Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

vendredi 27 juin 2014

A la godille

Je vais à la godille
Au rythme des marées
Je zigzague de rive en rêve
Je vibre comme un reflet vert 
Que je contemple

Parmi les branches

mercredi 25 juin 2014

Leçon de scepticisme par Montaigne


"Le monde n’est qu’une branloire pérenne" 
(Montaigne)


 Branloire, Montaigne voulait dire balançoire, balançoire à tout jamais. Autrement dit: notre raison est faible et ne nous permettra jamais d’atteindre totalement la vérité, car le monde change constamment et nous avec. Il est donc difficile de le connaître vraiment. Nous nous croyons civilisés, mais nous ne sommes pas meilleurs que ceux que nous appelons sauvages ou barbares. Nous sommes issus de la même nature, et nous devrions humblement suivre celle-ci, mais notre raison, notre narcissisme exacerbé et notre culture nous font perdre notre bon sens naturel. Le bon sens est, effectivement, la chose du monde la mieux partagée, mais nous l'abandonnons sans cesse dans le margouillis de la mollesse intellectuelle et des fanatismes en tous genres. En conséquence, notre jugement doit être sans arrêt mis à l’épreuve de la réalité. Il faut se méfier de l’accumulation de connaissances, se montrer humble, et voir le juste milieu en toute chose. Il faut accepter nos faiblesses et notre ignorance, sans pour autant se mépriser et mépriser les autres qui n’en savent pas plus que nous. Il faut essayer de mieux se connaître en se disant que, de toute manière, cet objectif ne pourra jamais être atteint, car nous sommes perpétuellement changeants. Il faut essayer de vivre notre vie le mieux possible, nous n'en avons qu'une, en ne rejetant surtout jamais le plaisir, car il est le seul but que nous pouvons vraiment atteindre.

(Par un fleuve emportée...)

lundi 23 juin 2014

La fenêtre


La fenêtre est une coupure dans l’espace, un lieu étrangement hétérogène qui conjugue des opposés, l’intérieur et l’extérieur, le privé et le public. Quand une femme se trouve à l’intérieur et regarde par une fenêtre, elle est encore plus belle, belle de son désir d’évasion, de son espoir, du temps immobile qui palpite en elle, et provient de l’espace clos et souvent obscur où elle se trouve à ce moment-là, qui s’oppose à celui, vibrant, de la vie qui poursuit son cours au delà, dans l’espace ouvert et lumineux. La fenêtre est un lieu où se confrontent sans doute la vie et la mort, d’où sa force dramatique. Elle n'est pas étrangère au désir de la transgression.

(Par un fleuve emportée...)

dimanche 22 juin 2014

L'univers cyprin


Hier soir quand nous sommes parties, le ciel était cyprin, la route était cyprine, les yeux bridés des Bigoudènes que nous avons croisées dans un bar à Pont-L’Abbé étaient cyprins, la chapelle Notre-Dame de Tréminou était toute cyprine et, plus tard, celle de Tronoën aussi, et mes seins et ceux de Marianne étaient encore plus cyprins que tout le reste. Tout, vraiment tout, était cyprin, mes yeux, ses yeux, la vie était foluptueusement cyprine. Même les cyprès, dans les cimetières, étaient cyprins. Quand nous sommes allées nous promener sur une plage, le sable, les galets étaient cyprins, la mer était cyprine ainsi que la nuit. Quand nous sommes revenues chez nous, les étoiles dans le ciel brillaient d’un éclat étrangement cyprin. Et le volant de l’auto était cyprin. 

Ce soir, quand nous repartirons, car nous repartirons, tout sera encore cyprin, car nous sommes passionnément cyprines.  

(Par un fleuve emportée)

samedi 21 juin 2014

En garouage

Ce soir, Marianne et moi nous irons sûrement en garouage, on dit encore courir le garou (j'aime bien ces vieilles et délicieuses expressions françaises pour désigner ce que, plus récemment et plus philosophiquement, les situationnistes ont appelé la dérive). Nous ne savons pas encore où nous irons (mais c'est normal, c'est le propre du jeu), nous verrons bien. 

Nous partirons avant la nuit. Evidemment, il va de soi, nous nous sucredorgerons à gogo. J'ai hâte de nous tripoter et de nous voir girouetter en quelque recoin d'un enclos paroissial (ces lieux de grande dévotion chrétienne où s'esbaudissent toutes sortes de korrigans et de farfadets m'excitent), et aussi de nous entendre bulbuler dans le silence vespéral, entre nos mots d'amour et notre infini jouissement. J'ai aussi envie de la fesser, parce qu'elle est trop belle, et je n'y manquerai pas, je vous jure. Nous n'irons pas à la fête de la musique, ce sera notre façon à nous de fêter la Saint-Jean.



