Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

vendredi 25 septembre 2015

Dans l'espace s'est arrêtée

Qui est donc cette jolie créature au soutien-gorge noir
A la petite rose
Angoisse
Angoisse
J’ai envie de pleurer
Ce n’est pas possible d’être séparées quand on s’aime.
Besoin d’amour
De preuves de cet amour
Mais aussi de liberté
D’aventures
De surprises et de grand large


mercredi 16 septembre 2015

Dimanche

Aujourd’hui c’est dimanche et nous allons jouer ensemble
Après être allées dans le grenier
Nous irons dans notre chambre
Où nous nous dévêtirons
Et sur le lit 
Sur le dos je m’allongerai
J’écarterai mes cuisses 
Hisserai mes genoux
Te regarderai m’enfiler quelques godes généreux
Des jaunes des bleus 
Aussi des rouges voluptueux
Et des roses somptueux peut-être vénéneux
Car toi seule devra agir
Je te regarderai
Immobile
Mes petons en l’air
Suspendus par mes genoux que je tiendrai avec mes mains
Et je vous observerai Madame la très studieuse
Patiente et sulfureuse
Pulpeuse idéale et sidérale
Expérimentant méthodiquement les effets mélodieux de chacun
Car vous les introduirez tous un par un
Ces mendiants
Sans jamais vous lasser
Parce qu’avec chacun vous recommencerez l’histoire à zéro
Dans le sans fond du terreau
A la fin peut-être
Tu en mettras plusieurs dans le même trou
Et admirative je sourirai de ta ténacité
Moi non plus je ne me lasserai pas
Patiemment j’attendrai la venue de tes tétons 
Quand l’un après l’autre
Comme deux cochons
Tu les feras fouiller  
Mon petit boudoir
Dans le but d’en exciter le durillon
J’attendrai aussi que tu viennes enfourner d’un coup sur mon côté
Mon sein gauche dans ta bouche véloce obstinée et ventouse
Mon sein-poule prise dans la gueule du renard
Tandis que tu feras entrer insidieusement le trait d’union
Sur lequel 
A l’heure du thé et des petits Lu
Plus tard
Tu viendras t’empaler
Pour réaliser
Le plus parfait agencement de nos deux corps alignés

jeudi 10 septembre 2015

Quatre petits baisers

Quelle est la date exacte de cette ondulation
Qui se pavane en tenue d’amour
A l’heure de la diversification des fuseaux lunaires
Quand le hasard se fait femme
Et que le flot des corps ne s’épuise jamais

(Par un fleuve emportée…)

jeudi 3 septembre 2015

Ce long mois d'août

 Ce long mois d’août, passé sans ordinateur, est passé comme une flèche. D’abord je suis allée à Paris pour garder ma petite Kali, car ma fille Karine faisait un voyage professionnel aux Etats-Unis. C’est toujours un vrai plaisir que de passer des journées avec cette petite, toujours de bonne humeur, toujours dynamique, pleine de curiosité pour tout.  Je ne me suis vraiment pas ennuyée avec ce bout de chou qui veut devenir une jolie dame "comme Maman et Mamie Lili". Je précise que j’étais sans Marianne, laquelle a passé tout son mois d’août avec ses deux enfants en Corse. Vers le 15, enfin, j’ai retrouvé Rose et Agathe qui m’ont proposé une croisière au large des côtes bretonnes. J’ai dit OK, et j’ai retrouvé ma Rose et sa copine skippeuse, à Brest. Avec elles, sur le bateau, il y avait aussi une autre donzelle, une certaine Leylou, âgée d’une vingtaine d’années. Une fille superbe. J’ai donc fait de la marine à voile, entre filles (sans vapeur), et, pendant toute une journée, nous avons même escorté L’Hermione qui faisait route vers Bordeaux. C’était un spectacle vraiment merveilleux que de voir évoluer cette jolie goélette!

 A la radio, hélas, j’ai appris la destruction du temple de Bêl à Palmyre, par Daesh, et cela m’a beaucoup affectée. C’est un acte infâme contre la beauté du monde, aussi odieux que celui d’assassiner et torturer son vieux conservateur, aussi affreux que d’égorger une femme jeune et belle comme Leylou (même une moche et vieille serait d’ailleurs tout aussi odieux!)

 En ce début de septembre, je me sens toute chose. Je ne sais pas comment l’expliquer. Je n’ai rien écrit durant ce mois d’août. J’ai voulu vivre sans me poser de questions, sans écrire, sans toucher à mon blog. En revanche, je me suis beaucoup touchée et j’ai touché Rose, Agathe et Leylou. Je suis bien contente de retrouver Marianne qui m’est revenue hier, plus amoureuse et plus belle que jamais.