Ophélie Conan

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Au commencement, j'en suis sûre, était le vide. Néanmoins, j'apparus sur terre avec un joli prénom: Ophélie. Comme la douce et pure, comme l'ange de perfection qui ne supporta aucune flétrissure. Quant à mon nom, Conan, vous connaissez sans doute le fameux capitaine, mais aussi le terrible barbare?

lundi 21 avril 2014

Préparatifs


Marianne et moi faisons nos préparatifs pour partir vers le sud. Sud de la France? Espagne? Italie? Rien n’est encore décidé. Nous verrons bien. Sans doute, le choix se fera au dernier moment, au moment du départ, au moment d’embrasser Rose et son jardin de printemps. Nous partirons toutes les deux en voiture, sans Rose qui restera à la maison, avec seulement nos bagages et une petite toile de tente au cas où nous ne trouverions pas d’hébergement pour la nuit. Notre souhait est de dormir à l’hôtel ou en chambre d’hôte, mais surtout de trouver du soleil dans la journée, ce qui n’est pas certain, étant données les prévisions météo. Nous aimerions trouver aussi des petits coins charmants et pittoresques, au fond de vallées brumeuses mais ensoleillées, pour nous exhiber et nous aimer en secret, jusqu’au fond de nos yeux qui ne se fermeront pas à nos désirs, et si possible, le soir et la nuit, trouver des villes turbulentes avec des gares, des fleuves, des foules, de la hâte et des monuments avec des sphinges qui bougent.

(Par un fleuve emportée...)

samedi 19 avril 2014

Le wavy

Le wavy c’est la vie
Le mien je le fais
En me faisant des tresses
Ou des torsades très souples
Que je gaine avec un léger coiffant sec
Une laque par exemple
Puis je me mets au lit avec ma mie

Et la nuit fait le reste

(Par un fleuve emportée...)

vendredi 18 avril 2014

Dieu provocateur

La tentation de Saint Antoine (1897) - Lovis Corinth (1858-1925)
 Il est question de changer le "Notre Père". Désormais nous abandonnerons "Ne nous soumets pas à la tentation" et nous le remplacerons par "Ne nous laisse pas entrer en tentation".

 Le changement a son importance. Comme on peut le voir, l'ancienne formulation laisse entendre que Dieu est un gros tentateur qui provoque le croyant, alors que la nouvelle laisse beaucoup plus de place au libre arbitre de l'être humain qui, ainsi, a tout le loisir de choisir entre le bien et le mal.

jeudi 17 avril 2014

A la dérive dans l'espace du tableau

Paysage avec le lac d'Albano (1637-38) - Claude Lorrain (1600-1682)

 C'est à Rome que Claude Lorrain exerça la plus grande part de son activité de peintre. Bien qu’inspirés par la campagne romaine, ses paysages sont plus imaginaires que réels. Ils offrent une vision poétique et idéalisée qui me plaît beaucoup, car ils sont baignés dans une lumière extraordinaire dont, me semble-t-il, la restitution était la préoccupation majeure du peintre. De même, les scènes où apparaissent ses personnages, souvent de bien petites dimensions, ne sont que des prétextes mythologiques ou bibliques pour l’exploration d’un espace infini. 

 Ce tableau comme beaucoup d’autres de Claude Lorrain s'appuie sur une étude réalisée d'après nature, puis reprise à l'atelier. Lorrain aimait arpenter la campagne romaine, chaque soir, chaque matin, aux heures où le soleil n’était pas très haut pour y exécuter des dessins à la plume et au lavis. Il notait avec passion chaque détail de la végétation, mais aussi les effets d’ombre et de lumière, les vibrations de la couleur. Ainsi, il mélangeait sur place ses pigments pour s’approcher au plus près des teintes qu’il observait, puis revenait dans son atelier où il utilisait ces mélanges aux endroits appropriés dans l’œuvre en cours sur son chevalet. 

 Bien qu’artificiels et recomposées, ses paysages finalement peu conventionnels m’envoûtent à la fois par le réalisme de leurs détails, et le total irréalisme de leur exposition qui engendre un univers paradoxal, poétique et enchanteur. Ce que j’aime dans un tableau de Claude Lorrain, c’est qu’il embrasse un vaste espace en trois dimensions, aux mille détails, et que je puis errer dedans, me laisser aller à la dérive pendant de longues minutes, pour rêver. 

mercredi 16 avril 2014

Comme c'est dommage

Sous notre couette
Avec toi dans mes bras
Je jouis de mon existence pré-cadavérique
Je songe au sein nourricier qui apporte le lait 
Mais aussi le beau
Le très beau
Et même le sublime
Tu m’aimes et tu me limes
Je t’aime et je te lime
Et ma tête me tourne
Tandis que tourne la terre
Autour du soleil
Avec toutes ses petites fourmis
Tous ces petits bourreaux
Qui tournent avec elle
Et ne s’arrêteront jamais de tourner

Ni de s’entretuer

(Par un fleuve emportée...)

mardi 15 avril 2014

Ce n'est pas bien


J’ai passé ces derniers jours chez mon fils et sa copine Léa, sans Marianne qui s’en est allée de son côté rendre visite à ses enfants. Journées agréables, ensoleillées, mais qui me laissent un curieux goût d’amertume. Je me demande si Pierre est vraiment heureux avec Léa. Il est plutôt triste, et cette fille, je la trouve quand même un peu superficielle, mesquine et… vénale! Pourtant, il a l’air d’en être amoureux. J'ai un peu honte de penser tout ça. Ne suis-je pas en train de succomber au syndrome dit de la « belle-mère », en ne voyant que les défauts de la compagne de mon fils? Si tel est le cas, ce n'est pas bien.