Un monde attendu



Je pense que la défense des femmes passe par la dénonciation des abus et ignominies qu’on leur inflige de par le monde entier, mais aussi et surtout par l’érotisme. Mais l’érotisme n’est possible qu’entre gens civilisés, acceptant des relations ludiques consenties et non imposées. Elle suppose un homme nouveau, sans doute à venir, capable de contrôler sa queue devant la beauté et le mystère des femmes. "La grandeur et le développement d’une nation peuvent se mesurer à la manière dont elle traite ses animaux." (Gandhi)

(Par un fleuve emportée)

jeudi 19 juin 2014

Orgie de femmes

Cuisses ouvertes et langues expertes 
Fesses tendues 
Diaboliques en de si nombreuses mains 
Ô fentines ingénues
Que d'enfilades imprévues et mutines
Quel festin
Quelle fête ce matin

Inextricable tricot de seins et de ventres forains
Inexprimable tripot
On se tripote à quatre inlassablement
On se tartine
On se casserole
On danse sur la table de la cuisine
On roule sur le carrelage
On s'étale on fait étalage d’aréoles
A défaut de faire le ménage
L'amour coule à flots
On coule dans l'amour
L'amour nous coule
On s'écoule
On roucoule

Nous sommes de divines catins
Des Ménades
Pieds nus dans la salade
Hurlant comme des bêtes sauvages
Noyées dans le fleuve noir du plaisir

Mais rayonnant rien moins que de purs saphirs

mardi 17 juin 2014

La lecture


 Quelques-unes de mes lectrices m’écrivent pour me demander de les guider dans le choix de leurs lectures. La besogne est difficile. En tout cas, il m'est impossible de l’accomplir en quelques lignes. Tout en disant qu’elles ont le goût de la lecture, ce dont je les félicite, elles m’indiquent les livres qu’elles ont lu, qu’elles lisent, et ces livres sont tous des romans, ce dont je ne les félicite pas. Non que j’exclue et condamne tous les romans, mais parce que le goût de la lecture et le goût des romans sont deux choses fort distinctes l’une de l’autre.

 Je sais qu’il y a des romans honnêtes, même dans la littérature moderne, mais dût-on ne lire que les plus irréprochables de ces romans, l’intelligence ne tarde pas à s’appauvrir, puis à devenir anémique. Le jugement, mis au régime des fictions, même honnêtes s’ankylose, s’il ne dévie pas de la ligne droite. Le goût s’abaisse, ne se plaît plus qu’à cette distraction facile et perd la faculté de discerner le beau.

 La lecture des romans devrait être dosée, suivant les âges. De la fiction, un peu de fiction est nécessaire à tout âge quand on ne veut pas être enlisé dans les marécages de la médiocrité. Mais si les jeunes esprits sont nourris exclusivement de fictions, ils se détourneront de la réalité, qui est moins séduisante, et, accoutumés à trouver dans la lecture une distraction prise sans effort, ils se refuseront à y chercher l’instruction, des notions justes, l’habitude de la réflexion, tous résultats qui ne s’obtiennent pas sans application.

 Je crois donc que, durant la jeunesse, peut-être, suivant les caractères, jusqu’à trente ans, la lecture des romans doit être un accessoire dans l’habitude de la lecture. Quand celle-ci est prise, de telle sorte que l’on éprouve un égal plaisir à lire des livres d’histoire, de voyages, des articles de critique littéraire, même de sciences, dans la mesure où l’on peut y prendre intérêt, il n’y a plus de danger: on ne s’adonnera plus uniquement à la lecture des romans. On a d’ailleurs meublé son intelligence, formé son goût, affermi son jugement, et si les romans offrent encore beaucoup d’intérêt, ils n’offrent plus guère de périls.

(Lire)


dimanche 15 juin 2014

La mouette errante

Sissi

 Elisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach, née le 24 décembre 1837, plus connue sous le nom de Sissi, reste pour moi une figure féminine emblématique. Bien sûr, comme toutes les petites filles, j’étais sous le charme de "Sissi Impératrice", interprétée par Romy Schneider, mais plus tard, quand je me suis intéressée à la vraie Sissi, j’ai compris que cette Impératrice d’Autriche et Reine de Hongrie, sous ses airs de jolie petite dinde un peu mièvre était une véritable féministe comme on n’en fait plus. 

 C’est à 17 ans, en 1854, suite à un mariage arrangé, qu’elle épouse son cousin François-Joseph Ier, Empereur d’Autriche et Roi de Hongrie. Elle lui donne quatre enfants. Frappée par la tuberculose à l'âge de 22 ans, elle aura le malheur de voir mourir ses enfants. Elle se désintéressera alors de sa vie d’épouse et de son métier de monarque, s’adonnant surtout au sport et à l’entretien de sa beauté. En femme soumise, courtoise et aimable, elle aurait pu passer son temps à faire de la broderie et à éduquer ses enfants, mais au lieu de cela, sous l'œil d’un mari veule et autoritaire, elle se passionne, tout comme moi, pour les belles femmes qu’elle collectionne et admire en photos, et devient lesbienne. A l’instar de la Reine de Roumanie, Carmen Sylva, intellectuelle qu’elle fréquenta, Sissi admirait la poétesse Sappho, et tout naturellement, elle s’éprit secrètement, entre autres, de la cavalière Elisa Petzod, dite Elisa Renz. Très tôt elle comprit que, pour exercer du pouvoir sur les hommes, une femme doit être belle et se détourner d’eux pour mieux leur faire ravaler leurs prétentions de mâles dominants. 

 En plus, Sissi déteste l’Autriche et son aristocratie, et son peuple ne l’apprécie guère. Sissi est passionnée d’équitation, de poésie, de promenades en forêt. Fougueuse et aventurière, elle ne supporte pas les barreaux dorés de son palais, elle se dispute beaucoup avec sa belle-mère, l’archiduchesse, et son mari autoritaire et peu romantique ne parviendra jamais à la maîtriser. Elle voyage, notamment en Hongrie, en Grèce, en Irlande, elle fuit de son mieux Vienne qu’elle déteste, abandonnant les devoirs de sa charge, ses enfants et son époux. De nombreuses femmes voient en elle une icône de la liberté et se mettent à l’imiter, car déjà elle incarne le combat contre le pouvoir des hommes.

