d’autres sensations. Il y en avaient beaucoup sur cette grande place, et nous nous sommes donc levrettées à trois ou quatre autres endroits différents. A un moment, nous avons été séduites par l’arrière d’un Vito Mercedes, stationné devant un arbre. J’ai collé ma ventouse sur la porte arrière du camion, face à l’arbre, et j’ai demandé à Marianne de venir s’y embrocher. Pendant ses va-et-vient, j’ai déboutonné sa robe, ce qui m’a permis de peloter ses seins nus. Ça a duré assez longtemps, une bonne dizaine de minutes. Elle était aux anges, elle frôlait l’orgasme. J’ai aussi embrassé sa bouche, puis demandé à prendre sa place. Au loin, un homme se déplaçait, sans doute à la recherche de sa voiture. Nous l’avons regardé et, comme il s’éloignait, je me suis embrochée à mon tour. Pendant mes va-et-vient, Marianne a également déboutonné ma robe et caressé mes seins. Elle m’a aussi embrassée. C’était vraiment très excitant.

 Nos godemichés à la main, nous avons ensuite quitté la place de la République par la rue Danton, où nous avons rencontré quelques noctambules des deux sexes qui nous ont regardées d’un drôle d’œil (sans doute à cause des godes que nous tenions à la main), et avons rejoint la rue du château où, malgré la difficulté (il y avait encore un peu de monde), nous avons réussi quand même à nous prendre sur les vitrines de deux magasins, sans déranger l’ordre public le moins du monde. Puis, nous avons ensuite déambulé sur le quai Saint Laurent et sommes arrivées au jardin public, génialement assez mal éclairé. Sous ses grands arbres, étaient stationnées d’accueillantes voitures qui nous ont encore permis de nous trémousser tranquillement.

12 commentaires:

  1. Chère Ophélie, je suis sous le charme de vos jouissives et mystérieuses noctambulades :)
    Quelle joie de vous relire!
    Doux baisers à vous et votre aimée

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    1. Noctambulades! Quel joli mot. Il me plaît beaucoup. Merci chère Ondine.
      Je vous embrasse,
      Ophélie

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  2. Quand je disais qu'il me reste des endroits à découvrir, surtout la faune noctambule.
    Tu es une source intarissable d'idées pour se donner du plaisir. Encore une nouvelle à expérimenter.
    Nous convertissons beaucoup de mondes à la "machine".
    Romy

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  3. Nous utilisons nos godes ventouse sur les chaises de la table à manger. C'est divin.

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    1. Pourquoi pas? On peut les coller où l'on veut. Vous les utilisez en même temps et vous vous regardez?

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  4. On déguste, on mange, on danse du bassin et effectivement, on se regarde

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  5. C'est une très jolie scène, très excitante!

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  6. Ce texte (très excitant à lire) aurait très bien pu s'intituler "Les randonneuses nocturnes de l'orgasme" ou " Les fiancées du parking" (pas trouvé de capot de CLItO, au fait ?).
    Quoiqu'il en soit, si je savais que ma portière avait servi à faire jouir deux nanas, j'aurais vénéré cette carrosserie, sans jamais la passer aux rouleaux, gardant le jus de votre amour comme un trophée.

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    1. Clio, clito, c'est vrai ça se ressemble et c'est amusant!
      Tu as raison, ces titres seraient très bien. Et je revendique d'être une randonneuse nocturne de l'orgasme. La nuit, les villes, les autos, tout ça invite au plaisir, et à cette forme d'érotisme.

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    2. Il faut prendre le plaisir, là,
      où on croit où il est, ni plus ni moins.
      Le principal, c'est que l'on soit heureux.
      Que l'on suive son propre instinct,
      pour pouvoir un peu déconnecter
      de la vie de tous les jours.

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    3. Belle sagesse. Tu as raison, c'est le secret du bonheur.

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