Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

jeudi 29 septembre 2016

Retour du marché

Madame revient du marché
Où elle a fait ses courses
Elle traverse le jardin public avec ses sacs
Remplis de provisions
Des tomates des poivrons des aubergines des melons 
Et aussi du romarin
Elle sourit
Heureuse comme une grande
Il fait grand soleil
Elle admire les haies d’ifs bien taillées
Elle rentre à la maison
Où l’attend son amie dévêtue
Ses pas dans l’allée
On ne les entend pas
Ses pieds nus devancent à peine son ombre
Elle est complètement nue
Et n’aura donc pas à se déshabiller
En arrivant

mardi 27 septembre 2016

Philosophie dans le boudoir

 Il me semble qu’il y a deux démarches dans la vie, une qui consiste à analyser, à critiquer, l’autre à se laisser aller à l’intuition, à la sensibilité. Pour moi, les deux démarches ne sont pas antagonistes mais complémentaires. Mais je pense qu’il faut d’abord privilégier le Vital, c’est-à-dire le végétal et l’animal qui résident en nous, plus archaïques sur le plan de l’évolution. Le Vital, c’est le barbare, par opposition à notre partie apprise dans le monde de la culture, qui fait de nous, si nous n’y prenons garde, des êtres de répétition, de conditionnement, c’est-à-dire des imbéciles normés, des robots.

 L’être intelligent qui analyse doit prendre la parole après l’être vital, et non avant, sous peine de l’étouffer à jamais. Inversement, la partie barbare doit être contrôlée, pas de manière répressive, mais compréhensive, grâce à des jeux symboliques, par l’intermédiaire des signes, et non directement par les choses elles-mêmes. Quand cela peut fonctionner de cette manière au sein de soi-même, c’est-à-dire de manière harmonieuse, ludique et non antagoniste, le paradoxe entre le le cœur et la raison est dépassé, et l’intelligence n’est plus cette machine froide et inhumaine, mais devient capable de s’abolir elle-même si besoin est. Quelque chose qui ressemble à de la sérénité, à du bonheur, n’est pas loin.

 Ce jeu merveilleux entre la chose et le signe, pour moi, est terriblement jouissif et donne lieu à toutes sortes de voyages, de balades et de ballades, de rêveries et de récits… Être vraiment intelligente, me semble-t-il, c’est accepter la part sombre de moi-même, l’idiote, la folle, la salope, la barbare, pour me permettre d’en jouer. C’est le sens que j’essaie de donner à mon existence, c’est ce que je crois bon pour moi, et c’est ainsi que j’ai l’impression d’être heureuse. Je ne suis sûre de rien, mais je crois qu’il faut tout embarquer dans cette aventure: le corps, le sexe, le cœur, la raison critique, les autres et… l’honnêteté intellectuelle, ce dont beaucoup d’intellectuels me semblent dépourvus.

 Ce soir, Marianne et Rose sont chez Sandrine. Leur absence rend mon âme philosophique, mais je sens que, bientôt, je vais allumer mon Magic Wand de chez Hitachi, histoire de me procurer quelques éblouissements qui donneront définitivement sens à mon propos.

samedi 24 septembre 2016

Secrets du bonheur

On raconte qu’en été
Sur une plage peu fréquentée
Elles se précipitent
Avec de grands éclats de rire
Nues  
Enfantines
Extravagantes
Toutes trois se tenant par la main
Vers l’horizon radieux 
Elles entrent dans la grande bleue
S’éclaboussent de l’algèbre oublieuse
Et parfois rageuses des vaguelettes de son bord
Et pendant une heure 
Toutes trois se perdent
Comme des innocentes
Sans un remords
Dans le plaisir et l’oubli
Sous le soleil
Et dans la liquidité angélique d’une complexe mélodie