 Enfant, elle était déjà douce, pleine de joie de vivre, et terriblement romantique, mais déjà intrépide et révoltée. Adolescente, elle devient très belle, grande, mince et solitaire, totalement éprise de beauté, notamment de la sienne et de celle des femmes. Son culte de la beauté se portait principalement sur la chevelure. La sienne pesait plus de cinq kilos et lui tombait aux chevilles. D’elle émanait une détermination incroyable, peu commune. Elle adorait se promener en forêt avec ses chiens, monter à cheval, errer pendant des heures en rêvant, elle aimait lire et écrire de la poésie, organiser des fêtes nocturnes et fumer. Dès qu’elle devient Impératrice, elle se fait immédiatement installer une salle de sport et une salle de bain. Mais sa vie, hélas, fut jalonnée de malheurs. Elle perd sa première fille âgée de 2 ans, ce qui la plonge dans la culpabilité. Sa quête de beauté, son souci de minceur est obsessionnelle, elle devient anorexique. L’empereur ne reconnaît plus sa femme et la surnomme la mouette errante. Puis, son cousin Louis II de Bavière, est retrouvé mystérieusement noyé, et son fils Rodolphe se suicide, et ses deux sœurs sont brûlées vives dans un incendie. 

 En 1898, âgée de 61 ans, Babeth de Wittelsbach est poignardée à Genève où elle effectue une énième cure. Son assassin est un Italien, Luigi Luccheni. Par cet acte, il voulait se rendre célèbre.

 Sissi avait écrit: "Je chemine solitaire sur cette terre depuis longtemps, détachée du plaisir de la vie, et nul compagnon ne partage le secret de mon cœur. Jamais aucune âme n’a su me comprendre, je fuis le monde et toutes ses joies, je suis bien loin aujourd’hui des humains… Leurs bonheurs et leurs peines me restent étrangers! Je chemine solitaire comme sur une autre planète: Oh vous chères âmes de ces temps lointains auxquels s’adresse aujourd’hui mon âme, bien souvent elle vous accompagnera, vous la ferez vivre grâce à mes poèmes."


vendredi 13 juin 2014

La dérive

 Depuis peu, je prends conscience que mes escapades nocturnes que je faisais seule, et plus récemment avec Marianne, toujours à poil sous un manteau ou une cape, peuvent s’apparenter à ce que les situationnistes appellent "dérive". Je pratique ce sport, rituellement, toujours naïvement, sans doute parce que j’y ai été initiée par mon amant Antoine, mais surtout parce que j’y ai toujours pris beaucoup de plaisir. Je n’ose tenter moi-même une définition de la dérive, mais j’ai trouvé celle-ci dans mes recherches: "La dérive est une manière d’errer dans une ville pour sa découverte en tant que réseau narratif, d’expérience et de vécu. C’est une démarche qui consiste à se déplacer à travers différentes ambiances d’un espace (une ville, un quartier) en se laissant guider par les effets de celles-ci." Autrement dit, c’est une technique de déplacement sans but qui se fonde sur l’influence du décor. La dérive est donc différente de la promenade ou du voyage qui sont orientés généralement vers un but. Guy Debord écrit à ce sujet: "Les difficultés de la dérive sont celles de la liberté." En effet, tout concourt à diriger nos pas dans la ville. Pour les situationnistes, il ne s’agit pas de marcher au hasard comme le préconisaient les Surréalistes, mais de suivre "le relief psychogéographique", d’explorer les "unités d’ambiances" et d’en rendre compte en élaborant les fameuses cartes psychogéographiques.

 Par mes déambulations souvent nocturnes, je ne suis pas sûre de traduire l’idéal situationniste et d’ailleurs, je m’en fous. J’essaie de faire ce que je ressens, ce qui est beaucoup mieux. Finalement, je me sens assez proche de la dérive dadaïste, caractérisée par le jeu (pour moi érotique), mais également surréaliste, laquelle viserait, au travers d’une errance, une exploration de l’Inconscient. Dans ces deux cas, déambuler dans la ville (mais aussi dans la campagne) ne se limite pas à observer et à rendre compte, mais à transformer ma vie quotidienne sur la base du hasard, de la coïncidence, de l’inconscient et du désir. Et contrairement à ces grands précurseurs, je n’imagine pas qu’il faut limiter la dérive au seul domaine de la ville, car j’aime aussi dériver dans des banlieues, des villages, des forêts, des champs.

 Ainsi, j’aime bien cette définition de Ralph Rumney ("Les ultimes dérives d’un auto-stoppeur"): "La dérive est une traversée du désert par des sentiers non découverts. Parce que tu vois, moi la chose que je dénonce en France, c’est le jacobinisme. On nous impose où il faut aller, par où il faut marcher. Et la dérive, c’est le contraire. On découvre des parcours inapparents dans les villes, dans les cités, dans les rues et, curieusement, les dériveurs se rencontrent sans se connaître."

