Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

samedi 30 juillet 2016

Retrouvez-moi

Pendant ce mois d'août, retrouvez mes livres sur Amazon ou dans la boutique Kindle.

Sont actuellement parus:

- Le saut de l’ange 1 (roman autobiographique, tome 1)
- Le saut de l’ange 2 (roman autobiographique, tome 2)
- Le saut de l’ange 3 (roman autobiographique, tome 3)
- D’irrésistibles orages 1 (roman, tome 1)
- D’irrésistibles orages 2 (roman, tome 2)
- Porteuses d’infini 1 (nouvelles)
- Porteuses d’infini 2 (nouvelles)
- No man’s land 1 (nouvelles)
- No man’s land 2 (nouvelles)
- Entre chiennes et louves 1 (roman, tome 1)
- Entre chiennes et louves 2 (roman, tome 2)
- Entre chiennes et louves 3 (roman, tome 3)
- Le miroir des étoiles (poèmes 2009-2010)
- Vénus et le loup blanc (poèmes 2011-2012)
- Mon amante irréligieuse (poèmes 2013-2014)

mardi 26 juillet 2016

Le gobe-mouches

Le gobe-mouches que tu viens de suspendre au plafond de la cuisine
Je sais ce que tu as mis dedans
De l’eau sucrée
C’est efficace ma mie
Et j’ai plaisir à regarder les mouches
Les malheureuses
Tomber dedans une à une et ne plus pouvoir en sortir
Sur moi qui regarde le gobe-mouches
Ce n’est pas pareil
Tu a mis sur ma bouche un gode-bouche
Et j’ai aussi plaisir à voir
Qu’avec 
Tu te fais attraper comme les mouches
C’est aussi efficace
Tu voles presque au-dessus de moi et tu descends très lentement
Tu te poses
Et te laisses transpercer doucement
Mais contrairement aux mouches
Tu t’envoles
Et comme ça te plaît
Tu recommences
Tu redescends
Et tu t’envoles
Tu redescends
Et tu t’envoles
Tu redescends
Et tu t’envoles
Plus fine que toutes les mouches
Et vraiment fine bouche

jeudi 21 juillet 2016

Un vrai plaisir

 En ce moment, il fait très chaud… Et c’est un vrai plaisir d’être nue sous une petite robe ultra-courte seulement boutonnée par devant! Dans cette tenue, je vais à la plage, et hop, je suis prête à offrir tout mon corps aux rayons du soleil ainsi qu’à mes voisins et voisines, je n’ai qu’à déboutonner et retirer. En ville, dans ma petite robe, je suis parfaitement convenable. Ni vue ni connue, je peux me promener tranquillement dans les rues, croiser des badauds, regarder les devantures des boutiques, entrer dans les magasins, bavarder avec les commerçants… Bien sûr, je dois éviter de me pencher en avant pour ramasser quelque chose par terre ou d’aller essayer des chaussures! A moins que… Hormis ces cas de figure, personne ne peut deviner que je suis toute nue sous ma robe, personne ne peut imaginer le plaisir que j’ai à ressentir mon sexe libre et aéré, au raz du tissu. Ce qui est bien, ce sont les sièges. Les sièges dans les bus ou dans les cafés. Il suffit de choisir une place légèrement à l’écart, et là, sans même déboutonner le bas, rien n’est plus facile que de se toucher, de se tripoter, d’exciter son clitoris en public. Évidemment, c’est encore plus excitant quand je libère quelques boutons, en bas et en haut… Parfois, quand la place est vraiment bonne, j’ouvre tout et j’écarte au maximum. Ainsi, je suis complètement à poil. A poil dans un lieu public, avec des gens tout autour, et personne ne me voit, bien que parfaitement visible! Le pied! Bien sûr, il faut faire attention de ne pas se faire surprendre. Il faut surveiller, être attentive, à l’écoute. Une arrivée imprévue, inattendue, peut survenir, sans crier gare… Mais au fil des années, je me suis rendue compte qu’être découverte en état d’exhibition, voire de masturbation, n’était pas si grave. Plusieurs fois, j’ai été surprise, la main dans le sac… En général, ou bien il ou elle a passé son chemin en faisant celui ou celle qui n’avait rien vu, ou bien il ou elle m’a regardée avec un sourire bienveillant et peut-être même complice…

lundi 18 juillet 2016

Des fleurs

                                                  à Marianne,

Des fleurs j’en veux partout dans notre jardin
Des jonquilles des primevères au printemps
Et des roses en été
Là où resplendiront toutes ces belles choses
Je m’assoirai sur un banc
Et t’allongerai sur mes genoux
Je te donnerai une belle fessée cul nu 
Puis quand cela sera fait
J’enduirai tes fesses rouges de crème Chantilly
Je les lècherai longuement longuement
Patiemment
Avidement
Proprement
Puis je te donnerai mes seins à sucer
Pour me faire pardonner
Des fleurs j’en veux partout dans notre jardin
Des jonquilles des primevères au printemps
Et des roses en été