jeudi 22 septembre 2016

Tégévé

                                                                 à Marianne,

J’ai du mal à rester dans l’ombre
Où se blesse mon feu
Tu fermes délicatement tes persiennes d’agent secrète
Et je plane en sourdine
C’est une jolie histoire de gouines
Que nous jouons
Une histoire de feu dans un train de la SNCF
Quand l’horizon file à toute vitesse
De chaque côté 
Comme l’eau huileuse d’une cascade
Je veux dire sans fin
Tu es assise sur ton siège sage à mon côté
Et ma main qui farfouille entre tes cuisses 
Sous tes étoffes délicieuses
A faim
Elle te transforme en belle cantatrice muette
Dans ce train à grande vitesse
Qui suit sa course sans fin vers la grande ourse
Dont l’allure est si douce
Quand vient la semaine de Noël

mercredi 21 septembre 2016

Ce que le jour dissipe



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Sont actuellement parus:

- Le saut de l’ange 1 (roman autobiographique, tome 1)
- Le saut de l’ange 2 (roman autobiographique, tome 2)
- Le saut de l’ange 3 (roman autobiographique, tome 3)
- D’irrésistibles orages 1 (roman, tome 1)
- D’irrésistibles orages 2 (roman, tome 2)
- Porteuses d’infini 1 (nouvelles)
- Porteuses d’infini 2 (nouvelles)
- No man’s land 1 (nouvelles)
- No man’s land 2 (nouvelles)
- Entre chiennes et louves 1 (roman, tome 1)
- Entre chiennes et louves 2 (roman, tome 2)
- Entre chiennes et louves 3 (roman, tome 3)
- Le miroir des étoiles (poèmes 2009-2010)
- Vénus et le loup blanc (poèmes 2011-2012)
- Mon amante irréligieuse (poèmes 2013-2014)

lundi 19 septembre 2016

Comme une intruse

 Mon amoureuse, vous le savez, c’est Marianne. Souvent, à la maison, nous nous rapprochons, nous bécotons, nous câlinons, recherchons un peu d’intimité pour nous dire notre amour. Mais il y a Rose. Rose sait bien qu’elle n’est pas notre amoureuse, qu’elle a son Agathe, mais Rose ne veut pas vivre avec Agathe ou peut-être c’est Agathe qui ne veut pas vivre avec Rose. L’affaire est difficile à débrouiller. Et puis Rose est habituée de vivre avec nous. Et nous, on n’a pas non plus très envie de se séparer d’elle. Avec Rose, nous avons nos habitudes. Elle s’occupe bien du jardin, nous fait bien l’amour, répare des trucs, nous convoque souvent à des jeux BDSM… Bref, on n’arriverait pas à se passer d’elle! Mais quand Marianne et moi avons envie de nous rapprocher, de nous bécoter, de nous câliner, Rose arrive. Ça ne rate pas. Elle se met derrière l’une de nous deux, passe derrière l’autre, revient derrière la première et ainsi de suite comme un pendule. Là, à chaque station, sans rien dire, avec le sourire, elle nous caresse les cheveux, les seins, les fesses, la chatte. C’est très agréable, mais ça nous distrait. Puis, insidieusement, elle se met entre nous, d’abord sur le côté, hors du périmètre formé par nos bras qui nous relient, et sans rien dire, toujours avec le sourire, elle nous bécote, chacune à son tour, palpe un sein de l’une, un sein de l’autre, nous regarde comme pour nous dire: égoïstes que vous êtes, ayez pitié d’une pauvre esseulée, n’oubliez pas la mal-aimée que je suis! Je ne sais comment elle s’y prend, mais elle finit par entrer dans le périmètre restreint de nos bras, s’agenouille pour se faire toute petite, et là nous pouvons à nouveau nous bécoter, mais elle lèche la chatte de l’une, la chatte de l’autre ou mieux, avec ses doigts, s’occupe des deux. Ce n’est pas désagréable, évidemment, c’est même très agréable, mais nous ne pouvons jamais être tranquilles toutes les deux, quand elle est là.