 Dériver, n’est pas suivre le sens de la flèche. Et quand Debord dit que la dérive doit s’effectuer en ville, parce que c’est le lieu de la modernité, je n’ai pas très envie de le suivre. Il y a tant de lieux merveilleux dans la nature, de jour comme de nuit!

 Ce qui me semble marquer la dérive, c’est quand on oublie le temps, quand le cœur palpite à tout va, lorsque on ressent un formidable chamboulement, un formidable dérèglement des sens, selon l’expression de Rimbaud. Alors, je me sens libre, je marche en allant là où mes sens, mon inconscient, mon corps me disent d’aller. Je n’ai aucune contrainte de temps, je n’ai de rendez-vous avec personne, je ne vais voir personne, je ne sais pas ce que je cherche, mais je finis par le découvrir. Je m’enfonce dans la ville, sur les routes, dans les sentiers de la campagne, je ne sais où je vais, mais j’y vais. Je m’imprègne des ambiances, des odeurs, des bruits, des moiteurs, des matités, des lumières. J’écoute la musique des lieux. Ce sont ces choses qui guident mes pas et parfois m’entraînent dans des terrains vagues, des cimetières, des bâtisses désaffectées, ou qui m’arrêtent pour me donner le temps de me procurer du plaisir en glissant mes doigts dans ma fente, toujours là, toujours présente et toujours accessible sous le textile qui m’enveloppe, toujours prêt à être écarté.

 Quelles sensations! Etre nue et marcher sous une pluie incessante qui éclabousse les pavés luisants. Suivre cet homme dont la démarche pesante me montre qu’il ne se doute de rien. Sonorité différente et très étrange de cette rue. Une auto se gare, fait un créneau, je m’arrête, je la regarde. Une roue s’immobilise dans le caniveau. Une femme pressée me double en faisant claquer ses talons-aiguilles sur les pavés du trottoir. Je ralentis, je lève mes yeux sur les façades des immeubles haussmaniens, je regarde le ciel. Je ne sais plus où je me trouve, je suis bien, je me sens libre. Le chemin est boueux. Une feuille tombe, une feuille de chêne, puis d’autres, je ne suis plus en ville, je marche dans l’espace halluciné d'une campagne. Je me pique à un rosier. Mon sang coule. Une auto me double. je m’arrête sur un talus, suce mon doigt. Il fait plein soleil. Je me caresse. Marianne est là qui fait comme moi. Nous nous caressons. Je ressens ma solitude. Je suis de nouveau en ville, devant une vitrine, peut-être à Paris, non loin de l’Opéra. Magasin de chaussures pour femmes. Alignements de stilettos. Non, il s’agit d’Istanbul. Plutôt Venise. J’ai perdu la notion du temps, j’ai perdu mes repères. Je rencontre des gens. Mon manteau est grand ouvert, je le quitte, je le jette derrière moi, il s’envole, je croise des gens qui marchent tête baissée. Il fait du vent. Mon sexe est libre. Personne ne fait attention à moi, personne ne fait attention à personne. Les gens se croisent. Je suis nue, je vis une nouvelle vie, j’erre dans Londres et me sens vraiment exister. Je m’assieds sur un banc, je regarde la Tamise. Je m’allonge sur une tombe, cuisses écartées, c’est un petit cimetière du pays bigouden, je ne sais lequel. Je me plais dans cette pose sur le froid granit. La ville, le chant des oiseaux, la profondeur des racines sous la terre, le calvaire près de la chapelle, l’océan qui fouette, l’écume, le vent sur mes lèvres, je ressens mon existence à travers l’existence du monde et de ses vibrations.

(Par un fleuve emportée...)

mercredi 11 juin 2014

Je compte jusqu'à 100


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100!
Où êtes-vous les filles?

lundi 9 juin 2014

Un petit mousse

Je connais un petit mousse 
Dont la peau est douce
Et le cœur tendre comme une mousse
Il vit sans capitaine
Mais avec moi Lili
Et une étrange jardinière
Dans une sorte de bateau-maison
Qui ne connaît pas les saisons

Sur ses deux enfants
Qui sont loin
En douce le petit mousse veille 
Et quand la nuit
Je le rencontre
Sous la mystérieuse lune rousse
Il ne me défend pas
De mettre ma main partout  
Sur sa peau douce

Sous son bel habit de mousse
Un grand sweater 
Blanc zébré bleu
Le petit mousse est tout nu
Et ne voit aucun inconvénient
A ce que je cueille
A toute heure ses jolis seins
Et caresse sa jolie mousse
Qui rêve de bonheurs langoureux

Le petit mousse ne semble pas malheureux
Il ne navigue 
Jamais sur la mer bleue
Sur un vrai navire 
Qui fait des secousses
Et moi 
Qui ne suis qu'à moitié son capitaine
Quand je vois
Sa jolie frimousse
Mon cœur chavire comme un navire

Une nuit sur trois
Sur son lit de mousse
Je rejoins le petit mousse
Mais la nuit parfois
L'étrange jardinière
Attache tout nus
Au tronc rugueux d'un vieux prunier
Mousse et capitaine

Sous la mystérieuse lune rousse.

Délicieuses femmes

Gullivera (1996) - Milo Manara (né en 1945)



Samedi 10 avril 2010
Nu au miroir

Lundi 19 avril 2010
Le billard

Dimanche 25 avril 2010
Allez les filles!