jeudi 14 juillet 2016

Union

 Mes amies et moi, nous aimons bien les godes-ceintures à harnais parce qu’ils exigent un rituel merveilleux avant leur utilisation, des préparatifs un peu rétro, des ajustements savants, un questionnement presque philosophique qui fait croître le désir… mais nous aimons bien également les nouveaux gode-ceintures sans harnais, je veux dire ceux qu’on appelle maintenant double godes. Récemment, suite à un coup de cœur, mes amies et moi avons fait l’acquisition de Union, le sextoy lesbien de Wet For Her que nous avons acheté en trois tailles différentes. Ce que nous aimons bien dans cette ligne de produits, c’est qu’elle est dessinée par des lesbiennes pour des lesbiennes. C’est du moins ce que prétend la marque.  En plus, ces godes ne sont pas du tout réalistes, présentent un joli design qui ne rappellent en rien le pénis masculin que nous ne trouvons pas beau. Pas de testicules, pas de grosses veines sur la hampe, mais des formes épurées. Ce sont donc des joujoux merveilleux, exclusivement conçus pour des femmes. 

 Le modèle Union n’a pas de harnais, mais présente une forme étrange. Il a un bulbe recourbé que la baiseuse s’introduit dans le vagin et, quand ce bulbe est bien placé, il laisse dépasser à l’extérieur un autre bout magnifiquement dressé que la baiseuse peut introduire là où elle le veut dans l’anatomie de son amante. Nous n’avons jamais eu de problème quant à la tenue de ce bulbe durant une baise. De plus, ce qui est malin, c’est qu’on peut introduire dans le bulbe une petite cartouche vibrante qui actionne un stimulateur clitoridien. C’est vraiment génial. Et pour couronner le tout, grâce à un fil de cuivre à mémoire de forme glissé dans le silicone, on peut incliner Union dans tous les sens, au gré du plaisir de chacune. Union est un sextoy bien conçu, vraiment fantastique, avec lequel on se sent très libre. Par ailleurs, Wet For Her a décliné la partie pénétrante de Union en trois diamètres: Small (27 mm), Médium (35 mm) et Large (41mm). Nous possédons les trois dimensions.

 J’ajoute que ce qui est bon, avec Union, c’est de porter en même temps un plug anal. Pour la baiseuse, la présence de ce plug à côté du bulbe, augmente la pression sur l’arrière de sa paroi vaginale et accroît ses sensations. Bien sûr, on peut aussi se payer le luxe d’un plug vibrant, ce qui ne gâte rien. D’ailleurs, de nous trois, je ne suis pas la seule à aimer cette configuration qui nous assaille de vibrations diaboliques qui font se tordre les nuages. La présence d’un plug vaut évidemment aussi pour la baisée. Quand le gode vient se glisser gaillardement tout contre la petite souris plug, la présence de cette petite souris entêtée accroit toujours les sensations. Je ne sais si vous en avez déjà fait l’expérience, mais même en recevant un simple cunnilingus, le fait de porter cette petite souris intensifie toujours merveilleusement les contractions et vous jaillissez d’étincelles vermeilles.

lundi 11 juillet 2016

Un dimanche

Il fait chaud
Très chaud
Je suis assise sur le parapet d’un pont ancien
Il n’y a pas d’ombre
J’ai relevé ma jupe et ma foufoune prend l’air
C’est en plein cagnard
J’ai ouvert mon chemiser et mes doudounes aussi sont à l’air
En plein cagnard

Tu me regardes
Mes cuisses et ma poitrine luisent
Insensibles au murmure de l’eau
Qui coule en dessous
Elles cuisent doucement
Je te regarde en faisant à mes yeux une visière avec ma main
Je vois que je te plais
Tu aimes quand je m’exhibe
Parmi tous ces gens
Ces gens
Qui sont derrière moi
Qui discutent sur un banc
Qui se promènent sur la route
Un dimanche
Sans se douter de rien

vendredi 8 juillet 2016

Croisière

La mer est calme
La mer est nue
Et nous vivons nues comme elle
Agathe est à la barre
Et Rose à son côté
Caresse et suce ses seins

Avec mes doigts avec ma langue
Sous elle
J’excite son bouton
C’est le bouton de Rose
Et je regarde mon amour toute chose
Non loin qui se gode allongée sur le pont

Marianne est seule
Elle ne demande rien à personne
Ses cuisses sont ouvertes
Elle manie drôlement bien
Le gode
Qui rentre et sort
Comme dans un port
Avec méthode