samedi 17 septembre 2016

Pique-nique

Le pique-nique est un repas qu’on emporte à l’extérieur
Sur son vélo
Dans son soutien-gorge
Dans le coffre d’une épave
Dans la crinière de son cheval
On le prépare alerte
La veille
Sous une tonnelle verte et si possible rieuse
Patiemment
Amoureusement
On le souhaite
On le rêve agréable
D’une durée prolongée
Avec des secondes
Des minutes
Des heures
Des semaines
Des mois
Des années
Tout ça évidemment à rallonge
Sans mensonge
Avec des éponges

On le pratique dans la nature
Sous un frêne
Dans son jardin
Sur un banc
Près d’une fontaine Wallace d’un jardin public
Même sous une pluie divine et scintillante
Sur une plage subtile
Dans les ruines d’une chapelle vaguement gothique

Conçu pour profiter du vent
Mais aussi des femmes brunes et des femmes blondes
Des femmes éméchées et adultères
De la nature
Et des rousses aussi
Il est composé de mets froids
Mais peut s’enrichir de viandes
Cuites à la broche
Qui ne sentent pas le roussi
Ou encore au barbecue
C’est généralement un prétexte pour se retrouver en famille
Sur un beffroi
Entre amis
Avec des chenilles
Des dentelles
Au milieu des flammes
Pour partager des plats 
Des rires
Des rimes
Des princesses de sang royal

Nous
On le pratique surtout
Entre amies
Toutes les trois
En des lieux maritimes
Pour partager nos endroits intimes
A l’envers

Et après on se sent godaines

jeudi 15 septembre 2016

L'orage

                                                                     à Marianne,

Tu me regardes avec insistance
Tes lèvres sont rouges
Et tes yeux éclatants
Tes dents sont blanches et prêtes à me mordre
Pourtant tu me souris
Tu es à plat ventre sur le canapé gris
Nue dans une robe rose à fines bretelles
Cent pour cent viscose
Et tu es à l’écoute de ta main gauche qui a disparu sous toi
Elle s’agite follement entre tes cuisses 
Je le vois bien
Et je crois bien que tu m’attends
Je vais remonter le bas de ta robe et découvrir tes fesses
Admirer leurs globes soyeux qui me torturent
Et avec ma main droite rejoindre ta main gauche
Et te donner ce que tu attends
L’orage est si près ma mie ce soir
Qu’il n’y a presque plus d’air derrière toi

mardi 13 septembre 2016

Embrasse-moi

Bonjour mon amour
J’embrasse les lèvres
Que tu me tends
Elles sont verticales 
Ce ne sont pas les lèvres de ta bouche
C’est une habitude que nous avons prise
De nous embrasser ainsi
Une habitude bien agréable
Qui ne dérange personne
Et surtout nous enchante
Bonjour mon amour
Je te baise avec ma langue
Mais maintenant mon amour
A ton tour
Embrasse-moi

samedi 10 septembre 2016

Hiver

                                                à Marianne,

Je me souviens de ce jour d’hiver
Quand après une heure
Passée dans le froid
Où volontairement 
Tu avais voulu t’immoler
Je t’ai retrouvée
Assise sur un banc
Nue sous ton manteau grand ouvert
Et je me souviens
Je les revois
Les bouts de tes seins étaient tout frimassés

Dans le jardin ramassé
De la neige il n’y en avait point
Je t’ai allongée sur ce banc
Et aussitôt ai sucé tes tétons glaçonnant

Ivre de givre tu étais
Et pour te donner le spasme de vivre
Et te rallumer 
Toi qui gisais presque gelée
J’ai entre tes cuisses
Un bel olisbos à piles placé
L’ai fait vibrer
Et t’ai couverte de baisers