Vendredi 7 mai 2010
L'émancipation de Vénus

Mercredi 12 mai 2010
Le petit chaperon rouge

Vendredi 14 mai 2010
Une idylle

Vendredi 28 mai 2010
Une jeune femme très pointue

Vendredi 4 juin 2010
La dame en noir

Dimanche 13 juin 2010
Elle court

Samedi 24 juillet 2010
Crachat du diable

Mercredi 15 septembre 2010
Aux armes citoyennes!

Jeudi 23 septembre 2010
C'est l'automne

Mardi 5 octobre 2010
La lectrice attentive

Vendredi 15 octobre 2010
Lire sous un arbre

Vendredi 22 octobre 2010
La lectrice enchantée

Mardi 16 novembre 2010
Ce n'est pas interdit

Samedi 4 décembre 2010
La lectrice voluptueuse

Samedi 5 février 2011
Lesbiennes sexy

Jeudi 17 février 2011
Transparences

Mercredi 16 mars 2011
Faire un tour

Vendredi 18 mars 2011
Femme lisant

Samedi 28 mai 2011
"Jouir et faire jouir...

Mercredi 3 août 2011
Si nous n'aimez ni la chute d'eau ni le gaz d'éclairage

Jeudi 10 novembre 2011
Ces cimes...

Jeudi 15 décembre 2011
Le seul vrai langage

Vendredi 30 décembre 2011
Regards

Samedi 31 décembre 2011
Bonne et heureuse!

Samedi 14 janvier 2012
Une drôle d'idée

Lundi 16 janvier 2012
Lesbiennes sexy

Dimanche 22 janvier 2012
La lutte

Jeudi 2 février 2012
Parler de soi

Samedi 4 février 2012
Les seins selon Ramon Gomez de la Serna

Mardi 21 février 2012
Tâtées

Samedi 25 février 2012
Lire dans le métro

Jeudi 8 mars 2012
8 mars: Journée internationale des droits des femmes

Dimanche 11 mars 2012
Coups de soleil

Mardi 20 mars 2012
Avec des roses

Jeudi 22 mars 2012
Proverbe brésilien

Vendredi 30 mars 2012
Les bienfaits de la bicyclette

Dimanche 1er avril 2012
Avril

Jeudi 5 avril 2012
Lire à deux

Vendredi 6 avril 2012
Adage

Lundi 9 avril 2012
Avant Eve

Samedi 21 avril 2012
Considération

Vendredi 27 avril 2012
Sagesse

Samedi 28 avril 2012
O

Jeudi 10 mai 2012
Détermination

Vendredi 11 mai 2012
On sonne

Jeudi 17 mai 2012
Elle écrit avec sa plume

Mercredi 23 mai 2012
Recommandation
Dimanche 27 mai 2012
Reflets

Samedi 2 juin 2012
Souvenirs

Vendredi 8 juin 2012
Pause
Mercredi 13 juin 2012
Résultat de l'art?