La mer est bleue
La mer est grande
La mer est surtout calme
C’est une grande commode
Et nous partageons tout
Toutes les quatre
Depuis quatre jours 
Et quatre nuits que nous naviguons presque sans bruit

Ces filles disposent de mes seins
Et je dispose des leurs
Nos foufounes sont en libre-service
Vingt-quatre heures sur vingt-quatre
Et l’on se sait plus ce qui est à soi
Et ce qui est à l’autre
Ce qui est à cette mer majestueuse
Grande et bleue qui 
Tranquillement nous berce comme une mère

mardi 5 juillet 2016

Le tic-tac d'une pendule

 Dimanche dernier, j’ai emmené Marianne dans une maison à vendre dont j’avais préalablement dérobé la clé à l’agence. C’est une belle maison de la fin du dix-neuvième siècle, richement meublée, garnie d’objets anciens et précieux, mais assez austère. Avant de nous y rendre, durant le petit-déjeuner, j’avais prévenu Marianne qu’elle y passerait la journée seule, attachée nue sur une table. Un peu surprise, ma chérie m’a quand même dit: d’accord. Je lui ai demandé de rester nue, d’enfiler seulement des bas et un porte-jarretelles noirs, et de se couvrir seulement de son manteau pour la route. Nous partons tout de suite, lui ai-je dit. Et, de mon côté, je m’habillai de la même façon. 

 La route effectuée, je garai ma voiture devant la maison. C’est une maison implantée au milieu d’un grand jardin tout entouré de grilles. J’ai ouvert la lourde grille et, au bout d’une allée de gravier d’une dizaine de mètres, nous avons gravi un large perron cérémonieux, franchi la porte d’entrée, et, directement, sommes allées dans le salon. Là, sans même lui proposer une visite de la maison, j’ai demandé à Marianne de retirer son manteau et de s’allonger sur une petite table en acajou aux quatre pieds tournés, recouverte d’un beau cuir rouge, sur lequel j’ai tout de suite disposé une grosse couverture repliée pour améliorer le confort de ma belle. Marianne, sans discuter ni dire un mot, s’y est installée, se prêtant tout à fait à son rôle de soumise. J’ai attaché ses poignets et ses chevilles aux quatre pieds de la table, et quand cela fut accompli, je lui ai dit que j’allais la laisser dans cette maison jusqu’à minuit. Elle ne put s’empêcher de me dire: oh, mon dieu, Ophélie! Mais elle n’ajouta rien. En guise d’au revoir, j’embrassai ses lèvres, et comme elle y mettait ardemment sa langue, je ne pus m’empêcher d’en faire autant, de malaxer ses seins et d’exciter son clitoris avec mes doigts. Consciente que la journée, dans la solitude de cette grande et triste maison bourgeoise allait être éprouvante pour elle, je voulus la gratifier, alors je penchai ma poitrine sur son beau visage et lui donnai l’un après l’autre mes seins à téter, ce qu’elle fit avec une incroyable voracité. Quand je me retirai, elle s’inquiéta soudain et me demanda si quelqu’un pouvait venir. Je lui dis que je n’en avais pas la moindre idée et qu’elle le verrait bien. Là dessus, je m’en allai, l’abandonnant lâchement à sa terreur. Je l’entendis me dire encore: j’ai peur, Ophélie, j’ai peur. A ce moment-là, je revins sur mes pas et, pour réponse, introduisis doucement, mais profondément un godemichet dans sa chatte, en même temps que je pris conscience d’un tic-tac infernal. Je ne l’avais pas encore remarqué, mais il émanait d’une pendule qui se trouvait sur une cheminée de marbre blanc, entre deux énormes chandeliers de bronze. Revenant vers ma chérie, je l’encourageai. Je lui dis: sois forte. J’hésitai à lui mettre un bâillon-boule, estimant que cela ne serait pas nécessaire, qu’elle serait sage et ne crierait pas.

 Dans la voiture, j’eus le cœur gros, une larme coula sur ma joue, très consciente que j’infligeais à mon amour une terrible punition, d’autant que j’en avais pris seule l’initiative, ce qui n’était pas mon habitude. Rose était absente, elle avait découché et dormi chez Agathe, sa skippeuse de Douarnenez. 