mardi 6 septembre 2016

Les charmes fous de la levrette

 J’avais pris l’habitude, durant mes dernières vacances en Suède, de me prendre en levrette, debout, avec un gode ventouse que je collais sur un mur ou la vitrine d’un magasin. J’ai beaucoup pratiqué cette méthode, seule, la nuit, dans les rues de Stockholm, dans des endroits publics évidemment peu fréquentés, ou légèrement à l’écart. Je quittais mon hôtel, vers onze heures, seulement vêtue d’une petite robe très courte, boutonnée par devant, ce qui me permettait éventuellement de l’ouvrir par en haut ou par en bas, ou même complètement, voire de la retirer facilement et de la remettre de même. J’avais également un petit sac à dos dans lequel j’emportais quelques godemichés, dont un à ventouse, et quand je dénichais un endroit adéquat, je veux dire un peu retiré, suffisamment discret, présentant une surface verticale me permettant de fixer mon gode, je m’arrêtais, sortais l’engin, et collais sa ventouse. Puis, très simplement, soulevant légèrement par derrière la jupette de ma robe, j’embrochais ma chatte, et, avec mes doigts, excitais mon clitoris. Bien sûr, pendant la pénétration, je demeurais aux aguets, mais, le plus souvent, j’étais tranquille, n’y mettant fin que pour le plaisir de recommencer de plus belle, dans un autre lieu, ce qui, je le savais, allait créer une nouvelle aventure excitante. Certaines nuits, je faisais une dizaine de stations de ce genre.

 Quand, à son retour, j’ai raconté ces aventures à Marianne, elle eut aussitôt envie de les vivre avec moi. Ainsi, vendredi dernier, nous avons décidé de nous rendre à Pont L’Abbé. Pourquoi Pont L’Abbé? Parce que c’est une petite ville tranquille du pays bigouden que je fréquente assez souvent, très agréable, avec une rue principale, la rue du château, très commerçante. J’ai également souvent fréquenté le jardin des Camélias, grand jardin public au sud-ouest de la ville, où je me suis souvent livrée à de folles excentricités érotiques sans être inquiétée le moins du monde. Par ailleurs, l’animation, le soir, dans le centre de la ville, s’éteint assez vite, ce qui laisse place à une nuit paisible, où il devient possible de jouir d’une grande liberté individuelle. Ceci s’explique peut-être par le fait que Pont-l’Abbé a longtemps été tournée vers les activités portuaires et de pêche, dans le Pors Moro, et que l’agriculture, notamment le maraîchage et la culture des pommes de terre, y a toujours été importante. S’implantèrent plus tard, des fabriques de dentelle, réputées dans dans le monde entier, mais aujourd’hui fermées, en raison de la crise du textile. Maintenant, la ville vit surtout du tertiaire, mais intéresse quand même quelques touristes tranquilles grâce à son port de plaisance, son casino, son golf, son centre de thalassothérapie et ses écoles de voile…     

 Vers onze heures du soir, Marianne et moi avons trouvé un endroit pour garer notre voiture sur la grande place de la République. C’est là que nous avons commencé. Il était bien clair que nous ne porterions pas de sac à dos, mais que nous tiendrions chacune à la main notre gode ventouse, histoire de donner un peu de piquant à cette nouvelle expédition nocturne, notamment quand nous rencontrerions des noctambules. En sortant de la voiture, j’eus aussitôt l’idée de coller ma ventouse sur ma portière, et Marianne, m’imitant, a collé la sienne sur celle de la voiture d’à côté. Ainsi, nous nous retrouvâmes côte à côte, presque face à face, à nous trémousser, prises délicieusement l’une et l’autre en levrette. On se regardait, on se souriait. C’était drôle, inhabituel, insolite, vraiment excitant de faire ça ensemble, sur ce parking, en se regardant amoureusement. Rapidement, nous avons ambitionné d’aller voir ailleurs et de coller nos ventouses sur d’autres voitures, pour connaître éventuellement d’autres sensations. Il y en avaient beaucoup sur cette grande place, et nous nous sommes donc levrettées à trois ou quatre autres endroits différents. A un moment, nous avons été séduites par l’arrière d’un Vito Mercedes, stationné devant un arbre. J’ai collé ma ventouse sur la porte arrière du camion, face à l’arbre, et j’ai demandé à Marianne de venir s’y embrocher. Pendant ses va-et-vient, j’ai déboutonné sa robe, ce qui m’a permis de peloter ses seins nus. Ça a duré assez longtemps, une bonne dizaine de minutes. Elle était aux anges, elle frôlait l’orgasme. J’ai aussi embrassé sa bouche, puis demandé à prendre sa place. Au loin, un homme se déplaçait, sans doute à la recherche de sa voiture. Nous l’avons regardé et, comme il s’éloignait, je me suis embrochée à mon tour. Pendant mes va-et-vient, Marianne a également déboutonné ma robe et caressé mes seins. Elle m’a aussi embrassée. C’était vraiment très excitant.