Mardi 19 juin 2012
La femme trouvera de l'inconnu

Lundi 25 juin 2012
Un homme prévenant

Mardi 26 juin 2012
La chance d'être très belle

Mercredi 11 juillet 2012
Secrets du bonheur

Vendredi 13 juillet 2012
Elise

Mercredi 18 juillet 2012
Femme jolie

Mercredi 25 juillet 2012
 Sortie du cadre

Dimanche 29 juillet 2012
Pilastres

Lundi 30 juillet 2012
Dérèglement

Jeudi 2 août 2012
Escapades

Samedi 4 août 2012
Vacances

Lundi 6 août 2012
Liberté

Mercredi 8 août 2012
Tribaderie

Vendredi 10 août 2012
Espiègleries

Dimanche 12 août 2012
Tentations

Mardi 14 août 2012
Voluptés

Jeudi 16 août 2012
Impatience

Samedi 18 août 2012
Un petit chemin

Lundi 20 août 2012
Orgasmes

Mercredi 22 août 2012
Emotions

Vendredi 24 août 2012
Sport

Dimanche 26 août 2012
Soif

Mardi 28 août 2012
Tête-à-tête

Lundi 3 septembre 2012
Confidences

Jeudi 13 septembre 2012
Pudeur

Mercredi 26 septembre 2012
Vous n'êtes pas jolie

Lundi 1er octobre 2012
Vers l'achevé

Vendredi 26 octobre 2012
L'esthète
Samedi 3 novembre 2012
Pas d'bras

Mardi 6 novembre 2012
Le néné

Jeudi 8 novembre 2012
Pep hini war e beak

Mercredi 28 novembre 2012
S'accepter

Lundi 3 décembre 2012
Douceur et majesté nue des cloîtres

Mardi 4 décembre 2012
Bouches

Lundi 10 décembre 2012
Une certaine solitude

Mercredi 19 décembre 2012
Hôtel Amour

Samedi 22 décembre 2012
Chez les Mongols

Mardi 25 décembre 2012
Joyeux Noël

Vendredi 28 décembre 2012
Ici et maintenant

Lundi 1er janvier 2013
Bonjour 2013

Samedi 13 janvier 2013
L'art de vivre

Jeudi 2 février 2013
L'amour vrai

Lundi 18 février 2013
Promenade sur un quai de gare

Vendredi 22 février 2013
Quelques gouttes de paresse

Dimanche 24 février 2013
Ogivale

Mardi 26 février 2013
Carte à jouer

Samedi 2 mars 2013
Masques

Lundi 4 mars 2013
Par les cheveux

Mercredi 6 mars 2013
Croquises

Vendredi 8 mars 2013
L'animale

Samedi 16 mars 2013
La nature est bien faite

Lundi 18 mars 2013
Nécessité des feuilles

Mardi 19 mars 2013
L'heure où le ciel se confond avec les eaux

Dimanche 24 mars 2013
Par amour des lolos

Jeudi 25 avril 2013
Je suis

Samedi 27 avril 2013
Partie

Lundi 29 avril 2013
En Andalousie

Mercredi 1er mai2013
Avec Marianne

Samedi 4 mai 2013
Je veux

Lundi 6 mai 2013
Goûter

Mercredi 8 mai 2013
Son jus

Vendredi 10 mai 2013
Gorgé

Dimanche 12 mai 2013
Du soleil

Mardi 14 mai 2013
De l'Espagne

Vendredi 17 mai 2013
4 ans déjà

Mardi 21 mai 2013
Le devoir du poète

Lundi 27 mai 2013
Logique

Mardi 28 mai 2013
Sale temps

Mercredi 29 mai 2013
Article 44

Dimanche 2 juin 2013
Magie blanche

Dimanche 9 juin 2013
L'art de rendre la relation brûlante

Mardi 12 juin 2013
Beau jardin

Samedi 15 juin 2013
Révolution

Lundi 17 juin 2013
Femen

Mercredi 19 juin 2013
La femme est une rose pensante

Jeudi 20 juin 2013
Joli petit cœur

Dimanche 23 juin 2013
Cette grande inconue

Mardi 25 juin 2013
Le mystère des racines

Mercredi 3 juillet 2013
Un sein...

Vendredi 5 juillet 2013
Dessin des seins

Vendredi 12 juillet 2013
Les femmes sont étonnantes

Samedi 13 juillet 2013
Dans l'auto

Mardi 23 juillet 2013
Du silence

Samedi 27 Juillet 2013
Belle masquée

Lundi 13 août 2013
Le cœur à l'ouvrage

Vendredi 16 août 2013
Petite sœur des fauves

Mercredi 21 août 2013
Réel

Dimanche 25 aût 2013
Trois Grâces

Lundi 27 août 2013
Patience et dévouement

Dimanche 1er septembre 2013
Douanières sur le chemin, avant qu'elles ne retirent le bas

Lundi 2 septembre 2013
Harmonie des sphères

Jeudi 5 septembre 2013
Camping

Vendredi 6 septembre 2013
Evasion

Samedi 7 septembre 2013
Les jours sont des fruits

 Dimanche 8 septembre 2013
La marchande de sable

 Lundi 9 septembre 2013
Tout l'or des jours

Mercredi 11 septembre 2013
 Par-delà la barrière, qui sait ce qu'on trouvera

Jeudi 12 septembre 2013
Filles sur une jetée

 Vendredi 13 septembre 2013
Ne plus espérer éternellement des choses vagues

Mardi 17 septembre 2013
M ou l'autre rive

Samedi 21 septembre 2013
En remontant le fleuve

Dimanche 22 septembre 2013
En attendant le train

Dimanche 29 septembre 2013
KO

Dimanche 6 octobre 2013
Un minimum de correction

Mardi 8 octobre 2013
Ce qui vient au monde
   Mercredi 16 octobre 2013
  La langue des émotions

Dimanche 20 octobre 2013
Quand les souris ne jouent plus au jeu de la souricière

Dimanche 27 octobre 2013
Automnale

Vendredi 1er novembre 2013
Il était une fois le coin

Samedi 2 novembre 2013
La grande évasion

Dimanche 3 novembre 2013
Songe à la douceur

 Dimanche 10 novembre 2013
Etre vivante

Lundi 11 novembre 2013
Hors du temps

Jeudi 14 novembre 2013
Paganisme

Dimanche 17 novembre 2013
Zip

Mardi 19 novembre 2013
Contempler encore infiniment le vide

Mercredi 20 novembre 2013
Les fesses de la marquise

Samedi 23 novembre 2013
Une île

Dimanche 24 novembre 2013
L'offrande du cœur

Dimanche 1er décembre 2013
Vis-à-vis

Lundi 2 décembre 2013
Le reflet

Mercredi 4 décembre 2013
Le chef d'œuvre

Samedi 7 décembre 2013
Loup y es-tu?

