Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

jeudi 11 septembre 2014

Ce soir encore

                                         à Marianne,

Ce soir encore
Débute 
Une belle nuit d’été
Une nuit chaude aux rivages orangés
Qui déjà au-dessus de notre nid étale sa dentelle
A peine ce vent 
Très doux 
Qui culbute mon cœur embrasé
Bientôt les gelées du soir 
Bientôt les givres mortels de l’aurore
Mais voici qu'encore débute une nuit chaude en jolie robe de pute

Et tu es là 
Ma mie
Ma puce
Solidement attachée
Par chevilles et poignets
Devant le tronc de notre vieux mirabellier

Et je viens te faire un doux baiser
Comme tu les aimes
Car je t’aime
Tandis que résonne au loin la cloche de l’église
Et que l’obscurité qui tombe ébouriffe notre beau jardin
Presque éclairé par la pâle rondelle de la lune
C’est un signe de beauté je crois
De force et de vitalité
Alors je chausse un de mes godes de sept pieux
Et
Sorcellerie lunaire 
Sur tes hanches et tes fesses 
Mes caresses d’ogresse
Cinglent définitivement tes incertitudes
Ainsi que  tes turpitudes
Et créent une vraie tragédie
Au-delà des limites de ta peau

Sous les branches pendent des centaines de fruits mûrs
Pareils à tes seins que j’écrase
Ils disent un goût de choses juteuses et explosives
Qui se fond en jouissance dans ma bouche
C’est pourquoi je les tète
Splendeur du jour gardée
N’eussent été leur chair exquise et leur couleur égarée
Sein dardé
Tété en été
Procure la seinteté j’en suis sûre
Du moins on le dit

Quand je serai morte
Ma belle
Comme Isabelle la Très Catholique
Je ne saurai plus rien des choses de ce monde
A ma passion
L’enfance aura sans doute été un prétexte stoïque
Un mur d’excentricités que ma tête blonde inonde
Mais personne à la ronde
Dans les autres tombes 
N’aura compris

Pas même les yeux
Les dents

Et les paupières rouillées

12 commentaires:

  1. Réponses
    1. Oui, mais: "Sans imagination, l'amour n'a aucune chance." a dit Romain Gary.
      Bises,
      Ophélie

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  2. C'est un très beau texte. Je l'ai lu et relu.
    Je t'embrasse jolie miss. Je pense souvent à toi, à tes muses.
    Olivier

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  3. Tété en été : vous vous moquez bien de la rentrée à ce que je vois !

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  4. Profiter de cette jouissance
    que nous offre la vie.

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    1. Joli décor estival,
      pour "croquer" sa belle.
      Moi, je viens de boire, à nouveau,
      tes mots.

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    2. Une addiction comme une autre. Je t'en remercie!

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    3. Cette addiction ne me dérange pas.
      Bien au contraire.

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