 Nos godemichés à la main, nous avons ensuite quitté la place de la République par la rue Danton, où nous avons rencontré quelques noctambules des deux sexes qui nous ont regardées d’un drôle d’œil (sans doute à cause des godes que nous tenions à la main), et avons rejoint la rue du château où, malgré la difficulté (il y avait encore un peu de monde), nous avons réussi quand même à nous prendre sur les vitrines de deux magasins, sans déranger l’ordre public le moins du monde. Puis, nous avons ensuite déambulé sur le quai Saint Laurent et sommes arrivées au jardin public, génialement assez mal éclairé. Sous ses grands arbres, étaient stationnées d’accueillantes voitures qui nous ont encore permis de nous trémousser tranquillement.

vendredi 2 septembre 2016

Retour de vacances

 Avant-hier soir, j’ai garé ma voiture sur un petit parking que je connais bien, à Penhors, en bord de mer, où le soir, généralement, il n’y a pas grand monde. Quelques voitures sans occupants y étaient stationnées. Le lieu est entouré de maisons de vacances habitées, mais certaines semblaient fermées. Sur le parking, il n’y avait personne. J’en ai profité pour me déshabiller totalement dans ma voiture (c’était facile, je ne portais pas grand chose sur moi) et me masturber. Ça a duré pendant une bonne quinzaine de minutes, portière ouverte, avec un gros gode, en compagnie du bruit de la mer et du soleil couchant. Vraiment génial! Je me sentais totalement alimentée par mon cœur qui battait très fort. Je plongeais le gode dans ma chatte et le ressortais, en même temps que je branlais mon clitoris avec insistance et ardeur avec mon autre main. Ce plaisir augmentait la beauté du spectacle grandiose qui se déroulait lentement devant mes yeux. Néanmoins, par prudence, je surveillais, dans le rétroviseur, l’éventuelle intrusion de quelqu’un en provenance des maisons. Mais tout était parfaitement calme et serein sur ce parking, tout semblait suspendu à un fil invisible et inaccessible. Seulement gesticulaient, beaucoup plus loin, des promeneurs, dans les rochers en contrebas, et cette sérénité m’intimidait presque quand, par moments, je me laissais aller à pousser des gémissements de la plus élaborée des techniques vocales, qui, petit à petit, m’incitaient à tomber de plus en plus amoureuse de moi-même. Sous les derniers rayons du soleil, mon corps me paraissait sublime et mes seins parfaits. Je me sentais une vraie bombe anatomique, chargée d’une énergie paradoxale. 

 Après avoir joui, quand le soleil se fut totalement et définitivement noyé dans l’océan, j’ai quitté les lieux et suis allée garer ma voiture en bordure d’une petite plage, pas très loin. La nuit tombait. Je suis allée me balader à poil sur cette plage, comme j’avais l’habitude de le faire. J’ai d’abord marché dans l’eau, en voulant fendre la mer et en pensant joyeusement au retour maintenant très proche de Marianne, puis soudain, sans même l’avoir vraiment décidé, je suis retournée dans ma voiture chercher le gros gode. Je me suis allongée sur le sable humide, comme une nuit, et j’ai recommencé à défoncer ma chatte et à titiller mon clitoris pour me faire jouir encore, sans me soucier du reste du vaste monde et du temps qui s’enfuit.