Dimanche 8 décembre 2013
Badinage

Mercredi 11 décembre 2013
Fantasmes convenables

Dimanche 15 décembre 2013
Un lait trop chaud

Vendredi 20 décembre 2013
Principe d'Archimède

 Mardi 24 decembre 2013
Non, je ne manquerai pas de gâteaux

Mercredi 25 décembre 2013
La divine enfant

Jeudi 26 décembre 2013
Avenue de l'avenir

Vendredi 27 décembre 2013
Aérienne Adrienne

Samedi 28 décembre 2013
Lecture attentive de la recette

Dimanche 29 décembre 2013
Serpentine

Mercredi 1er janvier 2014
Bonne et heureuse année

Dimanche 5 janvier 2014
Titi et Toto

Jeudi 9 janvier 2014
Fonction de l'art

Samedi 11 janvier 2014
Apologie de la seinteté

 Dimanche 12 janvier 2014
Coucou c'est moi

Lundi 13 janvier 2014
Le visible et le caché

Mercredi 15 janvier 2014
 Les murmures de l'ogresse

Samedi 18 janvier 2014
Le miracle

Dimanche 19 janvier 2014
Une mauvaise condiuite

Samedi 25 janvier 2014
Dans les rochers

Dimanche 26 janvier 2014
Zenitude

Mardi 28 janvier 2014
Sagesse

Dimanche 13 avril 2014
Le sentiment de la défaite

Mercredi 14 mai 2014
Candeur

Mercredi 4 juin 2014
Etrange rencontre

Mercredi 11 juin 2014
Je compte jusqu'à 100

Dimanche 29 juin 2014
En laissant des traces

Vendredi 19 septembre 2014
Ivresse et folie







dimanche 8 juin 2014

Ainsi va la vie

Oooophélie et Marianne sont dans le même grand lit
Et Rose est seule dans le sien qui est très petit

Marianne et Rose sont dans le même grand lit
Et Oooophélie est seule dans le sien qui est très petit

Oooophélie et Rose sont dans le même grand lit
Et Marianne est seule dans le sien qui est très petit

Ainsi va la vie qui va
Oooooh 
Ainsi font les trois amies

samedi 7 juin 2014

La chandelle


Il vaut mieux allumer une seule et minuscule chandelle, plutôt que de maudire l’obscurité
(Proverbe Chinois)

jeudi 5 juin 2014

De fille en aiguille



Samedi 28 novembre 2009
Bientôt, le défi

Samedi 30 octobre 2009
  La gare Saint Lazare

Lundi 5 octobre 2009
Le voyage légendaire

Mercredi 7 octobre 2009
Vite, un train

Lundi 9 novembre 2009
Une étrange aventure au lycée

Vendredi 13 novembre 2009
Petit jeu cruel entre cousines

Jeudi 19 novembre 2009
La blanche et la noire

Samedi 21 novembre 2009
Ce soir, il neige sur Moscou

Vendredi 27 novembre 2009
Cet étonnant Aphex Twin

Dimanche 29 novembre 2009
Homme-femme

Jeudi 3 décembre 2009
Tango

Lundi 7 décembre 2009
Un été entre cousines

Mardi 8 décembre 2012
A valparaiso

Mercredi 9 décembre 2009
Paris, Valparaiso: un homme, une femme

Samedi 12 décembre 2009
Maison ouvrière

Mardi 15 décembre 2009
Une attente pleine d'imprévus

Mercredi 16 décembre 2009
Retour à Alençon

Samedi 19 décembre 2009
Les yeux bandés

Jeudi 24 décembre 2009
Une petite garce

Ve,dredi 1er janvier 2010
Photomaton, photomateur

Lundi 4 janvier 2010
Dernières gouttes de lumière

Vendredi 8 janvier 2010
Jeux dans la neige

Dimanche 10 janvier 2010
L'existence est un naufrage programmé

Mercredi 13 janvier 2010
Entre chiennes et louves

Samedi 16 janvier 2010
Violences conjugales

Vendredi 22 janvier 2010
Palmyrin Rosette

Jeudi 28 janvier 2010
L'île

Lundi 1er février 2010
Prélude à la femme de sable

Dimanche 7 février 2010
A la recherche d'un ange

Mercredi 10 février 2010
Est-ce bien moi?

Jeudi 11 février 2010
Présence insouteable du locataire

Vendredi 12 février 2010
Deux sœurs

Lundi 22 février 2010
Je défis le nœud...

Samedi 27 février 2010
Qu'est devenu le locataire?

Mardi 2 mars 2010
Douceurs, douces sœurs

Jeudi 4 mars 2010
Blonde

Lundi 8 mars 2010
Le temps des astronomes

Vendredi 12 mars 2010
Salomé dansant

Samedi 20 mars 2010
Inénarrable tango

Mardi 23 mars 2010
Dans un ciel plein d'étoiles

Mercredi 31 mars 2010
Dans le retour obstiné...