(Par un fleuve emportée...)

dimanche 13 avril 2014

Le sentiment de la défaite


"C’est de l’intérieur de soi que vient la défaite. Dans le monde extérieur il n’y a pas de défaite. La nature, le ciel, la nuit, la pluie, les vents ne sont qu’un long triomphe aveugle." 
Pascal Quignard

(Délicieuses femmes)

vendredi 11 avril 2014

Le peintre chinois

Sur la plage
Sous son ombrelle
Le peintre chinois
Tousse son Coca
Il est vieux
Il est triste
Il est maigre
Et dans les rochers pessimistes
Sur des transats
De vieux bigorneaux aigres se prélassent 

Comme des escargots en vacance

(Par un fleuve emportée)

mercredi 9 avril 2014

Mon amante irréligieuse

Tu me dis
Que l’amour est partout là où n’est pas dieu
Qu’il est dans nos cœurs si nous savons jouir de sa présence
Qu’il est autour de moi parce que tu l’as semé
Alors je t’aime d’humidité et te veux le chanter

Bientôt je ne serai plus une belle femme
Les rats joueront au billard avec mes yeux
Adieu mon cœur
Je le crie bien haut 
Toi tu es une femme en or
Adieu tristesse
Sur moi tu as déployé tes ailes
Je m’en fous j’aime et suis aimée
Animée
Anima 
Animus
Je ne suis plus seule devant mon miroir
Tu n’habites pas seulement ma pensée
Mais mon corps

Tu es mon grand Amour 
Ma fleur de lit
Le trésor de ma vie
Avec toi je grimpe dans les rayons du soleil
Et qu'importe le reste
String et bastringue
Tu m’arraches l’avenir en deux mots

Je t’aime d’humidité et te veux le chanter
Tu as ajouté un élan de caresses
Dans mon ventre flamenco
Sur mes fesses
Grace à toi les épines du passé ne sont plus de futures terreurs
Mais deviennent des boutons de roses ensoleillés.
Tu as mis l’allégresse
Dans ma poitrine
Et de toi j’ai fait
Ma reine 
Ma déesse.

Mes doigts jouent avec mon ruban de petite fille chimique
Un sourire
Un regard
Au-delà des anges du rivage
Et ensemble de jolies choses nous accomplissons
Un soupçon de douceur une noix de tendresse
Courent dans mes veines
Ils écrivent ce poème pour que se referment mes plaies mobiles
Et sans aucun égard 
Je me saisis de ta brosse a cheveux qui traîne sur la moquette
Et je la signe d'un je t'aime

Sous ma robe que je mettrai cet été

(Par un fleuve emportée...)

lundi 7 avril 2014

O...verblog m'a tuer...

Bonjour. Je suis Ophélie Conan. Certains me connaissent déjà, d’autres non.

Ceux qui me connaissent savent que j’ai tenu sur Overblog, du 17 mai 2009 au 31 janvier 2014, un blog érotique et libertin (mais aussi poétique, philosophique, féministe, etc.), intitulé « Conan la barbare ». J’ai ainsi publié jusqu’à ce qu’Overblog, sans me demander mon avis, inonde mon blog de publicités pornographiques clignotantes, répétitives, bêtes et horribles, à vous dégoûter complètement des plaisirs du sexe, et m’installe définitivement sur Erog, sans aucun doute dans un but mercantile. Je ne l’ai pas supporté et, depuis ce jour, j’ai arrêté la publication de mes pages érotiques, pour me cantonner exclusivement à celle d’articles sur la connerie humaine dans sa très grande diversité (il y a beaucoup à faire) et sur la conscience malheureuse de celles et ceux qui en sont les victimes, ceci, histoire de me défouler.

Ceux qui ne me connaissent pas peuvent donc se rendre s’ils le désirent sur « Conan la barbare », cette triste épave, et découvrir qui je suis et ce que j’ai écrit. Désolée pour l’ambiance coïtale et spermatique qui règne désormais sur ces pages, mais je n’en suis pas responsable. J’aurais pu les supprimer, mais j’estime qu’il faut laisser aux choses et aux êtres la liberté de poursuivre par eux-mêmes le labyrinthe de leur destinée.

J’espère tout simplement que Blogger sera un hôte plus compréhensif et moins borné.

(Par un fleuve emportée...)