 Je suis revenue à cinq reprises, retrouvant à chaque fois Marianne dans la position où je l’avais laissée, le godemichet toujours bien en place. La pendule m’accueillait de son tic-tac douloureux, et à chaque fois, je demandais à ma chérie comment elle allait. Elle me répondait, avec un sourire à fendre le cœur, que ça pouvait aller. A plusieurs reprises, elle m’a demandé d’aller aux toilettes, et je l’ai détachée. Elle en a profité pour se détendre un peu, marcher, puis je la rattachais. Je lui demandais si elle avait vu quelqu’un, elle me répondait toujours en secouant négativement sa tête. Mais elle me disait qu’à chacune de mes venues, elle était terriblement inquiète, ne sachant qui entrait dans la maison, ce qui la terrorisait.  A chaque venue, je laissais mon manteau à l’entrée du salon, et me retrouvais nue à ses côtés, simplement vêtue de mes escarpins, de mon porte-jarretelles et de mes bas noirs, prête à opérer comme une salope, à profiter de sa vulnérabilité qui m’excitait beaucoup. Une fois rattachée, je m’activais et ne perdais pas mon temps, je m’occupais d’elle, la caressais, la malaxais, lui donnais mes seins à sucer, suçais les siens, léchais son clitoris, lui donnait le mien, tout cela sur le mode de l’éternel retour. Mais je variais aussi les plaisirs, lui donnais de temps à autre du martinet, pas trop fort pour ne pas la marquer, prenais son vagin avec un gode-ceinture, faisais vibrer son clitoris avec un wand, fixais sur sa bouche un gode-bouche sur lequel je me pénétrais, lui mettais des pompes à tétons, aussi des pinces à tétons avec vibreurs, l’embrassais partout sur le corps, sur la bouche, mélangeant longuement nos langues et maintes fois murmurais à son oreille que je l’aimais comme une folle… Et pendant ce temps, elle restait stoïque, subissait, ne rétorquait rien, prenait si j’ose dire son mal en patience, mais aussi certainement son pied, car elle jouissait souvent très fort, haletait quand cela la prenait, et j’avais l’impression que les murs du salon tournaient et que j’étais complètement ivre ou folle.

 La dernière fois, quand je revins, à minuit, elle se trouvait dans la plus complète obscurité, cernée par le tic-tac horrible de la pendule qui me sembla battre plus vite et de manière saccadée, et aussi plus métalliquement. Je retirai mon manteau et ne la détachai pas immédiatement, voulant profiter du noir pour la pénétrer une dernière fois, mais cette fois avec Union, un godemichet sans harnais qui la fit jouir intensément, et moi aussi, car j’avais placé dans son bulbe le petit vibrateur adéquat. Puis, je retirai Union et vins m’installer sur le gode-bouche que j’avais laissé sur elle intentionnellement depuis ma dernière visite, et la chevauchai comme une sorcière endiablée, m’agrippant à ses seins. J’eus un second orgasme, et demeurai inanimée sur elle pendant de longues minutes. Quand je revins à moi, je lui redis que je l’aimais, qu’elle était toute ma vie, qu’elle me rendait heureuse, qu’il fallait qu’elle me pardonne. Je remis de la lumière, la détachai aussitôt, et cherchai immédiatement son regard. Il était tendre, pétillant, elle ne m’en voulait pas du tout. Elle me dit, étirant ses bras et ses jambes, que la journée avait été dure, mais bonne, exceptionnelle, hors du commun, qu’elle avait eu beaucoup peur, mais aussi qu’elle avait beaucoup joui. C’était un ensemble hétéroclite, merveilleux, indescriptible, féérique, un cadeau fantastique. Merci, merci me dit-elle. En souriant, je lui tendis son manteau qu’elle enfila sans le refermer, et elle me remercia encore d’un baiser sur la joue, avec une expression gaie et ravie qu’elle arborait seulement dans les grandes occasions. Bras dessus bras dessous, nous sortîmes de la maison et entrâmes dans les bruits du soir, marchâmes sur le trottoir bien éclairé par de grands lampadaires, moi tenant au bout d’un bras le sac d’accessoires si utile à notre plaisir et à notre folie. Arrivées à la voiture, je déposai le sac dans le coffre, puis nous nous retournâmes vers la maison. Elle me fait peur, me dit-elle, on dirait une maison hantée, une espèce de grosse louve griffue, je ne sais pas, ou peut-être une maison où il s’est passé un crime… Elle est belle, pourtant, cette maison, mais partons, Ophélie, elle me fait trop peur! Je l’embrassai, empoignant facilement ses seins qui n’étaient, tout comme les miens, en rien dissimulés par son manteau, tandis qu’au loin, la silhouette ténébreuse d’un homme marchant lentement venait vers nous.

samedi 2 juillet 2016

Les jolies femmes

Les jolies femmes sont narcissiques
Ainsi nous devons accepter de nous regarder dans tout ce qui a un reflet
Miroirs 
Cascades pourpres
Points cardinaux
Vitrines de magasin
Cailloux sur la route
Sourcils des femmes
Portières de voiture
Foule qui va qui vient sur le boulevard Haussmann
Etc.