Mardi 13 avril 2010
Les deux cavalières

Jeudi 15 avril 2010
Dans le noir

Mazrdi 20 avril 2010
La découverte des lieux

Jeudi 22 avril 2010
Pinces à linge

Mercredi 28 avril 2010
La magicienne et son héros

Mercredi 5 mai 2010
Lez' astronomes

Lundi 10 mai 2010
Poupée bleuette

Mardi 18 mai 2010
Soumission librement consentie

Jeudi 20 mai 2010
Birthday

Mardi 1er juin 2010
Entre amis

Lundi 7 juin 2010
Transat

  Vendredi 11 juin 2010
Violoncelle

Vendredi 18 juin 2010
Cuisine de château

Jeudi 1er juillet
L'empire des lumières

Mercredi 7 juillet
Commode Régence

Dimanche 11 juillet 2010
Panique à bord

Vendredi 16 juillet 2010
Chez l'ophtalmo

Mercredi 28 juillet 2010
La chute dans l'autre

Lundi 2 août 2010
Le saut dans le vide

Vendredi 6 août 2010
Les deux amies

Samedi 21 août 2010
Essayage

Mardi 7 septembre 2010
Come to mother

Dimanche 12 septembre
Proposition malhonnête

Lundi 13 septembre 2010
Deux femmes dans une auto

Vendredi 1er octobre 2010
Still waters

Samedi 2 octobre 2010
Le voyage

Dimanche 24 octobre 2010
Un avis plus motivé

Mardi 26 octobre 2010
Des nouvelles de la famille

Vendredi 29 octobre 2010
Quand j'étais petite

Dimanche 7 novembre 2010
Une malle dans un grenier

Jeudi 11 novembre 2010
Sale gamine

Mardi 23 novembre 2010
Une bonne surprise

Vendredi 26 novembre 2010
Moscou, années 60

Mardi 1er décembre 2010
Take it all

Dimanche 5 décembre 2010
Chevalier

Samedi 11 décembre 2010
Plage en été

Mardi 14 décembre 2010
Je viens vers toi

Samedi 18 décembre 2010
La Réunion

Dimanche 19 décembre 2010
La fontaine Médicis

Mercredi 29 décembre 2010
Concert de klaxons

Jeudi 27 janvier 2010
Amazones

Dimanche 30 janvier 2010
Préparatifs

Mardi 8 février 2011
Loin du monde

Samedi 12 février 2011
Versailles

Dimanche 27 février 2011
Soleil hivernal

Dimanche 6 mars 2011
Les grandes fleurs multicolores

Lundi 14 mars 2011
Contrefaçon

Lundi 21 mars 2011
Topiaires

Jeudi 24 mars 2011
Lesbiennes sexy

Samedi 2 avril 2011
Pauvres errantes

Vendredi 8 avril 2011
Pluie chaude

Jeudi 21 avril 2011
Le baiser

Samedi 30 avril 2011
Cache-cache

Vendredi 6 mai 2011
Régression thalassale

Mardi 24 mai 2011
La lézarde

Lundi 30 mai 2011
Chattes et chien

Lundi 6 juin 2011
Semblables et différentes

Mardi 7 juin 2011
Indifférence fâcheuse

Vendredi 10 juin 2011
La menteuse

Mardi 21 juin 2011
Désobéissantes

Mardi 28 juin 2011
Une journée ensoleillée

Mercredi 20 juillet 2011
Vadrouille, vacances...

Samedi 23 juillet 2011
Vacances, vadrouille...

Mardi 26 juillet 2011
Vadrouille, vacances encore...

Samedi 6 août 2011
Un graffiti à l'Arsenal

Jeudi 11 août 2011
Forêt tropicale

Mardi 16 août 2011
Punition

Vendredi 26 août 2011
Décolleté

Vendredi 2 septembre 2011
Moules

Vendredi 9 septembre 2011
Après notre mort...

Mercredi 14 septembre 2011
Les deux sœurs

Jeudi 22 septembre 2011
A dire vrai...

Jeudi 29 septembre 2011
Les demoiselles du bord de la Seine

Mercredi 5 octobre 2011
Contre le viol

Mardi 25 octobre 2011
La mort de près

Mardi 1er novembre 2011
Portrait des amies

Vendredi 11 novembre 2011
Flic

Mardi 15 novembre 2011
Le doigt

Vendredi 25 novembre 2011
La plage

Mardi 29 novembre 2011
De bonnes copines

Vendredi 9 décembre 2011
La descente aux enfers

Jeudi 22 décembre 2011
Alcôve

Mardi 10 janvier 2012
Préparatifs

Samedi 28 janvier 2012
L'appel de la forêt

Lundi 6 février 2012
Sonate

Samedi 3 mars 2012
Dans le train

Jeudi 15 mars 2012
Idylle

Dimanche 25 mars 2012
Triste hôpital

Jeudi 12 avril 2012
Cent ans de solitude au fond de l'océan

Samedi 14 avril 2012
La coiffure du matin

Mercredi 18 avril 2012
Philosophe

Samedi 5 mai 2012
L'écolier

Samedi 19 mai 2012
Black woman

Jeudi 14 juin 2012
Le grand départ

  Samedi 7 juillet 2012
Lumière d'or

Samedi 14 juillet 2012
Au Vésinet

Samedi 8 septembre 2012
Deux filles dans un jardin

Jeudi 27 septembre 2012
Dans la cave

Vendredi 19 octobre 2012
La visite
Vendredi 16 novembre 2012
La jolie table

Vendredi 7 décembre 2012
Si humide

Mercredi 12 décembre 2012
Devant ces messieurs

Samedi 15 décembre 2012
Prêtre à tout

Jeudi 3 janvier 2013
Dans la remise

 Lundi 14 janvier 2013
Une curieuse envie de femme

Samedi 19 janvier 2013
Pas de point d'orgue

Samedi 26 janvier 2013
Célébrer l'été

Mercredi 6 février 2013
Notre première escapade

Vendredi 15 février 2013
Comme des colombes

Dimanche 31 mars 2013
Cuneus

Mercredi 3 avril 2013
La voyeuse

Mardi 9 avril 2013
L'heure de l'anamour

Samedi 13 avril 2013
Naïve Aline

Mercredi 17 avril 2013
Au couchant

Vendredi 19 avril 2013
Peinture

Mercredi 24 avril 2013
Papillon

Mardi 9 juillet 2013
Que veulent-elles?

Mardi 24 septembre 2013
Abandon

Mercredi 8 janvier 2014
L'amour brûle au sein des mers, pour lui les baleines chantent

Jeudi 23 Janvier 2014
Un visionnaire

 Mercredi 29 janvier 2014
 Une apparition

  Samedi 24 mai 2014
Aïe

Samedi 5 juillet 2014
Peut-on deviner le secret des montagnes?